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Tome premier.
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que dan;s l’histoire de l’art de l’anatomiste (1).

Tels sont les différents points de vue souslesquels on peut envisager l’Anatomie del’homme et des animaux dans son état actuel.

Cette science importante, cette scienceimmense, si on l’étend à tout ce qui a vie ,cette science infinie comme la nature orga-nisée , sinon dans sa réalité actuelle, dumoins dans son sujet et dans son but, a prisplace de nos jours (2) parmi les sciences natu-relles , comme une apparition gigantesque ,comme un nouveau monde, offrant à l’inves-tigateur de la nature un vaste champ sanslimites de découvertes incessantes.

(G. L. Diivervoy.)

ANATOMIE VÉGÉTALE( d variai],dissection), bot. — L’Anatomie végétale apour objet la connaissance de la structureintime des végétaux. Cette dénomination,appliquée au règne végétal, est moins éten-due que quand elle a pour objet l’organisa-tion des animaux. Ainsi, l’Anatomie animalecomprend non seulement la connaissance destissus élémentaires qui entrent dans la for-mation de tous les organes, et qu’on désigneaussi sous le nom d 'éléments anatomiques ,comme le tissu cellulaire , le tissu nerveux ,le tissu musculaire, etc.; mais elle a égale-ment pour objet la description spéciale dechacun des organes constituant le corps, étu-dié dans sa position, sa structure , sa com-position , son étendue, etc. De lit la divisionde l’Anatomie animale en deux parties biendistinctes : 4° l’Anatomie générale ou destissus; 2° l’Anatomie descriptive , ou topo-graphie des organes. Il n’en est pas de mêmeen botanique. L’Anatomie végétale ne s’oc-cupe que de l’étude des tissus élémentairesqui composent les organes; elle correspond ,par conséquent, à l’Anatomie générale desanimaux. Quant à l’Anatomie descriptive desparties constituantes ou des organes des vé-gétaux, elle constitue une branche à part de

( 1 ) Voir C. Duméril : Essai sur les moyens deperfectionner et d'étudier l’art de l’anatomiste.Paris , 1803. — Et le Nouveau Manuel de l’Ana-tomiste, par E.-A. Lants, 2' édit. Paris , 1830.

(2) Nous faisons tous nos efforts pour donnerune esquisse de ses progrès récents et de sonétat actuel dans la nouvelle édition des Leçonsd'Anatomie comparée de G. Cuvier, dont le t. Vitparaît en ce moment. Paris , Fortin, Masson etCompagnie, 1810 .

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la botanique, que l’on désigne sous le nomA'organographie. (F. le mot Botanique, oùnous donnerons l’indication des diverses di-visions qui ont été établies dans cette scien-ce.)

La structure des végétaux est générale-ment plus simple que celle des animauxconsidérés dans leur ensemble, et cettesimplicité d’organisation est en rapport a-vec le nombre moins considérable des fonc-tions dont leur vie se compose. Ainsi, tan-dis que dans le règne animal la vie est lerésultat de deux ordres différents de fonc-tions , les fonctions vitales ou végétatives, quiservent à entretenir la vie de l’individu, et àpropager les espèces, et les fonctions de rela-tion, destinées à mettre l’être en rapport avectous les corps qui l’environnent, et par les-quels il peut être influencé, la vie des plan-tes se réduit aux seules fonctions vitales,que, pour cette raison, on a égalementdésignées sous le nom de végétatives , tandisque les autres sont appelées fonctions ani-males , parce qu’en effet on ne les observeque dans les animaux. Il résulte de là néces-sairement que les plantes manquent des or-ganes servant aux fonctions dé relation, et,par conséquent, des éléments anatomiquesqui les composent. Aussi, chez elles, n’y a-t-ilni muscles, ni nerfs, c’est-à-dire ni organesde la locomotion , ni organes de la sensibili-té , qui sont les deux grandes fonctions derelation des animaux ; et, par suite , ni tissumusculaire, ni fibre nerveuse. Il n’y a doncdans les plantes que des organes de nutritionet des organes de reproduction.

De ce qui précède il résulte que l’Anato-mie végétale ne comprend que la connaissan-ce des tissus élémentaires ou éléments ana-tomiques qui constituent les organes des vé-gétaux. Quoiqu’au premier abord ces tissusélémentaires se montrent sous des formesassez variées, et qu’ils semblent souvent fortdifférents les uns des autres, par exempledes utricules ou des tubes creux ou vais-seaux ; cependant on peut admettre, et l’ob-servation confirme cette vérité, qu’il n’existedans les végétaux qu’un seul élément anato-mique primitif, Vutricule ou les utricules,dont le groupement constitue le tissu ulri-culaire. Nous verrons en effet par la suite,quand nous traiterons spécialement du tissuutriculaire, qu’originairement il constitue à