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Tome premier.
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lui seul tous les organes du végétal, et queseulement plus tard quelques unes de sesparties se modifient et se transforment soiten tubes courts ou utricules allongées, soit, en véritables vaisseaux. Ainsi nous n’admet-tons dans les plantes qu’un seul tissu élémen-taire, qui, en se modifiant, constitue tousÇ leurs organes ; mais ce tissu élémentaire peutse présenter sous trois formes principales ,susceptibles chacune de plusieurs modifica-tions. Ce sont : 1° le tissu utriculaire simpleou primitif, composé d’utricules de formevariée, rapprochées et plus ou moins inti-mement soudées ensemble, de manière àformer une masse ou un tissu continu. Cesutricules, primitivement globuleuses, pren-nent , en se pressant et se soudant mutuelle-ment les unes contre les autres, une formeplus ou moins régulièrement dodécaédrique,de telle sorte que leur coupe transversale of-fre une figure hexagonale, dont les côtéspeuvent être égaux ou inégaux; 2° le tissuvasculaire, composé de tubes très grêles,généralement simples, cylindriques ou an-guleux , destinés à contenir soit des liquides,soit des gaz, et qui, au premier abord, pa-raissent si différents des utricules, bienqu’ils en procèdent constamment ; 3° enfin ,une forme intermédiaire entre les utriculeset les vaisseaux, c’est-à-dire participant à lafois des uns et des autres, et qu’on a dési-gnée sous les noms de tissu ligneux, de tis-su fibreux, de tissu fibro-ulriculaire , detissu cellulaire allongé, etc. C’est, en effet,ce tissu qui constitue uniquement les fibresligneuses soit dans les Monocotylédonés, soitdans les Dicotylédonés . Il se distingue des; utricules proprement dites par sa forme plus' allongée, par ses deux extrémités amincies enpointe ou taillées obliquement en bizeau : et,enfin, par ses parois généralement très épais-j ses, et dans l’épaisseur desquelles on aper-; çoit souvent des couches distinctes les unes| des autres. Par ces différents caractères, eti surtout par leur longueur moins considéra-is ble, ils se distinguent des vaisseaux.

| La forme d’un dictionnaire ne se prête pas: à ce que nous traitions ici avec détails de

toute l’Anatomie végétale; un semblabletravail aurait trop d’étendue. Néanmoins,nous croyons utile de donner une idée gé-nérale et succincte de l’Anatomie des vé-gétaux , parce que, dans le cours de cet ou-

vrage , nous aurons à faire connaître suc-cessivement les particularités d’organisationde chacun des principaux organes des plan-tes , et qu’il est, par conséquent, indispen-sable d’avoir une connaissance exacte de lastructure anatomique des plantes, considé-rée dans sa généralité. En effet, en traitantspécialement de chacun des organes, nousferons connaître sa structure intime, et nouspasserons ainsi successivement en revue tou-tes les modifications que le tissu élémentairesubit dans chacune des parties constituantesdu végétal. Ainsi, par exemple, aux motslige, racine, feuilles, etc., nous expose-rons avec détails l’organisation anatomiquede chacun de ces organes dans toutes leursparticularités.

Nous croyons utile de donner ici, en fa-veur des personnes qui, sans en avoir encorel’habitude, voudraient se livrer à des re-cherches d’Anatomie végétale, quelques con-sidérations générales sur la manière de fairedes observations.

Les éléments anatomiques des végétauxsont tellement fins et délicats, que leur struc-ture échappe à notre vue. Pour l’apprécieret la bien connaître , nous avons besoin dusecours du microscope ; aussi l’Anatomie vé-gétale est-elle une science toute moderne, etdont les anciens n’ont eu aucune connais-sance. Malpighi et Grew, à peu près à la mê-me époque, c’est-à-dire vers la fin du 16'siècle, doivent être considérés comme lespères de cette branche de la botanique. Tou-tes les observations faites avant eux sont àpeu près milles pour la science, et ne nousfont en aucune manière connaître la vraiestructure des végétaux. Mais, depuis cetteépoque, des travaux importants ont été faitsdans presque toutes les parties de l’Europe ,et spécialement en Allemagne, en France eten Angleterre. Une louable émulation s’estétablie entre les savants de ces pays, et adonné naissance à des découvertes qui ontsingulièrement perfectionné la structureanatomique des végétaux ; aussi aurons-nousà citer bien souvent dans cet ouvrage, parmiles botanistes allemands , les noms de MM.Treviranus , Link, Bernhardi, Rudolphi,Schultz, Mohl, Moldenhaver, Meyer, Ungcr,etc. ; en France , ceux de MM. de Mirbel,Turpin, du Trochet, Adolphe Brongniart ,Pecaisne ; etc., et enfin MM. Robert Brown