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dont l’ensemble constitue le squelette. Lespartiesdures, ouïes os, entrent dans la com-position de beaucoup d’organes chargés defonctions particulières. Elles renferment etprotègent essentiellement, ainsi que nousvenons de le dire, les principaux centresnerveux. Les organes de la vision, de l’audi-tion, de l’odoration, de la gustation, sont plusou moins à l’abri des lésions extérieures,sous des voûtes, ou dans des anfractuositésosseuses.
La cage osseuse de la poitrine renferme lecœur et les poumons, et conserve dans lesparois solides une certaine mobilité pour lemécanisme de la respiration; mais c’est plusgénéralement pour la station et la progres-sion sur deux pieds, et pour la préhension, quesont arrangés les leviers osseux de la colonneépinière et des membres, et admirablementadaptés les uns aux autres pour l’usage au-quel chacun d’eux est particulièrement des-tiné. Toutes ces parties dures, osseuses,dont l’emploi est très varié dans les diffé-rentes parties de l’organisme, ont cependantdes caractères communs de compositionchimique , de composition élémentaire, detissu, d’accroissement, qui distinguent cetensemble qu’on peut appeler Système os-seux.
Le corps est limité et protégé tout à lafois par la peau et les poils ou les cheveuxqui s’élèvent à sa surface, et même par lesongles qui terminent les extrémités. Ces dif-férentes parties, qui mettent tout l’organis-me en rapport avec le milieu ambiant ou lesagents physiques, et .en général avec le mon-de extérieur, forment le système tégumen-taire, dont l’étude se lie à celle de toutesles autres parties de l’organisme.
Enfin, tous les organes concrets, remplis-sant telle ou telle fonction particulière, sontcomposés, dans une proportion plus oumoinsconsidérable, de ce tissu cellulaire que nousavons dit lier la membrane musculeuse del’estomac, soit à sa membrane péritonéale,soit à sa membrane muqueuse. Ce tissu cel-lulaire est l’organe élémentaire le plus géné-ral et le plus simple.
Son étude dans toutes les parties de l’or-ganisme, et les modifications qu’il y subit ;celle de l’organe élémentaire nerveux et deson agrégation en système; celle de l’or-gane élémentaire musculeux, et des proprié-
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tés de la fibre musculaire dans tous les orga-nes concrets où elle se rencontre; l’étude dusystème osseux, celle de la peau et des autresparties tégumentaires ; l’étude des membra-nes séreuses, muqueuses, etc., etc.; celle dessystèmes vasculaires sanguins, lymphatiques,considérés dans leur structure intime, dansleur disposition la plus générale, dans leurspropriétés chimiques, physiques, organiques,vitales, composent cette partie de la sciencede l’organisation qu’on appelle, depuis Bi-chat, Anatomie générale.
§ 3 . — De l’Anatomie comparée.
C’est à la science de l’organisation desanimaux qu’on a réservé le nom d’anato-mie comparée , parce que son étude , dansle principe , avait pour point de départ, poursujet de comparaison, l’organisation del’homme.
Sans doute l’Anatomie générale telleque Bichat l’a conçue est aussi une Ana-tomie comparée, mais bornée à l’étudede l’homme. Dans cette limite étroite, lascience est loin d’atteindre l’exactitude,la vérité et les généralités qu’elle doit,qu’elle peut embrasser, lorsqu’elle s’étend ùl’étude des animaux. Pour n’en citer qu’unexemple , les membranes séreuses étudiéesdans les animaux vertébrés ne sont pas,sans exception, des sacs fermés de toutesparts, comme l’avait cru Bichat. La cavitédu péritoine s’ouvre chez plusieurs pois-sons, soit immédiatement au dehors , der-rière l’anus ( les Saumons, les Lamproies ),soit dans le cloaque (les Sélaciens).
Chez ces derniers, la cavité même du pé-ricarde a une sorte d’embouchure dans cel-le du péritoine, et peut aussi, par cet inter-médiaire , communiquer avec le milieu am-biant.
Chez les Oiseaux, les sacs des plèvres etdu péritoine sont sous-divisés en cellulesaériennes, dans lesquelles l’air de la respi-ration pénètre , et dont les parois intérieu-res se continuent largement avec la mu-queuse des bronches. On ne voit donc plusdans toute cette classe cette séparation tran-chée entre les séreuses et les muqueusesqui semble les caractériser lorsqu’on ne lesétudie que chez l’homme. Il est vrai queleur communication chez la femme par le
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T. I.