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Tome premier.
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AM A

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par les Limnornis de Gould ( meme loi/.),comme eux habitants exclusifs des roseaux.

Les caract. de cette s.-famille, très dilli-ciles, d’après cela, à déterminer d’une ma-nière précise, sont : Bec de forme très va-riable, mais toujours comprimé ; tantôt delongueur médiocre, droit, pointu et grêle,tantôt assez épais, et légèrement arqué endessus, quelquefois très comprimé, rectili-gne en dessus, retroussé en dessous, ou al-longé et arqué. Pattes le plus souvent con-formées pour grimper ou se cramponner auxbranches ou aux tiges des roseaux, et plusou moins syndactyles ou propres il la stationsur les branches, quelquefois à la marche.Ailes toujours obtuses ou surobtuses et àrémiges courtes. Queue moyenne ou allon-gée, ou très longue, plus ou moins étagée, àlectrices souvent rétrécies et acuminées àl’extrémité, quelquefois rigides et mêmeépineuses dans cette partie. Fond du plu-mage toujours roussâtre, plus ou moinsteinté d’olive, souvent parsemé de mèchesplus foncées, et toujours d’un brun-roux oubrun-cannelle uniforme sur la queue.

Les genres qui font partie de cette nom-breuse s.-famille sont: Geobate (Sw.),—Sy-nallaxe,—Limnornis,—Anabate, avec ses s.-g. Fournier ,—Annumbi et Anabacerthie,—Anabasittine , — Sittine ét Dendrodromus(Gould). Ces trois derniers genres forment lepassage à la famille des Sitlinées et à celledesCerthinées. V. ces différents noms de gen-res, qui comprendront leurs divers s.-genres.

(Lafr.)

* ANABÉNOSAURIEIYS ( KVCCGXtVCO,je monte; sxvpoi, lézard), rept. — Ritgendésigne ainsi les Sauriens de la famille desCaméléoniens de Cuvier. (G. B)

ANABICE. Anabix ( Ava-ftiSi, revivre ).bot. cr. — Wecker donnait ce nom, etWilldenovv celui de Connus, à la partieépigée des cryptogames, en en exceptant lafructiücation. Necker appliquait encore lamême dénomination, dans son sens étymo-logique, aux Cryptogames privées d’organesreproducteurs , et se propageant, selon lui,au moyen de parties qui se détacheraient dela plante-mère, et qu’il nommait bésimence.

(C. L.)

ANABLEPS («vxf/ÉiTM, je lève les yeux).poiss . — Artedi a composé ce nom spé-cifique pour un poisson fort singulier des

eaux de la Guyane , qu’il rangeait parmiles Loches sous le nom de Cobilis unableps.Bloch prit ce nom spécifique pour fairecelui du genre distinct dans lequel il clas-sait ce curieux poisson ; g. qui a été, de-puis lui, adopté par tous les Ichthyologistes.

Ces Anableps sont des Malacoptérygiens àcorps couvert cl’écailles solides , dont letronc est cylindrique, et la queue peu com-primée ; la tête aplatie ou comme creusée ,à cause de la saillie des yeux. Le museau esttronqué, aminci ; la bouche est fendue entravers et au bout du museau; ses dentssont en velours. Les rayons de la membranebranchiostège sont au nombre de cinq. Lavessie aérienne est très grande ; la dorsaleest petite et reculée sur le dos de la queue ,beaucoup au delà de l’anale. A tous ces ca-ractères ichthyologiques , qui n’offrent quedes particularités peu notables , ces poissonsjoignent une conformation d’yeux uniqueparmi les vertébrés , et qui les rend tout àfait dignes d’intérêt. Ces yeux sont trèssaillants, et enchâssés dans une orbite dontla voûte osseuse est formée par le redresse-ment du frontal. La cornée, très bombée,est partagée en deux par une bande trans-versale , de façon que la portion supérieu-re de la cornée est dans un plan différentde celui de la portion inférieure , et queces deux courbes n’appartiennent pas à unemême portion d’une même sphère. L’iris estde même partagé en deux par une bandetransverse analogue, en sorte qu’ils ont deuxpupilles ; d’où il résulte que ces poissonsont deux chambres antérieures de l’œil ,quoiqu’ils n’aient qu’une seule chambre pos-térieure, un seul cristallin, une seule vitrée,une seule rétine. Il paraît donc que la na-ture a organisé leur œil de manière à cequ’ils puissent voir dans l’air en même tempsqu’ils voient bien dans l’eau.

Ces poissons sont vivipares, et il y a lieude croire à une sorte d’accouplement chezeux : car les organes de la génération dumâle et sa vessie urinaire donnent dans unesorte de verge écailleuse , attachée le longîles rayons de l’anale, qui paraît n’avoir quetrois rayons dans le mâle , tandis que cellede la femelle en a neuf. On ne connaît de ceg. qu’une seule csp., que Bloch a nomméeAnableps telrophtkalmus. —■ Ces poissonssont longs de 0 m ,20 à 0 m ,2i. (Val.)