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nimal du dessèchement, son évaporationétant empêchée par une coquille dure etcompacte, et par un opercule qui la fermeavec une rare perfection.
Dans un Mémoire publié dans le tome 5 duZoological Journal , M. Guilding a fait con-naître les animaux de deux espèces curieu-ses d’Ampullaires. Déjà, avant lui, s’étaitrépandu dans les collections le Planorbiscornu-arietis des auteurs, mais pourvu d’unopercule ; ce qui était resté inconnu aux an-ciens conchyliologistes. L’examen de cet oper-cule nous donna la preuve irrécusable quecette esp. est une véritable Ampullaire, com-me le prouvent d’ailleurs la description etles figures du savant Anglais dont nous ve-nons de parler. Nous connaissons actuelle-ment les animaux de quatre esp. d’Ampul-laires. Tous rampent sur un pied subqua-drangulaire fort large , très aminci sur lesbords, et portant en arrière un operculecorné ou calcaire, presque entièrement ca-ché par la coquille lorsque l’animal mar-che. La tête est petite et fort singulière ; elleest terminée antérieurement par deux ten-tacules coniques et très pointus, qui don-nent à cette tête la forme d’un croissant àcornes très allongées. En arrière de ces ap-pendices naissent les tentacules véritables;ils sont extrêmement allongés, pointus ausommet et au côté externe de la base. Ilsportent de très courts pédicules, dont lesommet tronqué est occupé par l’organe dela vue. L’opercule est semblable, pour saconstitution, à celui des Paludines, étantcomposé d’éléments concentriques, et pré-sentant au centre, du côté interne , une sur-face rugueuse par laquelle il adhère au piedde l’animal. Les coquilles du g. Ampullairesont presque toutes globuleuses, à spirepresque toujours courte et obtuse au som-met. Cependant, à prendre le genre dans sonensemble, on voit les formes changer parnuances insensibles, depuis la discoïde ducornu-arietis jusqu’à la forme acuminée del ’Ampullaria guineica. Toutes les esp. ontle test mince, d’une structure compacte et so-lide , toujours revêtu d’une épiderme verdâ-tre ou brunâtre. La coloration est peu va-riée; elle consiste toujours en zones trans-verses , ordinairement d’un brun rougeâtresur un fond d’une même nuance moins fon-cée, ou sur un fond jaunâtre. Le plus grand
nombre des espèces est ombiliqué; maistoutes sont caractérisées par une ouvertureovale-oblongue, toujours plus haute que lar-ge, droite, c’est-à-dire coïncidant avec l’axelongitudinal. Cette position de l’ouvertureest très propre à faire distinguer les coquillesde ce g. de celles des Natices , qui peuventquelquefois s’en rapprocher beaucoup. Ca-ract. génér. — Animal discoïde, globuleux,ayant un pied mince et subquadrangulaire ;une tête petite , portant deux paires de tenta-cules inégaux, dont les plus grandssont pédi-cules à la base, et oculés au sommet de ces pé-dicules. Cavité cervicale très grande, ayant laparoi supérieure dédoublée en forme de sac.Opercule corné ou calcaire, non spiré, àsommet subcentral et formé d’éléments con-centriques. Coquille discoïde ou globuleuse,mince, à ouverture entière, longitudinale, etayant son plan parallèle à l’axe longitudinal.Surface extérieure lisse , toujours revêtued'un épiderme tenace.
Les Ampullaires habitent les eaux doucesdes pays chauds. Olivier, néanmoins, dansson voyage au Levant, prétend en avoirtrouvé une esp. vivante dans le lac Maréotis,dont les eaux saumâtres sont également peu-plées de coquilles marines. Elles vivent à lamanière de nos Paludines, et paraissent avoirles mêmes mœurs. Il y en a quelques unesde fossiles; mais presque toutes celles quel’on a citées doivent actuellement faire par-tie du g. Natice. (Desh.)
AMPULLINE. Ampuüina (diminut.A'ampulla , sorte de vase allongé ). moll.— Dans ses premiers travaux sur les Fossi-les des environs de Paris, Lamarck avaitpensé qu’il serait utile de séparer, en un g.particulier, certaines coquilles qui avoisi-nent les Natices et les Ampullaires. Il pro-posa pour elles le g. Ampuüina, auquel ilrenonça plus tard, en mettant la plupart deces esp. parmi les Ampullaires. Elles n’ontpas les caract. de ce g., et présentent ceuxdes Natices ( V. ce mot. ). M. de lîlainville(Allas du Uict. des Sc. nal.) a repris le nomdu g. de Lamarck, pour l’appliquer à undémembrement inutile des Hélicines. L’au-teur sentit lui-même l’inutilité de son g.Ampulline, et, dans son Traité de Mala-cologie , il le réunit aux Ilélicines commesect. du g. V. iiÉLicits'E. (Desh.)
* AMPIISA. ins. — V. empesa. (El.)