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Tome premier.
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modifications sont les principaux conduitsde la sève. En effet, dans quelques circonstances, les vaisseaux pneumalopliores peu-vent contenir les sucs séveux; mais c’est parexception, et leur principale fonction est deservir à la respiration du végétal, commenous le démontrerons plus tard.

I. Vaisseaux séveux .— La nature, la dis-position , la structure et la position des vais-seaux séveux , ne sont bien connues que de-puis un petit nombre d’années. M. le profes-seur Schultz de Berlin est le premier qui lesait décrits avec exactitude, et qui ait étudiéleur disposition générale dans toute la sériedes végétaux qui les contiennent. Il leur adonné le nom de vaisseaux laticifères , par-ce qu’ils ne contiennent que la sève élaborée,c’est-à-dire déjà propre à se convertir encambium ou matrice de l’organisation, etqu’en latin on désigne sous le nom de latex.

Ce sont des tubes simples ou ramifiés,complètement clos, à parois transparentes,sans apparence de ponctuations ou de lignestransversales; cylindriques quand ils sontisolés, prismatiques et anguleux quand ilssont réunis en faisceaux. Selon M. Schultz,ils peuvent se présenter sous trois états dif-férents, qui ne sont probablement dus qu’àdes différences d’âge : 1° en état de contrac-tion ; 2° en état d’expansion ; 5° en état d’ar-ticulation. Le latex où sève élaborée est unsuc ordinairement coloré, rarement incolore,et contenant des granules organiques, quipermettent d’en suivre le mouvement dansles différentes parties des vaisseaux.

Les vaisseaux du latex n’occupent pas lamême place dans les végétaux dicotylédonéset dans les végétaux monocotylédonés ; engénéral, ils ne sont pas très abondants. Dansla tige des premiers on ne les observe guèreque dans le parenchyme cortical, tantôt iso-lés, tantôt en faisceaux, tantôt enfin consti-tuant une couche continue ou à peu prèscontinue. Dans la tige des Monocotylédonés,ils font partie des faisceaux ligneux épars aumilieu du parenchyme qui constitue sa masse.On les trouve encore dans toutes les partiesherbacées de la plante accompagnant lesvaisseaux aériens.

Sous le nom de vaisseaux propres, on a,selon nous, confondu des organes fort diffé-rents. Ainsi on a donné ce nom : 1 0 tantôt auxréservoirs qui, dans l’écorce des Conifères et

des Térébinthacées, contiennent les sucs rési-neux , et qui ne sont que des lacunes vasi-f ormes ; 2° tantôt aux espaces intercellulai-res qui, à une certaine époque, se dilatentpour recevoir la sève; 5» tantôt aux fibresdu liber; 4° enfin aux véritables vaisseauxlaticifères. De tout ceci il résulte qu’on nepeut aujourd’hui admettre de vrais vais-seaux propres, tels qu’on les entendait au-trefois; mais que les sucs propres peuventêtre contenus soit dans des lacunes vasifor-mes, soit dans un système de vaisseaux par-ticuliers, ramifiés et anastomosés entre eux,et qu’on nomme vaisseaux laticifères.

II. Vaisseaux aériens .—Nous réunissonsici sous le nom de vaisseaux aériens 1° lestrachées, 2° les fausses trachées, 3» les vais-seaux réticulés, 4° les vaisseaux ponctués.

1° Des trachées ou vaisseaux en spirale.—Ce sont des tubes communément cylindri-ques , ayant une analogie frappante avec lesvaisseaux aériens des Insectes, auxquels ils ontemprunté leur nom. Ce qui distingue essen-tiellement ces vaisseaux, c’est qu’ils se com-posent d’un corps filiforme ou d’une lamemince et très étroite, que j’ai désignée sousle nom de spiricule, et qui est contournéesur elle-même en hélice. Tantôt les tours dela spiricule sont contigus, et ne laissent au-cun intervalle entre eux; tantôt, au contrai-re, ils sont plus ou moins éloignés. Dans lepremier cas, il est à peu près impossible deconstater l’existence d’un tube extérieur, àl’intérieur duquel la spiricule est appliqués ;mais ce tube est évident quand les tours dela spiricule sont écartés. Ce tube est excessi-vement mince, diaphane, sans stries ni po-res, et son existence, incontestable dans cettedernière circonstance, peut porter à l’ad-mettre, même dans le cas où l’on ne peut laconstater directement.

La nature de la spiricule n’est pas encorebien déterminée. Quelques phytotomistesadmettent qu’elle est creuse, c’est-à-direque c’est un tube cylindrique ou comprimé ;d’autres, au contraire, pensent que c’est uncorps plein et solide. Nous reviendrons plusen détail sur ce sujet quand nous traiteronsspécialement des trachées.

La spiricule offre ordinairement une assezgrande régularité dans tous les points de sonétendue; et quand les tours sont écartés, ilssont généralement espacés d’une manière à