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del ; celle d’Egypte , et même les Tadornes ,qui marchent et courent avec facilité. LeCanard musqué, malgré la brièveté de sespattes, nous paraît devoir leur être réuni,vu la conformité de toutes ses autres par-ties, son vol facile et ses mœurs percheuses."Vous le présentons seulement comme s.-g.de notre g. Anatigralla , sous le nom deMoschatus, Less. Nous agirons de même pourle g. Dendrocygna de Swainson, renfer-mant les plus petites esp. de nos Anatigral-lcs, celles qui se perchent et nichent dansles arbres, telles que les Anas arborea, au-tumnalis,viduala, d’Amérique ; arcuala, del’Inde , et autres. Notre g. Anatigralla a doncpour s.-g. les g. iloschatus , Less.; Dendro-cygna, Sw.; et Tadorna, Leach. Le s.-g.Moschatus , Less. ne diffère réellement dug. Anatigralla que par des tarses et desjambes beaucoup plus courts. Ses pieds, sesailes et son bec, ont absolument la mêmeconformation. La seule esp. qui le composeest le Canard musqué d’Amérique ( Anasmoschata ) , qui se perche et niche dans lesarbres; on pourrait peut-être lui associerl’Oie bronzée {Anas melanotos) , remarqua-ble par sa crête charnue et frontale.
Le s.-g. Dendrocygna, Sw. retrace enpetit les formes du g. Anatigralla; les ca-ract. tirés de la longueur des doigts et desongles y sont seulement plus développés.Quoique le nom de Dendrocygna de M.Swainson ne convienne guère pour des esp.à peine plus fortes que nos Sarcelles , nousaimons mieux l’employer que d’augmenterencore la nombreuse synonymie des nomsgénériques déjà existants.
Le s.-g. Tadorna fait la transition desAnatigralles aux Canards proprement dits.Les esp. qui le composent tiennent aux pre-miers par leurs pattes élevées et leur mar-che facile ; par leur bec retroussé, surmontéd’un tubercule au front; ils s’en éloignentpar leur palmure entière et leurs doigts delongueur médiocre, comme chez les Ca-nards. Les esp. qui le composent sont :VAnas Tadorna ou Canard Tadorne; —L’An, rutila ou Canard Kasarka;—L’AnnsJiadjah, Less. et Garnot {Coquille, pl. -49),— et l’Anas tadornoïdes des auteurs an-glais . (Lafr.)
* ANATIGRALLUMÉES. Anati-
grallinw {anas, lis, canard; graltina,
diminutif de gratta, échassier ). ois.—Sous-famille de notre famille Anatidées,ayant pour caract. : Corps peu allongé.Jambes et tarses robustes et élevés, placéssur le tronc , à l’équilibre du corps ; doigtsallongés, surtout le médian et le pouce ; cedernier lisse, sans pinnule, et touchant àterre par son extrémité; ongles comprimés,allongés, arqués et pointus. Membranes in-terdigitales plus ou moins échancrées, oumême rudimentaires. Bec semblable à celuides Canards proprement dits, c'est-à-direélargi, allongé , à extrémité de même lar-geur et arrondie , déprimé , et parfois légè-rement concave, avec sa base souvent tuber-culeuse et charnue, conique et rétréci verssa pointe dans un seul cas. Ailes amples,larges, atteignant souvent l’extrémité de laqueue; les tertiaires étant aussi longues oupresque aussi longues que les primaires ; cesailes souvent munies au poignet de deuxtubercules, quelquefois même de deux fortséperons osseux. Queue médiocre , arrondieet tombante. Pe cette forme d’ailes et depattes il résulte chez ces oiseaux un vol fa-cile et léger, à battements lents, et souventla faculté de se percher et de nicher dansles arbres. La plupart des esp. se font re-marquer par une belle nuance verte à refletsdans l’ensemble de leur plumage et sur lemiroir de leurs ailes. Leurs habitudes sontmarcheuses et marécageuses, et la longueurde leurs jambes leur rend la natation moinsfacile. Cette s.-famille renferme d’abord leg. Analigralle {Anatigralla, Nob.), avec sess.-g., et le g. Cereopsis de Latham. r. cesdeux mots. (Lafr.)
ANATINE. Anat'ma{analinus [n»m ,canard], qui a la forme du bec d’un canard).MOLL. —On doit la création du g. Anatine àLamarck . Il l’a proposé dès 1809 dans lestableaux de classification de la philosophiezoologique. C’est dans cet ouvrage, remar-quable à plus d’un titre, que notre grandnaturaliste a institué des familles naturellesdans le règne animal. Celle des Myaires,outre le g. Anatine, contient encore les Myeset les Panopées. Reproduits nominalement àla même place dans l’extrait du cours, lescaract. du g. Anatine n’ont été réellementbien connus que dü moment où Lamarck en a démontré la composition dans sonllist. nal. des animaux sans vertèbres. En