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ils offrent tous les caract. des cristaux de Py-roxènes.
Les Amphiboles, comme les Pyroxènes,cristallisent dans le système Klino-rhombi-que : leur forme fondamentale est un prismeoblique, à base rhomboïdale , inclinée surl’axe de 105 à 106°; mais les pans du prisme,tels que le clivage les donne, font sur l’arêteantérieure H un angle obtus d’environ 124" idans les Amphiboles, et un angle aigu de87" à peu près dans les Pyroxènes. En ad-mettant que la base ait la même inclinaisondans les 2 prismes, si l’on cherche à fairedériver l’un de ces prismes de l’autre, sa-voir le prisme de l’Amphibole de celui duPyroxène, on trouve que l’angle du premiers’accorde à très peu près avec celui quedonne le calcul, dans l’hypothèse où leprisme de l’Amphibole proviendrait de lamodification 3 H 3 . 11 faut, pour mettre les 2prismes en rapport de position, supposerla coïncidence des bases et des sections dia-gonales respectives, en sorte que l’angle de87» dans le Pyroxène corresponde à l’anglede 124° dans l’Amphibole. De ce rapproche-ment, on peut conclure qu’il existe entreces minéraux, sinon une identité complètede formes, du moins une analogie trèsgrande et tout-à-fait comparable à cellequi s’observe ordinairement entre les sub-stances dites isomorphes.
La pesanteur spécifique des Amphibolesvarie de 2,9 à 3,5. Celle des Pyroxènes nedescend pas tout-à-fait aussi bas, mais elles'élève jusqu’à 3,6.
Les Amphiboles fondent plus facilementque les Pyroxènes; ils passent en conséquencemoins vite, ou par un refroidissement beau-coup plus lent, de l’état de fusion à l’étatcristallin. On trouve souvent la Hornblende et le Pyroxène augite composant ensembledes macles ou réunions régulières de cris-taux, dans lesquelles les parties composantesd’espèces différentes sont entre elles dansle rapport de position indiquée plus haut ;dans ce cas, c’est toujours le Pyroxène quiconstitue le noyau ou le centre de la macle,et la Hornblende lui forme comme une sorted’enveloppe extérieure. De tels groupementss’observent non seulement dans les cristauxdisséminés (Diorites des monts Ourals), maisaussi dans les cristaux implantés (Sahlitesd’Arendal). Les Amphiboles et les Pyroxè-
nes ne se distinguent pas seulement parleurs faces de clivage; mais leurs formes ex-térieures, quoique susceptibles d’être ra-menées les unes aux autres, sont le plussouvent differentes. Ainsi l’on n’a point en-core observé les Pyroxènes sous les formesordinaires de l’Amphibole; mais il existedans les diori tes de l’Oural des cristaux d’Am-phibole qui se montrent sous l'une des for-mes les plus communes du Pyroxène ; ce sontces cristaux que G. Rose a décrits sous lenom d'Ouraliie; ils renferment souvent unnoyau de véritable Pyroxène. Cette observa-tion semble indiquer que la différence desformes extérieures pourra disparaître unjour d’une manière plus complète. Il ne res-tera donc plus d’autre caract. distinctif, quela diversité des clivages, laquelle paraît dé-pendre d’une légère différence dans la com-position chimique, savoir d’une petite quan-tité de silice en excès dans les Amphiboles.Si l’on regarde, avec la plupart des minéra-logistes, cet excès de silice comme essentiel,parla raison qu’il est toujours en proportionsimple et définie, il y a nécessité de main-tenir la séparation des 2 groupes d’espèces.Il faudrait, au contraire, les réunir en unseuletmême genre, si l’on considérait, avecG. Rose, celte différence de compositioncomme accidentelle, et comme provenantuniquement de celle des circonstances quiont accompagné la formation des cristauxd’Amphibole et de Pyroxène. Selon cet ha-bile cristallographc, les Pyroxènes auraientcristallisé par un refroidissement très ra-pide d’une certaine masse en fusion, et lesAmphiboles par un refroidissement beau-coup plus lent de la même masse fondue.V. Pyroxène.
Nous rapporterons toutes les variétésd’Amphiboles à 3 csp., dont une, la Trémo-liie, comprendra les variétés à bases terreu-ses, qui sont généralement sans couleur ;une autre, 1 'Amphibole proprement dit, secomposera de toutes les variétés à bases ter-reuses et métalliques, dans lesquelles le pro-toxyde de fer ou de manganèse entrera enquantité notable avec la chaux et la mag-nésie, et qui par suite présenteront une cou-leur verte plus ou moins foncée. Cette der-nière se subdivisera en 2 s.-espèces : YActi-noie et la Hornblende , [.a 3"' esp. compren-dra les variétés à bases de fer et de magnésie,