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Tome premier.
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AMI

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plusieurs fois le dépôt et on le sèche. Detoutes les pommes de terre, la plus riche enamidon est celle dite grosse jaune, puis vientle scbaw d’écorce.

En séchant l’amidon encore humide à unetempérature qui s’élève à CO”, il forme avecl’eau qu’il retient, une gelée demi-transpa-rente qui reste translucide lorsqu’on la des-sèche. C'est ainsi qu’on prépare le sagou ,avec l’amidon qu’on extrait de la moelled’une espèce de palmier.

On pensait que les pommes de terre geléescontenaient quelques centièmes de moins d’a-midon qu’avant leur altération, et qu’ellesen perdaient les 3/4 par le dégel; maisM. l’ayen a reconnu dans ces derniers temps,que ces pommes de terre contenaient toutautant de fécule après le dégel qu’avant lagelée ; seulement les cellules désagrégées parla gelée échappent à la râpe et se séparentsans être déchirées.

Les usages de l’amidon sont très nombreuxet très variés; c’est une des substances ali-mentaires les plus importantes; il sert à lapréparation de l’empois et de la colle de pâte.

L’amidon gelé peut donner un excellentpapier. La dextrine remplace la gomme dansune foule d’usages, et souvent lui est préfé-rée ( V. ce mot). Le sucre d’amidon sert àpréparer des sirops, à faire la bière, à cor-riger les vins, etc. V. Sucre. (Barreswil.)

AMIE. Amia ( &pl<x, nom de laPélamidcchez les Grecs), poiss. — Le G. de Poissonsque les anciens ont désigné sous ce nom estdu petit nombre de eeux que les Ichthyolo-gistes modernes peuvent reconnaître, et ce-pendant Rondelet seul l’a appliqué exacte-ment àl’esp. qu’Aristote , entre autres, avaitcaractérisée par plusieurs traits zoologiqueset anatomiques tels qu’on ne pouvait s’ytromper. CetApîa est le Scomber Pelamysdes auteurs modernes, ou Pelamtys sarcla denotre grande iehthyologie.

Salviani a mal appliqué le nom d’Àpla àun poisson à petites dents en velours, et biendifférent, sous tous les rapports, de la vraiePélamide. Cependant, son erreur perpétuéea donné lieu à une confusion presque incon-cevable de synonymie, que nous avons dé-brouillée dans l’Histoire générale des Pois-sons ( t. vin, p. 340 et fig. ).

11 est assez difficile de concevoir par quelleabsence de recherches et de critiques, Linné

T. i.

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a ensuite appliqué le nom cl’Amia à un pois-son des eaux douces de l’Amérique septen-trionale, que Garden lui faisait connaître.Le g. une fois établi sous cette détermina-tion, a dû conserver ce nom. Il renfermedes Poissons à tête bombée, couverte d’osdurs, granulés etcomme nus; les écailles ducorps sont grandes; la bouche est peu fen-due; les mâchoires sont armées de dents enpetits pavés et de quelques dents coniqueset pointues; la dorsale est longue et com-mence entre l’insertion des ventrales et despectorales; l’anale est très courte , la cau-dale arrondie; la membrane branchiostège adouze rayons; les l" s pièces de l’hyoïde for-ment, sous la gorge, entre les branches de lamâchoire, 2 grandes plaques que Linné dé-signait sous le nom de petits boucliers.

L’ouverture de la narine porte un petitappendice charnu et simulant une sorte debarbillon. L’estomac est grand et charnu ;l’intestin large et fort, sans cæcums; lavessie natatoire grande et celluleuse commele poumon d’un reptile; disposition anato-mique propre à plusieurs Poissons de cettefamille, sans que son organisation donne lamoindre preuve que cet organe serve à sarespiration.

Linné n’en connaissait qu’une esp., deseaux douces delà Caroline, dontGarden luienvoya la description sous le nom de Mud-ftsh ( poisson de vase ), nom qui est appliqué,dans les États-Unis , à plusieurs autres esp. ;c’est Y Amia calva. Le g. Amia , établi dansla xii” édition du Systema naiurœ, a été con-servé par les auteurs; seulement Bloch, enl’adoptant, d’après Linné , l’a gâté en y in-troduisant une 2 e esp. ( A.immaculata ), prisedeParra, et qui est un poisson d’un tout au-tre g., voisin des Butyrins. Bloch aurait dûcependant éviter cette erreur; car il avaitétudié Y Amia calva sur l’individu conservédans le cabinet du roi, qui a servi d’origi-nal à sa figure, ainsi qu’à celle publiée en1788 par Bonnaterre dans Y Encyclopédie.M.Lesueur a vu Y Amiacalva en grande abon-dance dans les affluents de l’Ohio, et surtoutà New-Harmony . Avec cette esp., il en aobservé deux ou trois autres qu’il n’a pasdécrites, et qui sont nouvelles en ichthyo-logie.

M. Gédéon Mantell a donné, dans la géo-logie du comté de Sussex, un poisson fossile

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