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tes découvertes sur la structure des os et desdents, et sur leur accroissement (1).
Procédés chimiques soit pour augmenterla consistance des organes , soit pour ra-mollir et même dissoudre quelques partiesélémentaires des organes concrets. — L’artde l’anatomiste met souvent en usage lamacération, c’est-à-dire le séjour dans l’eaudes parties organisées , afin de ramollir, defondre, de dissoudre les filets, les lames dutissu cellulaire, qui lient , qui unissent cer-taines membranes entre elles, et qu’on par-vient ainsi à détacher , à isoler les unes desautres, pour les observer et les décrire sé-parément.
C’est un moyen d’analyser les organesconcrets, afin de prendre une idée plus net-te de leur composition, en facilitant les pro-cédés de dissection employés pour les dé-composer.
Dans une vue tout opposée, celle de don-ner plus de consistance aux organes, tou-jours afin de faciliter leur dissection, onpeut faire macérer les substances animalesdans l’alcool, ce qui les durcit, rend les filetsnerveux et les fibres musculaires plus ap-parentes , et facilite les procédés de dissec-tion au moyen desquels on cherche à iso-ler les nerfs ou les muscles. Plusieurs autresprocédés chimiques peuvent servir à durcir,à ramollir, ou même à fondre , à dissou-dre, à enlever ainsi certains éléments orga-niques , afin de mettre à découvert d’autresparties des organes concrets. Tel est celuiau moyen duquel on enlève des os ou desdents, sans les déformer, tous les sels cal-caires dont ils sont pénétrés, en plaçant cesorganes dans un acide minéral plus ou moinsétendu d’eau.
Microscope. — La vue simple est loin depouvoir nous révéler tous les détails de l’or-ganisation ; tous les attributs physiques deforme , de couleur, de densité, qui distin-guent les tissus des animaux ; tous les carac-tères physiques et même organiques queprésentent leurs fluides.
Heureusement que la découverte du micro-scope a mis les anatomistes à même de péné-trer plus avant dans l’intimité de l’organisa-tion, de distinguer des formes qui n’ont qu’un
(1) Comptes rendus de VAcadémie des sciencesde 1840, premier semestre, p. 143, 303 et 429.
millième de ligne de diamètre ; de voir dis-tinctement celles qui ne s’élèvent qu’à uncentième, à un deux-centième, ou même àun trois-centième de millimètre.
Ce moyen, qui n’est pas exempt de beau-coup d’illusions, avait merveilleusement ser-vi à Leuwenhoeck, à la fin du 17 e siècle,malgré les imperfections de l’instrumentdont il pouvait disposer, à faire ses belles etétonnantes découvertes sur les animalcules,les zoospermes, les globules du sang, la cir-culation de ce fluide dans les vaisseaux ca-pillaires de plusieurs animaux, etc., etc.
Beaucoup trop négligé par les anatomistesdu 18 e siècle, il a été repris par les ana-tomistes de l’époque actuelle comme unmoyen d’investigation indispensable, auquelon peut avoir recours avec beaucoup moinsde dangers d’erreurs, par suite des perfec-tionnements que la physique a apportés àcet instrument précieux, et de l’expérienceacquise de ses avantages et de ses inconvé-nients par l’usage journalier qu’en font ungrand nombre d'anatomistes. Le microsco-pe dévoile à nos yeux l’organisation intimejusque dans les éléments les plus simples ,ceux où se passe le mystère de la vie.
Non pas que cette révélation soit toujourstellement concordante dans les observationsdes micrographes les plus exercés, qu’onpuisse, qu’on doive y ajouter une foi abso-lue, et sans la réserve de quelques doutes.
Il suffira, pour en juger, de jeter un coup-d’œil sur l’utile recueil d 'Anatomie micro-scopique publié par M. L. Mandl. (Paris ,Baillière, 1838-1859.) On y apprendra, entreautres, combien il y a eu jusqu’à présent demanières de voir au sujet de la fibre mus-culaire élémentaire, dans les descriptionsécrites et figurées qu’en ont données les ob-servateurs micrographes.
Dessins , gravures. — Les dessins et lesgravures, qui multiplient l’image des formesque l’anatomiste aurait souvent beaucoup depeine à faire connaître avec le simple lan-gage, sont des moyens très utiles de donnerl’intelligence des faits dont l’Anatomie secompose, et d’en conserver la mémoire ; ilsservent conséquemment à répandre les con-naissances anatomiques. L’art du dessin et ce-lui de la gravure doivent donc être comptésparmi les procédés de l’art de l’anatomiste.
La connaissance des formes organiques