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cales , poudrées, glauques, et disposées enrosette. L’inflorescence consiste en un épidense , puis charnu , conné , et souvent ter-miné par une couronne de feuilles. En Eu-rope , VAnanassa sativa, quoique d’une cul-ture difficile et dispendieuse, est l’objetd’un commerce très étendu et très produc-tif, en raison de l’excellence de son fruit, àtort ou à raison réputé le meilleur desfruits connus. Cette plante, grâce aux soinsdes horticulteurs, et sous les diverses in-fluences climatériques , a produit un grandnombre de variétés, toutes cultivées avecsoin, et dont les meilleures sont l’Ananascommun, le Violet de la Jamaïque , leCayenne sans épines, le Cayenne épineux,le d’Envüe, la Providence , etc. Les fruitsde quelques unes de ces variétés diffèrent,pour le poids, de 1 et demi à 2, et même à 5kilog., et valent, selon la qualité et le poids,de 6 fr. à 50 et au delà. Faute do graines,qu’il ne produit que très rarement, l’Ananas se multiplie soit par les œilletons qu’il pro-duit à sa base, soit par la couronne defeuilles qui surmonte son fruit. 11 demandede grands soins, une vive lumière, une cha-leur très intense ( 25 à 40° K. ), surtout aumoment de la production du fruit, pour enassurer la parfaite maturation. On le tient,à cet effet, dans des serres basses, où seslongues feuilles doivent être à quelques cen-timètres seulement du verre. Là , élevé enpleine terre et chauffé à l’eau bouillante, oumieux en pot plongé dans une tannée tenueconstamment très chaude, un œilleton soi-gné convenablement parcourra toute sapériode de végétation, et jusqu’à la maturi-té du fruit, en 2 ou 3 ans au plus. On dis-tingue, outre FA. saliva, type de tant devariétés, les A. lucida, debilis, bracleata,semiserratu, Lindl., etc. F. bromelia.
(C. L.)
ANANAS DE MER. — Nom vulgai-d’une sorte d’Astrée , Aslrea ananas.
(Dm.)
ANANAS DES BOIS. bot. ph. —Synon. vulgaire, dans les Antilles françaises,île diverses esp. de Tillandsia, de Brome-lia, etc. (C. L.)
ANANAS FOSSILE. - Nom donnépar Davila à un fossile très remarquable queDesmarest a supposé devoir être une têted’Encrine. (Dm.)
ANA 4.3
* ANANCHITES. Anunchites ( «priv.;v euph. ; âyzw, j’étrangle, je serre ).echinod. — G. d’Echinodermes fossilesvoisin des Spatangues , établi par Lainarck ,qui lui assigna les caract. suivants : Corpsirrégulier, ovale ou conoïde, garni de tuber-cules spinifères. Ambulacres partant d’unsommet simple ou double, et s’étendantsans interruption, soit jusqu’au bord, soit jus-qu’à la bouche, qui est labiée, subtransverse,située près du bord , à l’opposite de l’anus.C’est surtout cette continuité des ambulacresqui distingue les Ananchites des Spatangues.Mais ce g. a été encore réduit par MM. deBlainville, Desmoulins et Agassiz , qui en ontséparé les Collyrites ou Disasler, et l’ontcaractérisé plus rigoureusement, en tenantcompte de l’absence du sillon dorsal qu’onobserve chez les Spatangues, et de l’égalitédes aires. Les Ananchites se trouvent pres-que exclusivement fossiles dans les terrainscrétacés, et l’une d’elles, Ananchites ouata,est regardée avec raison comme tout à faitcaractéristique de ces terrains. (Dm.)
* ANANCYLUS ( «priv.; àyxiAo;, cro-
chet ). ins. —G. de Coléoptères tétramères ,famille des Longicornes, établi par M. De-jean, qui n’en a pas publié les caract. D’aprèsla place qu’il occupe dans son Catalogue (5 eédit. ), il appartiendrait à la tribu des La-miaires de M. Serville. L’auteur y rapporteseulement deux esp. de Java, nommées, l’u-ne A. umbrifer par M. Bruguière , et l’autreA. calcealus par M. de Haan. (D.)
* ANANDRAIRE. Anandrarius ( «priv. ; v euph. ; o'j os, homme ; étam. enbot. ). bot. ph. — Dénomination appliquéeaux fleurs dont les étamines manquent com-plètement ou se sont transformées en péta-les. Tel est le cas des fleurs dites vulgaire-ment fleurs doubles ou fleurs pleines.
(C. L.)
* ANANDRE. Anandrius. bot. pu. —
V. ANANDRAIRE. (C. L.)
ANANDRIA (* priv.; v euph .; àviip, «v-fye'î, mâle ; fleur dépourvue d’organe mâle).bot. ph. — G. de la famille des Composées,tr. des Mutisiacées. Ses caract. sont : Capi-tules multiflores, hétérogames, presque con-stamment dépourvus de rayons. Involucrecomposé d’écailles plurisériées, allongées, lan-céolées, appliquées les unes contre les au-tres, couvertes d’un duvet blanc plus ou
T. I.
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