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diamètre moins considérable que chez lesautres , leur permet de conserver l’eau dansleur cavité branchiale, plus long-temps quene peuvent le faire les carpes, par exemple,dont les ouïes sont si largement ouvertes.Chez quelques groupes, l’appareil branchialest lui-même modifié à cette intention, etG. Cuvier a nommé Pharyngiens-labyrin-thiformes, une famille d’Acanthoptérygienschez lesquels «les os pharyngiens supér. étantdivisés en petits feuillets plus ou moins nom-breux, interceptant des cellules où il peut ydemeurer de l’eau qui découle sur les bran-chies et les humecte pendant que le poissonest à sec; ce qui permet à ces poissons(Anabas, etc.) de se rendre à terre et d’yramper à une distance souvent assez grandedes ruisseaux et des étangs, où ils font leurséjour ordinaire.
Amphibies s’emploie donc dans 2 accep-tions physiologiquement différentes : 1° pourdes animaux qui vivent d’abord dans l’eauet respirent au moyen de l’air qu’elle ren-ferme, et qui plus lard respirent l’air en na-ture; 2° pour des esp. à respiration aérienneou aquatique, et qui peuvent échapper pen-dant un temps plus ou moins long à leurmilieu habituel, mais sans varier dans leurmode de respiration. Les Amphibies dela 1” catégorie, lorsqu’ils ont quitté leurétat aquatique pour la respiration à l’air li-bre , peuvent aussi être de la seconde, etvivre pour ainsi dire à volonté, dans l’air oudans l’eau , mais en suspendant leur respi-ration , tant qu’ils restent plongés dans cedernier milieu. Un fait curieux constaté parM. Milne-Edwards, est celui de la respira-tion cutanée accidentelle, par laquelle quel-ques uns de ces derniers (ex. : les grenouillesadultes) entièrement séparés de l’atmo-sphère, peuvent suppléer à son défaut.
Chez les animaux invertébrés, il y a aussides Amphibies, les uns vrais ou de la pre-mière sorte; les autres apparents, c’est-à-dire de la seconde. Certaines larves d’insec-tes hexapodes sont d’abord branchifères ;elles vivent dans l'eau , et, plus tard, leurrespiration devient aérienne, et alors elles’opère au moyen de trachées. Ex. : beaucoupde Névroplères, des Diptères , des Coléop-tères hydrocanlhares et palpicornes, etVMydrocampa straliolalis de l’ordre des Lé-pidoptères. Les esp. de la même classe et à
respiration aérienne qui vivent dans l’eau ,soit à l’état de larve,soità l’état adulte,sontfort nombreuses et de presque tous les or-dres; mais ce ne sont plus là que des pseudo-amphibies. Quelques arachnides aussi sontdans ce dernier cas, et, parmi les Crustacés ,plusieurs, bien que pourvus de branchies ,se tiennent à la surface du sol; et c’est aumoyen de l’air très humide qu’ils respi-rent.
Le type des animaux mollusques, n’a pasde véritables Amphibies; mais toute une fa-mille de Pulmonés (les Limnées, Planorbes,Physes, etc.) vit dans l’eau à la manièredes Insectes et des Arachnides.
Plus l’organisation des animaux est infér.et plus ceux-ci sont nécessairement aquati-ques; aussi ne doit-on pas s’étonner de netrouver d’espèces aériennes, ni même am-phibiennes chez les véritables animauxrayonnés.
La respiration, cutanée chez quelques for-mes extrêmes (ex. : les Enlozoaires) insépa-rables de la série des animaux articulés,permet aussi un g. de vie qui pourrait faireconsidérer comme Amphibies , quoiqued’uneautre manière, certains des êtres qui la pré-sentent, puisqu’il en est qui peuvent égale-ment vivre dans l’eau ou dans l’intér. desautres animaux, soit dans leur canal diges-tif, soit dans divers autres points de leurorganisme. C’est au moyen d’une respirationégalement cutanée que s’entretient la vieaquatique ou aérienne dans les lieux humi-des, signalée chez quelques esp. de Planai-res, animaux fort voisins par leur organi-sation des précédents, et Amphibies par pa-rasitisme. (P. G.)
AMPIIIBIOCORISES. ins. — V. Amphi-
BICORISES.
AMPI1IBIOLITI1ES ( àutpt&oç, amphi-bie; KGoç , pierre ). amm. foss. — Quelquesauteurs ont désigné sous ce nom des fossilesqu’ils supposaient être les restes d’animauxamphibies. (L.rd.)
‘ AMPHIBLESTRIA ( [’/3lv){7TpOV , filet
ou réseau), bot. cr. — Presl, dans sa Pleri-docjraphia , a formé, sous ce nom , un g. duPleris lalifolia Humb. et lioripl., qui diffèredes autres Pleris par ses nervures réticu-lées ou plutôt formant des aréoles à peu présquadrilatères, dans lesquelles quelques ra-meaux des petites nervures se terminent li-