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Tome premier.
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AN A

billes courtes, découvertes latéralement dansl’inaction, bifides à l’extrémité, et sans dentsà la partie supérieure. Antennes grêles, fili-formes, à articles coniques. Tête un peu dila-tée au dessus des antennes; épistome for-mant une saillie largement tronquée, sub-rectangulaire ou légèrement trapéziforme.Yeux transverses, grands, bien ouverts, unpeu convexes. Prothorax à angles posté-rieurs bien inarqués, subrectangulaire ou lé-gèrement rétréci dans les mâles. Ecussonsaillant entre les élytres en une pointe trian-gulaire, émoussée au bout. Base des élytresrarement marginée entièrement. Tibias an-térieurs des mâles sinueux au côté interneou fortement courbés; les mêmes, dans lesfemelles, plus droits et plus épais; posté-rieurs légèrement comprimés, sinueux etallant en grossissant insensiblement vers l’ex-trémité, ou courbés et brusquement épais-sis au bout. Tarses grêles et filiformes. —M. Dejean ( Catal., 3 e édit. ) rapporte à cegenre 20 esp., dont aucune n’est d’Europe ;elles appartiennent toutes, soit à la Russieméridionale-orientale, soit à la Sibérie , soità la Bucharic, soit à la Daourie, soit enfin àla Mongolie . Les principaux caract. du g.Analolica ont été représentés grossis par M.Solier, dans le 4' vol. des Ann. de la Soc.ent. de /'rance, pl. vin, fig. 12-20. (D.)

ANATOME. Anatomus [i-jxto/ii , inci-sion). moll. — Montfort, dans le premiervolume de sa Conchyliologie systématique,a proposé ce g., que, dit-il, il a observédans les mers de l’Inde , fixé en très grandeabondance sur le Fucus natdns. L’un despremiers, nous nous sommes singulièrementdéfié des travaux très légers de ce natura-liste. Ayant trouvé dans son ouvrage despreuves évidentes de fréquents mensonges,ce n’a été qu’avec une extrême réserve quenous avons parlé des travaux d’un naturalis-te aussi suspect. Nous pensons que son g.Anatomeaété formé pour desSpirorbes acci-dentellement fendues sur le bord ; par consé-quent, il appartient aux Annélides tubicoles.f. spirorbes. (Desh.)

ANATOMIE. ( Kvxro/i/], dissectioii ;(F ivx.-tifj.-M , je coupe à travers. ) zool.

§ I. — De l’Anatomie en général.

L’Anatomie est à la fois un art et une

science. C’est l’art de séparer avec le scalpel,et de rendre évidentes, par ce moyen oupar d’autres procédés, les formes et les struc-tures intérieures les plus intimes dont secompose l’organisme animal.

C’est aussi la science de l’organisation,ayant pour tâche de réunir les notions par-ticulières ou générales acquises sur toutesles parties de cette organisation, extérieureou intérieure, au moyen des instruments etdes procédés de l’art de l’anatomiste.

L’organisation étant la première conditionde la vie, on concevra facilement que sonétude, objet de l’Anatomie considérée com-me science, est la clef de toutes celles qu’ilest possible d’entreprendre sur les êtresdoués de la vie.

Dans l’état actuel des connaissances hu-maines, cette partie des sciences naturelles,qui expose avec ordre tous les détails de for-me , de structure et de composition des ma-chines organiques , doit comprendre , nonseulement les tissus plus ou moins solidesqui donnent à ces machines une forme dé-terminée; mais encore les liquides, et mêmeles fluides aériformes, contenus dans lesvides de ces solides, et dont la présence estplus ou moins essentielle pour l’accomplis-sement des diverses fonctions de la vie.

L’Anatomie est-elle une science par elle-même? Peut-on étudier uniquement dans lesimple ordre des rapports de connexion, deforme ou de structure, indépendamment deleur emploi dans le grand phénomène de lavie, les diverses parties dont se composel'organisme animal ? C’est ce que nous exa-minerons dans ce paragraphe et dans lessuivants.

L’usage des parties est le point de vuequi domine les descriptions anatomiquesdès la plus haute antiquité. C’est ce pointde vue qui transforme en notions plus oumoins générales ces simples impressions queproduisent sur nos sens les formes et lesstructures des animaux, telles que nous lesdécouvre l’art de l’anatomiste. C’est seule-ment en saisissant les rapports de ces formeset de ces structures, si nombreuses et si va-riées , avec les phénomènes multiples de lavie, que l'Anatomie peut s’élever du simplerang qu’elle occupe, comme art, à celuid’une science dont les abstractions, de-venues graducllemen! et lentement de plus