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lumière ce que l’on gagne en amplification.
Il est une substance dont l’emploi estbien avantageux, et qui souvent sert mer-veilleusement pour bien distinguer les di-verses parties constituantes des tissus végé-taux : c’est la teinture d’iode. En effet, nonseulement elle colore instantanément lesgrains de fécule en une belle couleur bleueviolacée, ce qui, sur-le-champ, fait recon-naître ceux-ci, et les distingue des autrescorps que les tissus pourraient contenir;mais, en donnant aux membranes végétalesune teinte jaune ou brun-clair, elle fait dis-tinguer la disposition de parties que leurextrême ténuité et leur transparence ne per-mettaient pas d’apercevoir.
Il faut quelquefois avoir recours à la ma-cération dans l’eau , pendant un laps detemps plus ou moins long, pour bien re-connaître la disposition des éléments anato-miques, et spécialement celle des faisceauxvasculaires. En effet, par ce moyen, on sé-pare et détruit en grande partie le tissuutriculaire, et les vaisseaux plus résistantsmontrent plus clairement leur disposition etleurs anastomoses. On obtient plus rapide-ment le même effet en faisant bouillir pen-dant une minute ou deux dans de l’acideazotique pur ou légèrement affaibli la partiedont on veut reconnaître la structure. L’a-cide azotique jouit de la propriété de des-souder et d’isoler toutes les parties consti-tuantes du tissu végétal, que l’on peut alorsétudier bien plus facilement. Nous borne-rons là ces observations préliminaires, etnous allons donner, en abrégé, une idée gé-nérale de la structure anatomique des vé-gétaux.
Coup d’œil général sur la structure deséléments anatomiques des végétaux.
Ainsi que nous l’avons dit précédemment,en commençant cet article, il n’existe qu’unseul élément anatomique primitif dans lesvégétaux : c’est Vulricule. Elle est pour lerègne végétal ce que la forme primitive estpour les espèces minérales ; toutes les autresformes n’en sont que des modifications, et,par conséquent, peuvent y être rapportées.L’utricule ou plutôt les utricules, en se ré-unissant et se soudant, forment une massecontinue ou un tissu spécial, que l’on a dé-
signé sous les noms de tissu utriculaire,tissu cellulaire , parenchyme , etc. Le tissuutriculaire est donc l’élément fondamentalde toute l’organisation des végétaux ; maisil se modifie de différentes manières, et peutprendre des formes extrêmement diverses, àtel point que ces formes ont été regardéespar plusieurs phytotomistes comme consti-tuant autant de tissus primitifs. Ainsi, lors-qu’on examine avec les moyens amplifiantsconvenables l’organisation intérieure d’unvégétal phanérogame, on voit qu’il se com-pose : 1° de cellules à parois minces et dia-phanes d’une extrême petitesse, d’une for-me variable, régulière ou irrégulière, tou-jours polyédrique; 2° de tubes courts, ter-minés en pointe à leurs deux extrémités, àparois épaisses et à diamètre intérieur trèspetit, disposées bout à bout, de manière àconstituer des fibres souvent très résistan-tes; 3° enfin de vaisseaux cylindriques ouanguleux, simples ou ramifiés, isolés ouréunis en faisceaux. Telles sont les trois for-mes principales sous lesquelles se présententles parties élémentaires qui entrent dans lacomposition des végétaux, et auxquelles ona donné les noms de tissu utriculaire , detissu fibreux ou ligneux, et de tissu vascu-laire. Quoique ces trois tissus ne soient quedes modifications d’un seul et même élé-ment anatomique, l’utricule végétale, noustraiterons pourtant de chacun d’eux en par-ticulier , afin d’en mieux faire connaître lanature.
§ 1. Du tissu utriculaire.
Ce, tissu est le principe de l’organisationvégétale parce qu’en effet il fait partie detous les organes constituants des plantesqui, à une certaine époque de leur dévelop-pement , en sont uniquement formés. On l’aencore désigné sous les noms de tissu cellu-,laire, tissu vésiculaire, et parenchyme.
Le tissu utriculaire se compose d’utriculesou de vésicules d’une extrême ténuité, à pa-rois minces et transparentes, très variéesdans leur forme, et soudées intimement lesunes aux autres, de manière à former un tis-su continu. C’est par suite de cette souduredes utricules entre elles que pendant long-temps on a considéré le tissu cellulairecomme formé de cavités ou de cellules ereu-
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