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Tome premier.
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AMM

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drogéne dans les proportions indiquées. Sadensité est de 0,5912, somme des densitésde 1/2 vol. d’azote et de un vol. et 1/2 d’hy-drogène.

Le fer et quelques autres métaux décom-posent le gaz ammoniac, à une tempéra-ture élevée. 11 en résulte des combinai-sons encore mal connues qu’une températureblanche détruit complètement, en laissantpour résidu le métal à l’état de pureté, ilest vrai, mais modifié dans ses propriétésphysiques. Le gaz ammoniac, en passant surdu charbon rouge, donne naissance à unequantité considérable. d’acide hydrocyani-que. L’expérience présente toutefois des dif-ficultés qui tiennent à ce qu’à une certainetempérature l’acide hydrocyanique lui-même se décompose. Le chlore exerce uneaction décomposante très énergique surl’ammoniaque, surtout quand on agit surdes gaz. Il y a production d’hydrochlorated’ammoniaque et élimination d’azote.

L’ammoniaque liquide donne avec l’iodedel'hydriodate d’ammoniaquequi se dissout,et un précipité brun excessivement fulmi-nant d’iodure d’azote.

Un grand nombre d’oxydes métalliques pos-sèdent la propriété de se dissoudre dansl’ammoniaque liquide, et de former avec elledes combinaisons qui ne sont pas toujoursd’une nature semblable.

Les oxydes de cuivre, de zinc, de nikei,paraissent pouvoir s’unir à l’ammoniaquesans éprouver de décomposition. Ceux demercure, d’argent, d’or, de platine, se dis-tinguent par la grande facilité avec laquelleils se décomposent en fulminant, par le choc,le frottement ou la chaleur.

Le gaz ammoniac s’unit aux deux chloru-res de phosphore, au chlorure d’argent età plusieurs autres chlorures métalloïdiqucsou métalliques. Avec le protochlorure deplatine, il produit une combinaison remar-quable, d’un vert olive foncé , sur laquelleles alcalis sont sans action, ainsi que lesacides, à l’exception de l’acide nitrique quila convertit en une matière des plus singu-lières, en ce qu’étant formée de chlore deplatine, d’azote et d’hydrogène, elle possèdetoutes les propriétés principales des alca-lis végétaux. L’ammoniaque se produit dansune multitude de circonstances parmi les-quelles nous citerons : 1» la calcination des

matières azotées; 2° l’action de l’acide ni-trique sur beaucoup de métaux et particu-lièrement sur l’étain; 3° l’oxydation du ferà l’air libre ; 4° la putréfaction spontanée desmatières animales; 5° la décomposition detoutes les matières azotées, gazeuses ou vo-latiles par l’hydrogène en excès, sous l’in-fluence de la mousse ou du noir de platine;t>° la décomposition des cyanures alcalinspar l’eau; 7° celle de l’acide hydrocyaniqueet des cyanures par les acides hydratés etc.On prépare le gaz ammoniac en calcinantun mélange de chaux et d’un sel ammonia-cal, sulfate, nitrate et surtout hydrochlo-rate. Comme ce gaz est très soluble, il fautie laver dans une très petite quantité d’eau,afin d’en perdre le moins possible; et, commeil est absorbé en quantité assez considéra-ble par le chlorure de calcium, au lieu dece sel, il faut employer la chaux pour ledessécher. Quant à sa dissolution ( Ammo-niaque liquide), on l’opère dans un appareilde Wolf, à la manière ordinaire des gaztrès solubles dans l’eau. Comme elle a unedensité plus légère que celle de l’eau (0,850à 4-10°), il faut avoir soin de faire plongerjusqu’au fond des flacons les tubes qui con-duisent le gaz dans l’appareil. (Bel.)

AMMONIAQUE MURIATÉE. min. —Synon. de Salmiac et de Chlorure ammo-niac. V. Chlorures. (Del.)

AMMONIAQUE SULFATÉE. min. —Sy-non. de Mascagnine. V. Sulfates. (Del.)

* AMMONIDÉES. MOLL. — V. Ammonées.

AMMONIE. slmmanitt (Ap-fiuv, wvoç, Ju-piter-Ammon ; V. Ammonées). moll. —Mont-fort ( Conchyl. Syst. p. 74) a établi, sous cenom, un g. dans lequel il place comme typele Nautile ombiliqué; c’est un g. à suppri-mer ( V. Nautile ) ; car c’est à tort queMontfort regarde cette esp. comme l’analo-gue vivant des Ammonites. (A. d’O.)

AMMONITE. Ammonites ( , Jupi-

ter-Ammon ; V. Ammonées). moll. cépii . —Bruguière ( Encyclop. méth. ) a formé sousce nom un g. de Coquilles fossiles enrouléessur le même plan , et à cloisons découpées,que leur ressemblance avec des cornes debélier faisait nommer, par les anciens au-teurs : Cornes d’Ammon (Cornua Hammonis,.

Ce g., bien circonscrit, a été subdivisé parMontfort ( Conchyl. sysiém. ) en plusieurs au-tres, qui n’ont pas été adoptés. De ce nom-