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Tome premier.
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la patrie des Amyridées réduites au g. slmy-ris , plus rigoureusement circonscrit lui-mê-me qu’il ne l’était dans le principe. Plus ré-cemment, M. Lindley a proposé d’en rappro-cher plusieurs g., les uns encore avec doute,comme le Tapiria Aubl., et le Spathelia L.( qui semblent plutôt devoir être mis à lasuite des Zanthoxylées); les autres, comme leMyrospermum Jacq., et le Copaïfera L.,placés jusqu’ici parmi les Légumineuses,dontils ont le fruit; enfin le Sabia, Coolebr.,qui, d’après sa description, ne s’accorde pasavec les caract. généraux de la famille.

(Ad. J.)

AMYRIS,Linn. [Upepcs, non parfumé;ici, par trope, non sans parfums), bot.ru. — G. considéré comme type de lafamille des Amyridées. Linné et les bo-tanistes de son école le caractérisaientd’une manière très vague, et y comprenaientbeaucoup d’esp. appartenant à d’autres g.Dans les limites que lui assigne M. Kunth( Tereb., p. 21 ), ce g. offre pour caract.distinctifs : Fleurs hermaphrodites. Cal.4-denté, persistant. Pétales 4, hypogynes, on-guiculés, imbriqués en préfloraison.Etain. 8,plus courtes que les pétales. Ovaire l-lo-culaire , porté sur un disque plane. Stigm.sessile. Drupe à noyau chartacé, 1-spermc.—Arbres ou arbrisseaux résinifères. Feuillesimparipennées, ponctuées. Inflorescencespauiculées. Fleurs blanches. Drupes abon-danten huile essentielle.—Ce g. appartient àl’Amérique inter-tropicale et sub-tropicalc..Suivant M. de Candolle ( l'rodr . 2, p. 81), onn’y peut rapporter avec certitude que 7 esp.Au témoignage de MJI. Wight et Arnott(Prodr. Flnr. Penins. Ind. 1, p. IG7), toutesles esp. décrites par Roxburgh ( Flor. Ind. )comme des Àmyris doivent être exclues dela famille des Amyridées. (Sp.)

* AMY’TIS. Amytis (nom mythologique),ois.—G. formé par Lesson (7r. d’Ornith.,pl. 455) sur deux oiseaux de la Nouvelle-Hollande, décrits et figurés comme Mêl ions,dans le voyage de l’Uranie. Ses caract. sont,d’après cet auteur : Bec moyen ( relative-ment au corps de l’oiseau), peu élevé, com-primé sur les côtés ; à arête convexe peumarquée; à pointe de la mandibule supé-rieure aiguë, recourbée , dépassant légère-ment l’inférieure; commissure ample; bordslégèrement recourbés. Narines nues, per-

cées en fente dans une membrane recou-vrant les fosses nasales, qui sont larges etprofondes. Ailes courtes. Queue très lon-gue, à pennes étagées. Tarses longs, robus-tes, scutellés. — Ce g. nous paraît avoir desrapports avec le Sphenostoma de Gould( Proceed. 1857, p. 149; et Synopsis ofthe Birds of Australia, part. 4). L’au-teur ajoute que ces oiseaux représententdans l’Australie les Colious d’Afrique, et queleurs plumes sont rigides, étroites, barbu-lées. Il en décrit deux esp. : l’Amytis natté,Amytis textilis (Mérion natté, Malurus lex-lilis Quoy et Gaim., Zool. de l’Uranie,pl. 25, f. 1, et pl. 107), à plumage gris-roux;chaque plume striée de blanc dans le sensde sa longueur; de la Baie des chiens marins ;et l’Amytis bleu et blanc, Am. leucopterus( Malurus leucopterus Quoy et Gaim. ,Zool. de l’Uranie, pl. 25, f. 2, p. 108), dela même localité. (Lafb.)

AMYTIS ( nom mythol. ). annélid . —G. de la famille des Néréides, établi avecdoute par M. Savigny pour une annélide im-parfaitement étudiée par FablicillS , et quin’a point été observée depuis. (Duj.)

* AiVABÆNîA (dvaGstcvw, monter), bot.pii. — G. de la famille des Euphorbiacées,ainsi nommé à cause de sa tige grimpante.Scs fleurs , monoïques , présentent dans lesdeux sexes un calice quinquéparti ; dans lesmâles, dix filets accompagnés h leur originepar quatre écailles, soudés entre eux infé-rieurement , portant chacun une anthèrequadrilobée, et entourant un filet central sté-rile , qui se termine par une petite tête hé-rissée , et peut être considéré comme un ru-diment de style et de stigmate ; dans lesfemelles, un ovaire à trois loges 5-ovulées,surmonté d’un style oblong, épais, que ter-mine un stigmate à trois lobes, sur l’exté-rieur de chacun desquels est imprimé un pe-tit écusson glanduleux. Le fruit est composéde trois coques unies entre elles par leursfaces internes, renfermées dans un sarcocarpemince qui se sépare à la maturité en sixvalves, contenant chacune une graine os-seuse. — On ne connaît encore de ce genrequ’une espèce unique : c’est un arbrisseaudu Brésil , à feuilles alternes longuement pé-tiolées, à grappes axillaires, portant inférieu-rement une seule fleur femelle longuementpédonculée ; supérieurement, plusieurs mâles