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Tome premier.
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aux animaux vertébrés de la catégorie desreptiles nus et écailleux, adoptant ainsi,dans la signification que lui avait donnéeLinné, le mot Amphibia . Les différences quidistinguent les esp. à peau écailleuse ouscutifère de celles à peau nue, tendent néan-moins à faire de ces 2 sortes d’animaux, 2classes bien distinctes. Aussi, dans la mé-thode de M. de Blainville, les reptiles écail-leux conservent-ils seuls le nom de Replilia,dont se servait aussi Boisson {V. Reptiles) ,elles Batraciens ou Reptiles nus prennent-ils; celui A'Amphibia [V. Batraciens) : cesder-; niers étant en effet les seuls que l’on puisse; dire Amphibies , c’est-à-dire jouissant suc-cessivement de 2 manières différentes de vi-! vre, puisque, sauf les Céciiies, tous sont d’a-bord branchiféres, respirent l’air dissous'■ dans l’eau, et n’ont les poumons déve-loppés que dans un âge plus avancé et aprèsI l’accom plissemen t de leur métamorphose. Ons sait, cependant, que plusieurs ( les Pirenni-| branches) n’arrivent pas à la respiration pul-[ monairc ; mais si ces animaux sont, parmi| les Vertébrés, les seuls auxquels l’épithète| d’ Amphibies convienne réellement, ils neï sont paslessculs que danslelangagevulgaire| on appelle ainsi, et dans toutes les autres! classes de leur type, on signale des esp. am-| phibies; certaines de celles-ci pouvant sor-tir de l’eau, leur séjour habituel, pour s’ex-poser quelques instants à l’air, et vice versâ.

' On cite surtout au nombre de ces pré-; tendus Amphibies : les Phoques et les La-) inantins parmi les Mammifères, parce que,j vivant habituellement dans l’eau, ils peu-vent venir sur le rivage; ou bien encore lesLoutres, le Cynogale ou Potamophile, leCastor, l’Hippopotame et plusieurs autresqui, terrestres, dansquelques circonstances,vont souvent à l’eau et s’y meuvent mêmeavec plus de facilité que sur le sol. Les Cé-tacés zoophages, au contraire, sont regardéscomme exclusivement aquatiques, parcequ’ils ne quittent jamais l’eau. Ces particu-larités bien remarquables, sansaucun doute,ne sauraienteependant, comme celles qui ca-ractérisent principalement les Amphibiensproprement dits, être prises en considéra-tion, quand il s’agit de classer méthodique-men t les êtres chez lesquels on les a constatéeset, si Blumenbacli acru devoir s’en servir pouradmettre, parmi les Mammifères, un ordre

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réservé aux esp. aquatiques, c’est qu'il avaitplutôt en vue l’établissement d’un systèmeque celui de la véritable méthode naturelle.Cette sorte d’état amphibie se retrouve en ef-fet dans des g. d’ordres différents, et la dis—positionparticulière desorganes locomoteursqui le caractérisent, est une simple consé-quence ou plutôt une condition harmoni-que, tout-à-faitdépçndante descirconstancesau milieu desquelles certaines esp., apparte-nant à des degrés divers de la série animale,doivent fonctionner. Aussi Blumenbach ,que nous citons plutôt pour nous faire com-prendre que pour le critiquer, admettait-ilparmi les Mammifères palmipèdes ou aqua-tiques, des Rongeurs, des Carnassiers et desEdentés, comme il en admettait dans songroupe des Fissipèdes ou digités. 1,’appré-ciation de la valeur réelle des caractères faitaujourd’hui rapporter au même ordre oudegré de la série, des animaux aquatiques ,terrestres et volatiles, quand, à part les dif-férences, nécessitées par le séjour, la sommede complication de leur organisme se trouveêtre au fond la même.

Il n’est pas nécessaire d’ajouter que tousles Mammifères amphibies que nous citionsplus haut, respirent, comme les autres g. deleur classe, l’air en nature, et, bien entendu,au moyen de poumons. Beaucoup d’entreeux doivent la faculté de plonger, à la formede leurs narines , et surtout à un dévelop-pement spécial de certaines parties du sys-tème veineux qui, retardant une portion dusang dans des plexus considérables, permetune respiration moins fréquente. Les Oiseauxqui vivent dans l’eau et qui s’y plongentfréquemment, les reptiles écailleux (Emi-des, Chélonées, Crocodiles, etc.) qui ontles mêmes habitudes, n’ont pas non plus, età aucun âge, de branchies ; mais chez lesespèces de la classe des Reptiles, la circula-tion profondément modifiée dans quelquesuns de scs organes, rend, pour ainsi dire,arbitraire leur acte respiratoire.

Quelques poissons, appelés pour cela mêmeAmphibies, jouissent, comme les Phoques et les Lamantins, de la faculté de sortirde l’eau en quelquesoccasions, maisrien dansleur système respiratoire et circulatoire, nerappelle ce qui a lieu dans les vertébrés pul-monés; l’orifice extérieur des branchies decertains d’entre eux (les anguilles) ayant un