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Tome premier.
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on plus générales, ont fini par aspirer à l’in-terprétation des lois les plus universellestouchant la composition, la formation, lestransformations, et même les déformationsdes organismes.

L’Anatomie, considérée sous le point devue de l’usage des parties, et conséquem-ment comme science, n’est donc qu’unesection de la physiologie; c’est l’étude del’organisation en repos, sorte d’introductionnecessaire, indispensable pour comprendrel’étude de l’organisation en action, qui con-stitue la physiologie ou la science de la vie.

L’exposé des faits, dans tous les ouvra-ges d’Anatomie concernant l’homme ou lesanimaux, a toujours lieu dans un ordre, soitexclusivement, soit plus ou moins physiolo-gique. Les titres des divisions principales,ou tout au moins des divisions secondai-res d’un traité quelconque d’Anatomie, ex-priment généralement soit les propriétés vi-tales ou les usages fonctionnels qui caracté-risent les organes simples ou concrets, soit lessystèmes d’organes dont les descriptions sontcomprises dans le cadre de ces divisions.

§ 2. — De l’Anatomie descriptive etgénérale, et particulièrement de l’A-natomie humaine, considérée sous lepoint de vue physiologique.

L’Anatomie, ainsi que nous venons de ledire, est premièrement et essentiellementphysiologique. Considérée sous ce premierpoint de vue, elle se compose dénotionsparticulières, ou de déductions générales, quipermettent de la sous-diviser en descriptiveet générale.

L’Anatomie physiologique est dite sim-plement descriptive lorsqu’elle se borne àdonner la description des parties de l’hommeou d’un animal, avec la simple indicationde leurs usages ou de leurs propriétés vita-les , mais sans insister sur ces usages, etsans établir de comparaison avec les partiessemblables ou analogues entrant dans lacomposition des autres animaux.

Dans cette analyse de l’organisme del’homme ou d’un animal, on a d’abord étu-dié les organes concrets servant à telle outelle fonction : l’œil, par exemple, commeorgane de la vue; le poumon, comme organede la respiration; le cœur et les vaisseaux

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sanguins , comme servant à la circulationdu sang ; l’estomac et les intestins, commechargés de cette élaboration des aliments né-cessaire pour la composition du chyle, etc.,etc.

En comparant plus tard ces organes con-crets entre eux, sous le rapport des organesplus simples dont ils se composent, on estarrivé à des notions générales sur la compo-sition de chaque organisme , et en premierlieu sur celle de l’organisme de l’homme.

L’estomac, ainsi décompose par le scalpelet d’autres procédés, a montré, dans sonagrégation organique, une membrane exté-rieure , qui a reçu le nom de péritonéale,recouvrant une couche de fibres contractilesqui forment sa membrane musculaire. On avu que celle-ci était intimement liée à la pré-cédente par une couche de lames blanchesinterceptant des vides, et formant le tissucellulaire.

Une autre couche de ce même tissu faitadhérer, mais plus lâchement, la membranemusculaire à la membrane interne qui ta-pisse les parois de cette poche si merveil-leuse dans sa fonction qu’on appelle digestion.

Destinée à supporter le contact immé-diat des aliments et des boissons, enduitede mucosités, ayant dans sa structure descryptes ou de petites cavités glanduleuses ,dont les parois sont les organes sécréteursde ces mucosités, cette dernière membranese distingue des deux membranes précéden-tes par des propriétés vitales, organiques etphysiques spéciales.

Des vaisseaux sanguins, artériels et vei-neux, des vaisseaux lymphatiques, des nerfsenfin , dont l’origine, les rapports et la dis-tribution dans l’estomac ont des caractèresparticuliers, complètent et vivifient cet en-semble compliqué dont nous venons d’énu-mérer les différentes parties.

Une membrane très analogue à cellequi tapisse l’intérieur de l’estomac se re-trouve , avec de légères modifications, danstoute l’étendue du canal intestinal. Unemembrane ayant des caractères semblablestapisse l’intérieur de la vessie urinaire, etl’urètre, son canal excréteur. On en rencon-tre encore une autre très analogue dansl’intérieur des narines, de la cavité buccale,du conduit aérien pour la respiration, ou dela trachée-artère. Partout cette membrane