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ANA
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1811, M. Megerle publia, dans le Magasin deBerlin , une classification des coquilles bival-ves, dans laquelle se trouve, un g. Auriscal-pimn, qui correspond exactement à celuides Anatines de Lamarck; mais ce genrede l’auteur allemand , quoique adopté parM. Schmach, ne peut l’être cependant,puisque celui de Lamarck est de beaucoupantérieur. Cuvier , dans la première éditiondu Règne animal, comprit le g. Anatineparmi les s.-g. des Myes, et il le place entreles Myes proprement dites et les Glvcimères.Il est évident que les rapports de ce g. n’ontpas été suffisamment compris par le savantauteur du Règne animal. M. de Fcrussac ,dans ses tableaux systématiques, adopta lafamille desMyaires de Lamarck en la modi-fiant, et plaça les Anatines entre les Lutrai-res et les Myes, en introduisant le g. dontnous nous occupons dans sa famille des Py-loridées. M. de Blainville désigna des rap-ports beaucoup plus naturels. On le trouveentre les Pandores et les Thracics. Il nous asemblé qu’avant de décider de la place que leg. Anatine doit occuper dans la méthode , ilétait convenable d’en étudier toutes les esp., etde juger d’après l’ensemble de leurs carac-tères, et non pas seulement d’après ceux dela charnière, comme l’ont fait Lamarck , et,après lui, la plupart des conchyliologistes. Cetexamen des espèces du g. Anatine de La-marck nous conduisit à plusieurs découver-tes. Nous observâmes d’abord dans VAnati-na truncala, sur l’individu de la propre col-lection de Lamarck , que la charnière étaitconsolidée par un osselet tricuspidé , entière-ment détaché du reste du test, et fixéau moyen d’une portion du ligament.Bientôt après, nous reconnûmes que d’au-tres esp. avaient à la charnière un osse-let courbé en demi-cercle, et nous nous aper-çûmes en même temps que ces esp. apparte-naient à un g. oublié de M. Leach, g. qun’était connu que par la correspondance dece naturaliste. Dans d’autres esp., la char-nière , offrant sur chaque valve une rigoledécurrente, contient dans l’épaisseur du li-gament une plaque osseuse quadrangu-laire.
Le Mya solenialis de Lamarck et quel-ques unes de ses Anatines présentent dansleur charnière cette dernière modification.Fn continuant à examiner les esp., nous en
trouvâmes plusieurs qui devaient passer àd’autres g. ; ainsi le Tugon d’Adanson estune vraie Mye; l’Anatine rupicole est unecorbule perforante ; et l’Analine traphoïdedevient le type du g. Périploon de M. Schu-macher. Ce g. avoisine les Anatines propre-ment dites par les cuillerons de sa charnièreet l’osselet cunéiforme qui s’v trouve atta-ché. On comprendra facilement qu’aprèstoutes ces observations, une réforme devaitparaître nécessaire dans le g. Anatine de La-marck. Nous avons proposé de créer unefamille des Ostéodermes ( V. ce mot ), danslaquelle nous avons rassemblé ce g. Anatine,considérablement réduit, le g. ïhracie deM. Leach, le g. nommé Périploon par M.Schumacher, et, enfin, un quatrième g. au-quel nous avons donné le nom d 'Osleoder-ma. Pour nous, le g. Anatine dut se rédui-re aux trois premières esp. de Lamarck, danslesquelles la charnière porte un osselet tri-cuspidé. Les animaux du g. ainsi réduit nesont point connus. Les coquilles sont exces-sivement minces et des plus fragiles; leurtest est subnacré. Ces coquilles sont trans-verses, ovalaires, bâillantes aux deux extré-mités, mais surtout à la postérieure, par la-quelle l’animal peut faire sortir des siphonsassez volumineux, à en juger par l'écarte-ment des valves. La charnière est presquecentrale ; ce qui rend la coquille presqueéquilatérale. Cette charnière consiste surchaque valve en un cuilleron qui s’avancehorizontalement, et qui est soutenu en des-sous par un véritable arc-boutant oblique etfort mince , divisant en deux la cavité ducrochet. Le bord postérieur de ce cuilleronest subtronqué, et, lorsque la charnière estcomplète, on voit s’appuyer sur cette tron-cature upe branche horizontale d’un osseletà trois pointes, fortement retenu en placepar une portion du ligament qui s’insère sursa tige horizontale. Les deux autres tiges decet osselet s’enfoncent dans la cavité descrochets , et viennent s’appuyer sur le testlui-même; mais , par une singularité dontnous ne trouvons aucun autre exemple, l’in-sertion de ces extrémités de l’osselet sur letest occasionne dans celui-ci une véritablesolution de continuité et une fente naturel-le, longitudinale, fermée pendant la viede l’animal au moyen d’une petite expansionépidermique. Cette fente continue jusqu’au