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Tome premier.
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mœurs, semblables à celles des Anabates, se-lon Azara et M. d’Orbigny, et dans la formede leur nid qui, quoique en terre, est énorme,avec une galerie circulaire comme dansle leur, une véritable analogie entre ces oi-seaux. Les Fourniers ne sont que des Anaba-tes marcheurs; or quelques Annumbisontété décrits comme des Anabates, et ils sonttels effectivement, sauf la non-rigidité de laqueue. Les Annumbis sont donc le chaînonentre les Fourniers et les Anabates, demême que ceux-ci se lient aux Sittines parnos Anabasittines, et aux Dendrocolaptespar nos Anabacerthies. (Lafr.)

ANABATES (dvaÊmivw, je monte), bot.pu. — Sous ce nom, M. I)e Candolle formaitune section du g. Aconite ( Sysl. Végétal.,t. , p. 177), comprenant 5 esp. volubiles , àfleurs bleues ou blanches, à sépale supérieurconvexe, propres à l’hémisphère boréal. 11n’est plus question de cette division généri-que dans son Prodrome , dans lequel le g.Aconit a été rédigé par M. Seringe. F. aco-7IIT. _ (C. L.)

* ANABATINÉES. Anabatinœ ( Ana-bates , un des principaux g. de cette s.-fa-mille). ois. — S.-famille de notre familledes Certhidées, de l’ordre des Passereaux etde la famille des Ténuirostres de Cuvier.

Les explorations récentes du continentaméricain , et principalement celles de lapartie méridionale, y ont fait découvrir uneinfinité d’espèces d’oiseaux à plumage ob-scur , qu’on avait négligées ou ignorées jus-qu’alors. On trouve parmi elles une nom-breuse série tout à fait remarquable par laconformité de leur plumage, toujours rouxou roux-olive, souvent parsemé de mèchesnoirâtres, avec la queue d’un brun-roux oubrun-cannelle vif et uniforme. Tous ces oi-seaux, qui font partie de notre famille desCerthidées, possèdent plus ou moins la facultéde grimper aux troncs d’arbres comme nosGrimpereaux et nos Sittelles , ou de s’ycramponner comme nos Mésanges, ou d’es-calader les tiges de roseaux comme nosFauvettes de roseaux. Ce sont d’abord lesPicucules de Bulfon, les Sittines d’Illiger,les Queues-aiguës de Azara, nommées depuisSvnallaxes par Vieillot ; les Anabates deTemminck, les Anumbis et les Fourniers deAzara, puis nos Anabasittines et nos Ana-bacerthies, et, en dernier lieu, les Limnor-

nis et les Dendrodromus de Gould ( Ileagle’sVoyage). Parmi tous ces genres, les Picucu-les , d’après la forme toute particulière deleurs pattes et celle de leur queue épineuse,offrent un double caractère générique bientranché, qui les place naturellement près dug. Grimpereau, dans la s.-famille des Cer-thinées, tandis que les Sittines , égalementbien caractérisées par des pieds syndactyleset un bec rectiligne en dessus, retroussé endessous, et qui semble un bec de Sittelleporté à son maximum de forme typique,s’éloignent de ces dernières par leurs patteset leur coloration , qui les rapprochent, aucontraire, des Anabates , avec lesquels el-les se lient évidemment par des espèces detransition. Telle est l’espèce appelée parTemminck Sittine anabatoïde, qui n’a desSittines que le bec, et qui n’en a nullementles pieds ; ce qui nous a engagé à en formerun s.-g. de transition des Sittines aux Ana-bates, sous le nom d’Anabasittine. Souscelui d’Anabacerthie, et comme s.-g. d’Ana-bate, nous avons désigné une esp. de notrecollection, à queue rigide, à bec un peu ar-qué, et à pieds de Passereaux-Grimpeurs.Notre s.-famille renfermera des genres etdes s.-genres, différant quelquefois un peude forme et de mœurs, mais offrant tou-jours le même genre de coloration, des pat-tes de Passereaux anisodactyles grimpeurs ,et se liant presque tous par des espèces detransition. Ainsi les Synnallaxes,qui, d’aprèsleur bec ordinairement grêle , droit et poin-tu, et leurs habitudes marécageuses, avaientparu à Temminck comme à nous les repré-sentants, en Amérique , de nos fauvettes deroseaux, se lient aux Anabates d’une ma-nière incontestable par quelques unes deleurs espèces, ayant, outre l’entière confor-mité du plumage, un bec un peu plus épais,comprimé, et légèrement arqué en dessuscomme ces derniers. De plus, les uns etles autres renferment des esp. marcheuseset buissonnières, et d’autres grimpeuses-arundinicoles ou sylvaines. Si les Anabatesse lient aux Sittines par nos Anabasittines,les Sittines se lient aux Picucules par uneesp. tout à fait anomale et mixte, le g. Den-drodromus de Gould ( Beagle’s Foi/ .), qui àun bec de Sittine réunit une queue épineusede Picucule et des pattes de Sittelle . Les Ana-bates enfin se lient aux Synnallaxes de roseaux