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formes à la base ; panicules racéiniformes ,latérales. Les auteurs de ce genre n’y rap-portent que le Menispermum cocculus ,L. ( Gærtn. Fruct ., tab. 70, fig. 1 ), csp. àlaquelle ils rapportent comme syn. les Coc-culus suberosus, orbiculatus, flavescens etlacunosus DC. ( Prodr. ), ainsi que VAna-mirla paniculala Colebr. ( Trans. of lhelinn. Soc., XIII, p. S2 et 66), le !Uenisper-mum heleroclitum et le Menispermum mo-nadelphum Roxb. ( Flor. Ind.). C’est decette plante que provient le fruit connu sousle nom de Coque du Levant, et qui, commetout le monde le sait, exerce une action si dé-létère sur les poissons. D’après les expérien-ces de SI. Goupil, le principe vénéneux dece fruit réside essentiellement dans l’amandede la graine, tandis que la partie charnue dudrupe est seulement émétique. (Sp.)
* ANAMOUPIIOSE. Anamorphosisnouvelle forme), bot. cr. —On entend par ce mot, tout récemment in-troduit dans la science, la dégénérescencemorbide ou atypique qui fait qu’un Lichenou toute autre Agamc devient méconnaissa-ble. Les changements qu’il éprouve sont eneffet tels, que la même esp. a pu être et a étéplacée dans trois ou quatre genres différents,selon que le thalle et les apothécies ont subiséparément ou simultanément les altérationssingulières qui en ont causé l’état anomal.Nous en parlerons plus au long au mot li-chen. Y. ce mot. (C. SI.)
* ANAMPSÈS (altération ,
courbure à rebours ). poiss . — Genre deLabroïdes, voisin des Girclles, auxquellesils ressemblent par leur tête nue et sansécailles, leur ligne latérale non interrom-pue , mais qui s’en distinguent, ainsi quede tous les autres poissons, par la sin-gularité de leurs dents. Elles sont au nom-bre de quatre, deux à chaque mâchoire;ces dents sont comprimées, tranchantes ,couchées en avant, et recourbées commeles cils qui bordent nos paupières, de fa-çon que quand la bouche est fermée el-les se touchent par le dos de leur convexi-té. Il est difficile de concevoir l’usage quedes poissons peuvent faire de pareils or-ganes ; d’ailleurs , ils ont des dents pharyn-giennes de Labroïdes ordinaires , avec les-quelles ils peuvent très bien broyer la cara-cace dure de.s Crustacés qu’ils avaleraient,
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et même briser le test des Mollusques s’ils lesattaquaient. Les Anampsès sont de fort jolispoissons de la mer des Indes; on n’en con-naît encore qu’un petit nombre d’espèces. Ladécouverte en est due à Péron ; mais, depuislui, presque tous les navigateurs ou collec-teurs dans la mer Rouge et l’Océan Indien en ont rapporté. (Val.)
ANANAS. Ananassa Lindl., AnanasTourn. (nom vernaculaire), bot. pii. — G.de la famille des Broméliacées , type de la tr.des Ananassées ( Nob. in msc. ), formé parLindley ( Ilot. Feg., 1068 t. 1081 ), et dontles caract. sonLainsi exposés (in Endl. G en.PI.) : I'érigone supère, sexpartite. Segmentsextérieurs calicinaux, dressés ; les intérieurspétaloïdcs, dressés, ligules, munis intérieu-rement à la base de deux squammes tabu-lées. Étam. 6, épigynes, opposées aux divis.internes du périgone. Filaments enserrésparmi les squammes. Anth. linéaires, dres-sées. Ovaire infère, triloculaire ; ovules ren-fermés dans un placenta palmatifide, et pen-dants du sommet en saillie de l’angle cen-tral de chaque loge. Style filiforme. Stigma-tes 3, un peu charnus, dressés, frangés.Baies soudées entre elles et avec les brac-tées en une sorte de syncarpc, dont les lo-ges , très rarement bi-tri-loculaircs, sont leplus souvent aspermes par avortement.Graines solitaires dans les loges, au sommetdesquelles elles sont appendues, ovoïdes,un peu comprimées, à test membranacé ,roux, strié. Raphé rubaniforme, blanc, réu-nissant l’ombilic basilaire au sommet d’unechalaze tuberculiforme. Embryon très petit,dressé à la base d’un albumen farinacé , à ex-trémité radiculaire supère, atteignantToin-bilic.—Ce g., séparé avec raison par le savantauteur anglais (loc. cil.) du g. Ilromelia, dontil diffère notamment par la présence deglandes nectarifères (squammes) à la basedes divisions du périgone, renferme environ5à6 csp., dont la patrie originaire n’est pasconnue, et qu’on présume généralementêtre l’Amérique . Quoi qu’il en soit, l’espècetype est, de nos jours, répandue dans lesparties intertropicales des deux continents( Asie et Amér. ), où on la trouve soit cul-tivée , soit même à l’état sauvage. Ce sonttoutes des herbes à feuilles longues, rigides,linéaires, dentées-épineuses en hameçonsur les bords, ou très entières, toutes radi-