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Dissection dans l’eau. — Lorsque l’or-gane que l’on veut analyser par la dissec-tion est petit, le procédé qui consiste à leplacer dans une assiette ou dans un petitbassin rempli d’eau ; à le fixer avec des épin-gles sur un plateau de cire, qui est lui-mê-me adhérent à une lame de plomb, est ex-trêmement utile pour distinguer les partiesles plus délicates de la structure des organesou les tissus qui ont peu de consistance.
Le poids de l’eau, la moindre légèretéspécifique de ces organes ou de ces tissus,détermine dans ce liquide, sans efforts, sansdéchirure, le déploiement des filaments lesplus déliés des membranes les plus minces.Les épingles et la cire donnent des moyensfaciles de les étaler à volonté, et de lesmontrer sous l’aspect le plus favorable auxrecherches et aux observations. C’est parl’emploi de ce procédé que M. Cuvier estparvenu à faire ces belles, et cependant sidifficiles Anatomies des mollusques, et en-suite ces admirables dessins qui représen-tent, avec tant de vérité et de clarté, l’orga-nisation compliquée de ces animaux. Ceprocédé a été pour le maître de la sciencel’occasion d’une grande partie de ses décou-vertes en Anatomie. Il est devenu, entre lesmains des nombreux anatomistes que M.Cuvier a rendus témoins de sa grande utili-té, un moyen de succès nombreux dans lesrecherches qu’ils ont entreprises pour l’a-vancement de la science de l’organisation.Ce simple procédé doit donc être mis aurang des plus utiles qu’emploie l’art de l’a-natomiste.
Procédé des injections. — Les vaisseaux ,les canaux, les sinus plus ou moins anfrac-tueux, dont peuvent se composer les diffé-rents organismes, les communications deces diverses capacités entre elles ou avecd’autres parties du même organisme, leursdirections différentes, leur étendue, leursdiversions, leurs rapports, sont mis en évi-dence par les divers procédés des injections.
Ils consistent, le plus souvent, à introduiredans ces capacités vasculaires ou autres dessubstances colorées, liquides au moment deleur introduction, mais susceptibles dé sesolidifier, et de prendre plus ou moins deconsistance par le refroidissement.
C'est par ce moyen ingénieux des injec-tions que l’anatomiste met en évidence les
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réseaux vasculaires les plus déliés à la sur-face des organes, et qu’il parvient à les dé-couvrir, avec le scalpel, dans leur profon-deur. C’est par ce procédé des injectionscolorées que Ruisch avait acquis une répu-tation extraordinaire; réputation qui étaitrelative à son époque, et que ses prépara-tions ne pourraient plus lui mériter, h enjuger du moins par le petit nombre de cellesqui existent dans les collections de l’univer-sité de Leide.
Injections au mercure. — Le procédé desinjections consiste souvent à se servir dumercure , dont le poids , mesuré a volontépar la colonne de ce métal qui s’élève dansle tube ou siphon employé pour cette espè-ce d’injection, suffit pour pénétrer dans lesvaisseaux les plus fins, les plus capillaires,et pour vaincre la résistance de leurs paroisà sa pénétration. C’est par ce procédé desinjections au mercure que le système lym-phatique a été successivement découvertdans l’homme et dans les animaux vertébrés.
Alimentation colorée ou colorante. — Jene puis m’empêcher d’indiquer ici le pro-cédé des injections naturelles , ou l’intro-duction, dans l’état de vie, de l’eau coloréepar le carmin ou l’indigo , pour dessiner etrendre évidentes les formes du sac ou ducanal alimentaire des animalcules homogè-nes. On sait que M. Ehrenberg, qui s’estservi de ce procédé avec plus de succès queses prédécesseurs, appelle ces animaux po-lygastrcs, parce qu’il a rendu évident parcette nutrition colorée un grand nombre depoches accessoires, en apparence, du sac oudu canal alimentaire, qui se sont rempliesde cette eau rouge ou bleue, et qu’il regardecomme autant d’estomacs.
C’est encore le cas de parler de la garance,de cette substance colorante, qui, mêléeaux aliments des jeunes animaux , dans lesexpériences animales de Duhamel, rougitleurs os en se combinant aux sels calcairesque la nutrition y dépose, et donne la mar-che, montre les traces de leur accroissementsuccessif.
M. Flourens, qui a eu l’heureuse idéede reprendre les expériences de Duhamel,vient de montrer qu’au point de vue actuelde l’anatomie et de la physiologie, c’est,pour ainsi dire, un procédé nouveau , aumoyen duquel on peut espérer d’importan-