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articulées sur de courts pédoncules qu’accompagnent autant de bractées. V. Ad. Juss.,Jiuphorb ., p. 46 , tab. 15, n° 48. (Ad. J.)
ANïABAINE. Anabaina (àvx£xivM,jemonte), bot. cr. — G. de la tribu des Nos-locinées, famille des Phycées, établi par 51.Rory de St.-Vincent, et dont nous croyonspouvoir exprimer ainsi les caract. : Fila-ments simples , muqueux , moniliforrçies ,formés d’articles plus ou moins globuleux,dont quelques uns , et, le plus souvent, lesterminaux, sont plus gros, oblongs-cylindri-ques, remplis de granules propagateurs; ac-croissement par duplication des articles. Ceg. est très voisin des Nostocs, qui ont égale-ment des filaments moniliformes; mais,dans ceux - ci on ne retrouve pas d’articlescylindriques. Ils sont, en outre, toujours con-tournés, comme crispés, et complètementplongés dans un mucus plus déterminé. Lesfilaments des Anabaines sont droits ou sim-plement flexueux ; quelquefois ils sont libresdans leur partie supérieure, et seulementengagés par leur base dans la masse mu-queuse qui les réunit. Leur accroissement estconforme à celui de la plupart des autresNostocinées. Les articles des filaments s’al-longent d’abord ; puis, s’étranglant de plusen plus vers leur milieu, ils finissent par for-mer deux globules distincts. On remarqueçà et là, dans la longueur des filaments adul-tes, et principalement à leur sommet, desarticles plus gros, allongés, cylindriques ,remplis de granules ou propagules de cou-leur foncée. Quand plusieurs articles de cet-te nature se suivent, ils sont presque tou-jours séparés par un globule assez gros, etplus diaphane que ceux qui constituent lesarticles ordinaires. Si les articles cylindri-ques et renflés sont au sommet des filaments,ils précèdent toujours un globule qui formel’article terminal. M. Bory de St.-Vincent,considérant les filaments moniliformes com-me renfermés dans un tube muqueux conti-nu, avait rapproché ce g. des Oscillaires.Plusieurs auteurs ont partagé cette manièrede voir ; mais nous croyons, avec M. Desma-zières, qui a fait une étude toute particulièrede ce g., que la couche de mucus qui entou-re les articles ou segments des filaments,comme cela arrive dans les Nostocinées etdans d’autres tribus voisines, ne peut êtreregardée comme un tube. Jamais, dans un I
cas de solution, nous n’avons aperçu d’ex-trémités de tubes vides, et des portions defilaments séparées, même récemment, nousont toujours présenté, à de très forts gros-sissements du microscope, un mucus arron-di autour des segments terminaux, et nonune partie tronquée et tubulée comme dansles Oscillaires. On ne reconnaît pas de mou-vement oscillatoire dans les Anabaines, maisun mouvement de progression naturel à tousces végétaux, et qui tend à les faire rayon-ner autour de leur centre d’agglomération.
Le g. Sphaerosyga , ayant été instituéexactement pour les mêmes productions parAgardh , postérieurement au g. Anabainade M. Bory de St.-Vincent, ne doit doncpoint être adopté.
On connaît à peu près une vingtained’esp. d’Anabaines, qui, presque toutes,habitent les eaux douces et thermales del’Europe . Une esp., IM. licheniformis Bory,croît sur la terre humide, et a l’aspect d’unNostoc en dissolution. Nous en avons aussidécouvert une autre, l’A. marina Bréb., àGranville , sur les sables marins un peu va-seux, qui ne restent à sec que peu de tempsà chaque marée. Les esp. qui croissent aufond des eaux tendent à s’élever à la surfacele long des végétaux submergés : de là l’éty-mologie (Jvocîm'vm). Quelques unes sont na-geantes, et forment des masses muqueusesou gélatineuses qui constituent presque en-tièrement les substances prétendues nouvel-les, auxquelles on s’est empressé de donnerles noms de Barégine, de Plombiérine, etc.
Leur couleur est, en général, d’un vertplus ou moins bleuâtre, ainsi que celle debeaucoup d'Oscillaires. (De Bréb.)
* A NJ AB AINE LL A (dimin. d’Anafcai-na; àvocSsuvw, je monte), bot. cr. — G. de,la famille des Algues ou Phycées, proposé parM. Gaillon pour remplacer le mot Anabai-na, afin de donner une terminaison unifor-me aux noms des genres de ce groupe d’Al-gucs. Ces changements n’ont pas été adop-tés. (De Bréb.)
ANABAS (àvaSatVu, je monte), poiss.— Nom imaginé par II. Cuvier pour dési-gner le g. créé par lui, et destiné à rece-voir la seule esp. connue d’un poisson del’Inde qui, selon le rapport de Daldorff,monte aux arbres pour trouver dans l’ais-selle des feuilles l’eau nécessaire à sa respi-
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