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Tome premier.
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rieur des corps plus petits, eux-mêmes com-posés ; en un mot, il y a, pour plusieursphytotomistes, une sorte d’emboîtementsindéfinis d’utricules de plus en plus petites.Nous ferons connaître avec plus de détails,au mot Chromule, cette organisation, et sur-tout les observations curieuses que SI. Slohia récemment publiées sur la chlorophylle.

Y. CIIROMl'LE.

C. Raphides. — Le tissu cellulaire de latige et de la racine d’un grand nombre devégétaux contient, dans l’intérieur même desutricules, des amas réguliers de petits corps

✓aciculaircs, raides et pointus aux deux extré-mités, que M. DeCandolle a désignés sous lenom de Raphides. Les Kaphides avaient étéparfaitement observées et décrites par plu-sieurs anatomistes. Ce sont, ainsi que Kieserl’avait reconnu depuis long-temps, des cris-taux excessivement grêles et allongés, le plussouvent d’oxalate, quelquefois de phosphatede chaux. Ces raphides sont toutes réu-nies parallèlement entre elles, et quelque-fois remplissent complètement Putricule.Indépendamment des Kaphides , on y trou-ve encore quelquefois d’autres cristaux deforme variée : ce sont tantôt des cristauxprismatiques et diversement groupés, tan-tôt des cristaux isolés. Ainsi, par exemple ,dans plusieurs plantes de la famille des Amo-mées , j’ai observé des cristaux rhomboédri-ques, rappelant tout à fait la forme du car-bonate de chaux.

D. Cambium. — Enfin les utricules con-tiennent fréquemment une matière qui, a-près avoir été liquide, se solidifie petit à pe-tit, s’organise, passe par tous les états inter-médiaires , depuis la forme mamelonnéejusqu’à celle d’.utricules parfaites, et ser-vant ainsi à la multiplication et à l’ac-croissement de toutes les parties do la plan-te. Cette matière est le cambium, dont M.de VTirbel a si bien étudié dans ces dernierstemps les développements successifs, aveccette sagacité, cotte persévérance et ce gé-nie d’observation , qui caractérisent les tra-vaux de ce savant physiologiste. (F. Cam-bium.)

Lacunes. — A mesure que les organes dela plante se développent et s’accroissent, letissu utriculaire qui entre dans leur compo-sition s’étend et se multiplie ; mais, lorsquecet accroissement est très rapide et très con-

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sidérable , comme dans les végétaux her-bacés , le tissu utriculaire se déchire, etil se forme dans l’intérieur des organes descavités accidentelles, qu’on désigne sous lenom de lacttnes. Ces lacunes sont ordinai-rement le résultat de la déchirure et de ladestruction partielles du tissu utriculaire.Elles sont communes dans l’intérieur destiges et des feuilles d’un grand nombre devégétaux qui vivent au voisinage des eaux,comme les joncs, les sagittaires, etc. La ca-vité très grande qu’on observe dans la tiged’un grand nombre de Graminées , d’Om-bcllifères, et de plusieurs autres plantes her-bacées dont la croissance a été très rapide,est une véritable lacune. La moelle conte-nue dans l’intérieur des branches du noyerprésente un grand nombre de cavités super-posées, séparées les unes des autres par descloisons minces, et qui sont aussi des lacu-nes. Leur cavité n’est pas tapissée par unemembrane propre, mais seulement par unemembrane accidentelle, résultant de la con-densation du tissu utriculaire, aux dépensduquel elle a été formée. Leur forme est ex-trêmement variable, le plus souvent elle esttrès irrégulière; d’autres fois, au contraire,elles offrent une certaine régularité. Les ré-servoirs connus sous les noms de vaisseauxpropres dans lès Conifères, les Térébintha-cées, etc., et qui sont remplis de térébenthi-ne ou de sucs gomtno-régineux, sont une for-me particulière de lacunes.

l'issu fbroso-utriculaire. — Le tissu cel-lulaire que nous avons décrit jusqu’à pré-sent est, en quelque sorte, cet élément anato-mique à son état de pureté primitive, et c’estainsi, en effet, qu’on l’observe dans le plusgrand nombre des cas; mais il présente quel-quefois une modification toute spéciale, etqui a été très bien étudiée dans ces dernierstemps. Les parois des utricules, au lieu d’ê-tre simples, présentent une ligne spirale ouspiricule contournée sur elle-même, et dontla disposition varie beaucoup. C’est à cettemodification qu’on a donné les noms de cel-lules fibreuses, tissu fbroso-utriculaire.

Le tissu fibroso-utriculaire existe dansplusieurs parties des végétaux, les feuilles,les racines, la moelle, les anthères, le tégu-ment des graines. Le premier auteur qui aitsérieusement appelé l’attention des phytoto-mistes sur ce point est le docteur Purkinje,