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Tome premier.
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ANA

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peu près égale; d’autres fois, au contraire ,on remarque une certaine irrégularité dansla disposition des tours, line de ces formesles plus remarquables, c’est quand la spiri-cule, après plusieurs tours continus, est in-terrompue, constitue plusieurs anneaux com-plets, et plus loin forme encore des spirescontinues. Nous avons observé cette modifi-cation des trachées dans les faisceaux li-gneux de la canne de Provence ( arundo do-nax L.), et nous lui avons donné le nom devaisseaux spiro-annuluires.

Les trachées ont une position bien déter-minée, et qui varie dans lès deux grandesclasses de végétaux cmbryonés, les seulesoù elles existent. Ainsi, la tige des Dicoty-lédonés ne les présente que dans la par-tie de la couche ligneuse la plus intérieurequi environne la moelle, en un mot dans lesparois de l’étui médullaire; nulle part ail-leurs de la tige on n’observe ces vaisseaux.Dans les tiges des Monocotylédonés, ils fontpartie des faisceaux vasculaires et ligneuxépars dans toute leur épaisseur, et générale-ment ils occupent la partie centrale de cesfaisceaux. On les y retrouve encore dans lespétioles, les nervures des feuilles, et les di-verses parties de la fleur qui ne sont que desmodifications des feuilles. On a cru pendantlong-temps que les racines en étaient dé-pourvues; mais nous en avons constaté l’exi-stence dans les racines des plantes dicotylé-donées où il existe un canal médullaire, etdans celles de plusieurs Monocotylédonés.

2' Des vaisseaux réticulés. — Ces vais-seaux ne sont probablement qu’une simplemodification des trachées, dans laquelle laspirieule, au lieu d’être enroulée régulière-ment et d’une manière continue, est irré-gulièrement ramifiée et anastomosée, de ma-nière à former un réseau à mailles très irré-gulières. Je les ai souvent observés dans lesracines; mais ils existent aussi dans la tige ,celle de la Balsamine par exemple.

3» Vaisseaux rayés. — On a nommé ainsides vaisseaux qu’on trouve abondammentrépandus dans un grand nombre des organesde la plante. Ils sont simples, cylindriquesou anguleux, quand ils sont réunis en fais-ceaux, et offrent, pour caractères distincts, deslignes transversales qui n’occupent qu’uneportion de la circonférence des vaisseaux. Ona émis sur la nature de ces lignes des opinions

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très diverses. Certains auteurs les ont regar-dées comme des fentes entourées d’un bour-relet : de là la dénomination de vaisseauxfendus; d’autres, comme de simples lignes( vaisseaux rayés ); quelques uns, commedes trachées incomplètes, dont la spirieuleest irrégulière et interrompue ( fausses tra-chées ). Nous reviendrons sur ces diver-ses opinions quand nous étudierons avecplus de détails la structure intime de cesvaisseaux. Nous avons dit tout à l’heure queles raies transversales qui caractérisent cettesorte de vaisseaux étaient quelquefois irré-gulières et inégales ; c’est ainsi qu’on les ob-serve dans le plus grand nombre des cas, et,en particulier, dans les faisceaux ligneux dela tige des plantes monocotylédonées. Mais ilarrive aussi que parfois ces vaisseaux, sur-tout quand ils sont réunis en faisceaux, pré-sentent ces lignes bien égales et symétrique-ment disposées les unes au dessus des autres.C’est à cette forme particulière qu’on a don-né le nom de vaisseaux scalariformes. Onles trouve très abondamment répandus dansles divers organes des plantes de la familledes Fougères .

Nous avons quelquefois observé que lesvaisseaux rayés ou scalariformes se sépa-raient en lanières roulées en hélices, à lamanière des vraies trachées. Nous en figure-rons un exemple dans les planches de cetouvrage consacrées à l’Anatomie végétale,que nous avons dessiné d’après une tige li-gneuse d’une espèce de fougère.

4» Vaisseauxpouctués. —Ils sont aussi ex-trêmement communs dans l’organisation vé-gétale, et, en particulier, épars au milieu dutissu ligneux de la tige des plantes dicotylé-donées. On leur a donné les noms de vais-seaux ponctués ou vaisseaux poreux,suivant l’opinion qu’on s’était formée de lanature de ces ponctuations. Ce sont, commeles précédents, des tubes ordinairement cy-lindriques, plus rarement anguleux, présen-tant des ponctuations très fines, rangées sy-métriquement en lignes transversales. Ceslignes transversales sont souvent interrom-pues par des espèces de bandes longitudinalesqui ne présentent pas de ponctuations.

Telles sont les principales formes sous les-quelles se montre le tissu vasculaire des vé-gétaux. Quant à l’origine et au mode de for-mation primitive des vaisseaux, nous en trai-

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T. I.