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et ressemblant en quelque sorte, pour l’as-pect , à une lame excessivement mince etdiaphane d’un verre incolore, sans y pouvoirdistinguer la moindre trace d’une structu-re organique quelconque. Cependant, pourquelques physiologistes, cette membraneaurait une organisation plus ou moins com-pliquée : ainsi, les uns la disent formée defibres intimement soudées; les autres, demolécules excessivement petites, disposéesen spirales. Nous n’avons à examiner nià discuter ces opinions, qui nous parais-sent d’ailleurs peu importantes, et qui sontfondées sur des faits vrais, mais formantplutôt une exception. Ainsi, pour nous, lamembrane utriculairc est mince, transparen-te, parfaitement incolore et sans organisa-tion appréciable.
Dans le plus grand nombre des cas, c’esten effet avec ces caractères que se montrentles utricules; mais, dans certains végétaux,leurs parois semblent présenter, soit des ou-vertures ponctiformes ou pores, soit desfentes transversales. Les vaisseaux offrentaussi de semblables dispositions. L’existenced’ouvertures sous la forme de pores ou defentes dans les parois des utricules ou desvaisseaux est un des points de l’Anatomievégétale qui a été le plus débattu parmi lesphytotomistes, surtout au commencementde ce siècle. M. de Mirbel, et, plus récem-ment, M. Amici, sont les observateurs quiont le plus fortement soutenu l’existence deces pores et de ces fentes dans le tissu cellu-laire et dans les vaisseaux; cependant cetteopinion ne paraît pas conforme à l’observa-tion rigoureuse des faits. 11 est vrai que, dansun assez grand nombre de végétaux, et par-ticulièrement parmi les Monocotylédonés, lesparois du tissu cellulaire paraissent percéesd’ouvertures ponctiformes, tantôt disposéessymétriquement par lignes parallèles, tantôtdispersées sans ordre. Plusieurs causes ontpu souvent en imposer aux observateurs, etleur faire croire à l’existence de véritablesperforations dans les parois des utricules làoù il n’en existe que l’apparence. Ainsi, parexemple, les grains de fécule Dns et tout àfait transparents qui sont fréquemment at-tachés à leur face interne ont pu être prisquelquefois pour des pores. Et, en effet, cespetits corps, à cause de leur transparence etde leur forme plus ou moins sphérique, agis-
sent à la manière de lentilles, et, concen-trant les rayons lumineux dans leur centre ,y montrent un point beaucoup plus éclairé,entouré d’une partie circulaire un peu ob-scure. Le point lumineux a été pris pour untrou, et la partie moins éclairée pour unbourrelet circulaire; mais ce cas n’est pascelui où l’erreur a été le plus souvent com-mise. 11 existe, comme nous l’avons dit pré-cédemment, des utricules dont les paroisoffrent soit des points transparents, soit deslignes transversales, qui ont entièrementl’apparence de pertes de substance. C’estdans ces cas que beaucoup de phytotomistescroient à l’existence de pores ou de fentes.Mais M. Mohl a prouvé dans ses différentsmémoires, et, entre autres, dans ses bellesanatomies des Palmiers et des Fougères re-cueillis au Brésil par MM. Spix et Martius ,que ces prétendus pores et que ces fentesétaient non pas de véritables ouvertures fai-sant communiquer ensemble les deux cellu-les contiguës, mais de simples amincisse-ments d’une partie de l’épaisseur de la paroides cellules. 11 en résulte que la coupetransversale d’un de ces points se présentesous l’apparence d’un enfoncement ou d’unesorte de petite niche , dont le fond est tou-jours bouché par une membrane, qui empê-che qu’elle ne soit complètement perforée.
Ce qui est remarquable , c’est que, dansune coupe longitudinale des vaisseaux oudes utricules où l’on observe ces pertes desubstances ponctiformes, celles des deuxutricules contiguës se correspondent ordi-nairement avec exactitude , de manière à cequ’on voie un grand nombre de petits ca-naux transversaux, présentant, dans leurpartie moyenne, c’est-à-dire dans le pointoù les deux utricules sont soudées, une petitemembrane en forme de diaphragme, quiempêche les deux utricules de communiquerensemble. Il est quelquefois très difficile d’a-percevoir la petite membrane dont nousvenons de parler, parce qu’en effet elleest excessivement mince; il arrive mêmeque dans certaines circonstances, surtoutpar les progrès de la végétation, elle nefinisse par disparaître complètement. C’estdans ce cas là seulement qu’on peut admet-tre l’existence de pores, c’est-à-dire de per-forations traversant complètement l’épais-seur des paroi6 des utricules. "Mais ces ou-