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Tome premier.
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brcment, comme dans les vrais Aspidiumet 1 esPhymatodes. Les capsules forment uneligne étroite, continue ou interrompue, re-couverte par un tégument marginal étroit,scarieux, s’ouvrant au dedans. — La seulecsp. bien reconnue est celle citée ci-dessus,dont la fronde herbacée est trifoliée, à folio-les profondément pinnatilidcs. Elle croit dansla Colombie . Presl rapporte avec doute aumême g., une plante du Chili qu’il n’a vueque dépourvue de fructification. (Ad. B.)

"AMPHIBOLE. Amphibola (àu. r .SoU, en-veloppe , filet). Moll. — 51. Schumacher( Nouv. Sysl. des Vers lestacés) propose sousce nom un g. particulier pour la IVerila nuxavellana de Chnitz. Ce g. a été reproduit unpeu plus tard par MM. Quoy et Gaimard sous le nom d’Ampullacère, qui a été plusgénéralement adopté. V. ampullacère.

(Desh.)

AMPHIBOLE ( A’pupiêôloç; ambigu, àcause des analogies que les substances ainsinommées ont avec d’autres minéraux , etnotamment avec les Pyroxénes, les Épidoteset les Tourmalines ), min.— llaiiy a donné lenom d’Amphibole à une esp. qu’il avaitétablie en réunissant les minéraux appelésprécédemment Trémolite ou Orammaiite ,Slrahlslein ou Actinote , et Hornblende . C’estun fait fort remarquable, que les fluctua-tions d’opinions auxq uelles ces substances ontdonné lieu parmi les minéralogistes. Rap-prochées d’abord dans un même groupe avecbeaucoup d’autres minéraux, sous le nomcommun de Seliorl, d’après quelques rap-ports assez insignifiants, elles avaient étéensuite séparées par\Verner,surla foi de cer-tains caract. extérieurs et fort peu décisifs.L’examen de leurs formes et de leur struc-ture conduisit Haüy à les identifier sous lenom d’Amphibole. Plus tard, la découvertede l’isomorphisme est venue établir claire-ment la nécessité de considérer ce groupenon comme une véritable esp., mais commeun g. d’esp. isomorphes, c’est-à-dire d’esp.analogues et très rapprochées les unes desautres, tant par leurs formes que par leurcomposition atomique. On se trouvait ainsiramené, en quelque sorte, au point de vuede l’École allemande, lorsque, peu de tempsaprès, un cristallographeallemand,G. Rose,essaya de nous reporter encore à une ma-nière de voir plus ancienne, en cherchant à

T. i.

démontrer l’identité des Amphiboles avecles Schorls volcaniques ou les Pyroxénes.Au-jourd’hui , la plupart des minéralogistesmaintiennent la séparation des deux grou-pes, en considérant leurs csp. respectives,non comme isomorphes, dans l’acceptionrigoureuse du mot, mais simplement commePlésiomorphes entre elles ( V. Plésiomor-phisme). Nous nous conformerons à celle opi-nion , en ayant soin de faire remarquerles analogies nombreuses et les rapports in-times qui existent entre toutes ces substan-ces, et en insistant sur la valeur des 2 seulscaract. qui militent encore en faveur de laspécification généralement adoptée.

Nous allons indiquer d’abord les caract.qui distinguent le groupe des Amphiboles,considéré comme g. minéralogique; aprèsquoi nous ferons connaître les différences quinécessitent le partage de ce groupe en plu-sieurs espèces. — Les Amphiboles sont com-posés généralement d’un atome de trisilicatecalcaire (C a SP) et de 3 atômes de bisilicatcde magnésie (3 Mj Si *), la chaux et surtoutla magnésie pouvantêtre, en tout ou en par-tie, remplacées, équivalent pour équivalent,par le protoxyde de fer ou le protoxyde demanganèse. Un atôme d’Amphibole est doncformé de 4 atômes de base monoxyde, etde 9 atômes de silice; si l’on admet avecM. Dumas, que la silice soit composée d’unatôme d’oxygène et d’un atôme de silicium.Nous adoptons celte dernière supposition ,qui nous paraît plus probable que celle quiest généralement reçue parmi les minéralo-gistes , nous réservant de donner les raisonsqui la justifient, dans l’article où nous traite-rons des Silicates en général. Les Pyroxénessont composés des mêmes principes dans desproportions peu différentes : ils résultent dela combinaison de 4 atômes de base mo-noxyde , et de 8 atômes de silice, au lieu de9 ; d’où il suit que par la perte d'un atômede silice, une molécule d’Amphibole se chan-gerait en une molécule pyroxénique. LesAmphiboles fondent assez facilement auchalumeau en un émail diversement coloré ;si l’on expose une masse d’Amphibole cris-tallisée au feu des hauts-fourneaux, de ma-nière à la fondre complètement, et si on lafait cristalliser de nouveau par refroidisse-ment, les cristaux que l’on obtient ne res-semblent plus aux cristaux primitifs, mais

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