ANA
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ANASTATICA,Linn. (àv®jrar«t>'î, quiexcite), bot. ph. — G. de la famille desCrucifères (Siliculeuses), offrant pour ca-ract. : Cal. de 4 sépales égaux , ascendants ,divergents. Cor. de 4 pétales courtementonguiculés. Glandules 4 (opposées 2 à 2 aux2 sépales latéraux), dentiformes, trigones,alternes avec les 2 étamines impaires. Étam.G, subisomètres. Filets filiformes, trigones,ascendants, arqués. Anthères sagittiformes-elliptiques, rétuscs. Ovaire 2-loeulaire ; loges2-ovulées. Style filiforme, accrescent. Stig-mate pelté, disciforme. Siliculc rostrée(parle style), subglobulcuse, comprimée en senscontraire du diaphragme, diptère au som-met , 2-loculaire, 2-valve, 2-4-sperme ; val-ves cymbiformes, innervées, marginées, ap-pendiculées postérieurement au dessous dusommet; diaphragme suborbiculaire, épais ,subcoriace; nervures placentairiennes pla-nes, très larges, superficielles; bec conique-subulé, persistant. Graines tantôt solitaireset suspendues, tantôt géminées et subhori-zontales, suborbiculaires, comprimées, im-marginées. Cotylédons rectilignes, plans,tantôt accombants , tantôt obliquement in-combants. (Spach, Hist. des Plantes Phan.VI, p. 527.) — Ce g., très caractérisé, maisd’ailleurs assez voisin des Pella, ne renfer-me qu’une seule esp. ( A. liierochunlicaL. ), plante connue sous le nom vulgaire deRose de Jéricho, et qui habite les déserts del’Egypte, ainsi que ceux de l’Arabie et de laSyrie . C’est une herbe annuelle très rameu-se, couverte d’une pubescence étoilée. Lesrameaux sont dichotomes; les feuilles spa-tulées, pétiolées, peu ou point dentées. Lesfleurs, subsessiles, très petites et de couleurblanche, forment des grappes dichotoméaireset terminales, sessiles, ébractéolées, pau-eiflores. Lorsque la plante est morte sur piedet desséchée, ses branches et ses rameauxse contractent, et forment une sorte de pe-lote presque globuleuse, tandis qu’elless’écartent dès que ce squelette végétal esthumecté. C’est probablement à cette pro-priété hygrométrique, qui paraissait jadisune merveille, qu’est dû le nom vulgaire deYAnastalica. (Sp.)
* ANASTATICÉES. Anaslaticeœ.bot. pii. —Tribu établie par M. De Candolledans les Crucifères ( Y. ce mot), et ayantpour type le g. Anastalica. (Au. J.)
ANASTOME ( à-jàmfios , ouvert.) ois.
— C’est, dans la méthode de Vieillot, le
synonyme du g. Bec-ouvert de Cuvier. V.ce mot. (Lafr.)
* ANASTOME, et non ANOSTOME.Anasloma (.àvim/tos; âv«,sur; ,bou-che). moll. — Une coquille très singulièrea été figurée autrefois par Lister et plusieursautres auteurs , et rapportée par Linné àson g. Hélix, sous le nom d 'Hélix ringens.Cette coquille présente un caract. des plussinguliers. La spire, après s’fitre enroulée dela manière habituelle , parvenue au derniermoment de son accroissement, se renversesubitement à la base, parcourt cette basetransversalement, et l’ouverture vient seplacer sur le bord extérieur, se dirigeantvers la spire, qui se trouve renversée dansune position diamétralement opposée à cel-le qui existe dans toutes les autres esp. d’Hé-lices. C’est avec cet Hélix ringens que La-marck a fait son g. Anastome. Depuis Lin-né , une 2 e esp. plus petite et plus globuleu-se a été découverte, et Lamarck les a com-prises toutes deux dans son genre. Si ce ca-ract. se trouve confirmé plus tard par des mo-difications notables dans l’organisation desanimaux , il sera nécessaire de conserver leg. Anastome; mais si, au contraire, commecela est très probable, l’animal ne diffère pasdes autres Hélices, il suffira dés lors, commel’a d’ailleurs proposé M. de Férussac, de for-mer dans les Hélices un petit groupe à partpour les deux esp. dont nous venons de par-ler. Y. hélices. (Desii.)
AN AST OMOSE. A naslomoses{ ù-juctô-(Uwctis, embranchement des vaisseaux [ abou-chement, communication qui existe natu-rellement entre deux vaisseaux ] ). aaat.
— On a donné ce nom aux communicationsnerveuses, bien qu’il soit difficile d’y consta-ter les conduits du fluide nerveux. Le nom-bre des Anastomoses est d’autant plus grandque les vaisseaux sont plus petits. Leur butprincipal semble être de multiplier les voiesde communication, et de suppléer ainsi auxobstacles que les liquides peuvent éprouverdans leur cours. En effet, si on lie l’artèreprincipale d’un membre, la circulation serétablit bientôt entre la partie supérieure etla partie inférieure de la ligature. Dans cecas, les petits vaisseaux de communicationse développent d’une manière extraordinaire,