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sées dans ane masse continue , que l’on acomparée tour à tour soit à une épongée,soit à la mousse légère qui s’élève à lasurface de l’eau de savon agitée , ou des li-queurs alcooliques en fermentation. Maisaujourd’hui il est généralement reconnu quele tissu utriculaire se compose de petits corpsvésiculaires, qu’on peut considérer commeayant été primitivement distincts, et qui ontfini par se souder entre eux. Cette structureavait déjà été parfaitement indiquée parMalpighi , dans son Anatomie des plantes ,il y a plus d’un siècle et demi. Et, en effet,ce grand anatomiste se sert déjà du motutricules pour distinguer les parties consti-tuantes du tissu cellulaire. Sprengel en1802, et MM. Linck, du Trochet, et un grandnombre d’autres phytotomistes, ont mis cefait dans tout son jour. D’abord, cette sépa-ration des utricules se fait quelquefois natu-rellement, par exemple dans l’intérieur decertaines tiges herbacées, ou de pétioles, ouenfin d’autres organes parenchymateux, dontl’accroissement a été très rapide ; mais onpeut l’obtenir avec la plus grande facilité enfaisant bouillir pendant quelques instants unfragment de tissu utriculaire soit dans l’aci-de azotique, soit dans l’eau simple. On voitalors, comme nous l’avons déjà dit, les di-verses parties constituantes du tissu végétals’isoler les unes des autres, et se montreravec les caractères qui leur sont propres.
A. Formes des utricules. ( Consultez lesplanches de l’Atlas consacrées à l’Anatomievégétale, et l’explication des figures.) —Lorsque, dans une partie d’un végétal, oncherche à déterminer la forme des utricules,en soumettant à l’examen microscopique unecoupe transversale de ce tissu on reconnaîtque celles qui le composent présentent uneaire polyédrique, et le plus souvent hexa-gonale. Cependant cette forme de la cou-pe transversale des utricules n’est pas telle-ment générale qu’on ne la trouve fréquem-ment modifiée, soit dans le nombre de sesangles et de ses faces, soit dans leur pro-portion et leur régularité. La forme vraimentprimitive des utricules, c’est-à-dire cellequ’on observe dans les végétaux ou les orga-nes végétaux, à la première période de leurdéveloppement, approche plus ou moins de laforme globuleuse ; mais il est rare qu’elle seconserve long-temps dans cet ctat. Les utri-
cules, par suite de leur multiplication et despressions diverses auxquelles elles sont soumi-ses , se présentent sous des aspects extrême-ment variés. Généralement, elles deviennentpolyédriques, et leur forme est à peu près celle d’un dodécaèdre ; de là la forme hexago-nale que montrent les utricules d’une massecelluleuse coupée transversalement. Mais ilarrive bien souvent aussi que, dans leur agen-cement général, les utricules prennent laforme de prismes anguleux, juxtaposés lesuns sur les autres, de manière à ressembler,s’il est permis de faire une semblable com-paraison , à des masses de basalte prismati-que : c’est ce que l’on observe fréquemmentdans des coupes faites suivant la longueur del’organe, dans le parenchyme des tiges parexemple.
La forme hexagonale a quelquefois unerégularité presque parfaite, c’est-à-dire queses six côtés sont égaux entre eux; maisnéanmoins il arrive plus souvent que cha-que utricule, bien que conservant encoredans sa coupe transversale une aire à sixpans, est cependant plus ou moins irrégu-lière , parce qu’une ou plusieurs de ses facesont pris aux dépens des autres un dévelop-pement plus considérable. II peut même sefaire que les utricules perdent, ainsi une oumême deux de leurs faces, et qu’elles setrouvent réduites à une forme pentagonaleou carrée.
Les utricules sont quelquefois disposéessans ordre dans la masse qu’elles consti-tuent; mais, très souvent aussi, elles sont su-perposées régulièrement les unes au dessusdes autres, de manière à constituer des sé-ries longitudinales. Cette disposition s’obser-ve fréquemment dans les plantes monocoty-lédonées, particulièrement dans la masse dola tige.
Telles que nous venons de les décrire, lesutricules sont, en quelque sorte, à leur étatnormal ; mais il y en a quelquefois qui ontune forme extrêmement irrégulière et telle-ment anomale, qu’il est fort difficile delàcomprendre, à moins qu’on ne les considèrenon plus comme des utricules simples,mais comme des groupes d’utricules soudéesirrégulièrement. Nous aurons occasion derevenir sur ces cellules irrégulières et ano-males , quand nous traiterons spécialementde la structure des feuilles, qui sont les or-