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Tome premier.
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ANC

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Ovaires S (accidentellement 3 ou 4, ou jus-qu’à 9), inulti-ovulés ; ovules alternes-bisé-riés, horizontaux, immédiatement superpo-sés. Styles longs, filiformes, finement papil-leux au bord antérieur. Péricarpe composéde 5 follicules vcrticillés (quelquefois moinsde 5, ou jusqu’à 9), persistants , chartacés ,subtrigones, aristés, dressés, cohérents à labase, plus ou moins divergents au sommet,polyspermes, tantôt bivalves ou subbivalvcs,tantôt déhiscents seulement par la sutureantérieure. Graines anatropes, horizontales,bisériées, ovoïdes, lisses , unicarénées par leraphé. Embryon minime , obeordiforme ;radicule centripète. — Les Ancolies sont desherbes vivaces, touffues, à tiges fouillées etordinairement paniculées. Les feuilles ra-dicales sont longuement pétiolées, tantôttrifoliolées , tantôt biternées ; les feuillescaulinaires , conformes aux radicales ( sur-tout les inférieures), ou pédalées ou palmati-parties. Les pédoncules, tantôt unifiores,tantôt pauciflores, sont terminaux et solitai-res, d’abord inclinés au sommet de manièreà renverser la fleur, mais dressés après lafloraison. Les fleurs, en général grandes etlégèrement odorantes, sontde couleur bleue,ou blanche , ou rouge, ou livide, ou pana-chée.

Personne n’ignore que les Ancolies se cul-tivent communément comme plantes departerre. Ces végétaux sont un peu âcreset narcotiques ; cependant, leurs proprié-tés vénéneuses paraissent avoir beaucoupmoins d’intensité que celles des Aconitset de plusieurs autres Hclléboracées. L’An-colie commune ( connue sous le nom vul-gaire de Gant de Notre-Dame) passait, dansl’ancienne Thérapeutique , pour apéritive ,diurétique, sudorifique et emménagogue.

Nous ne pouvons reconnaître dans ce g.que trois esp., quoiqu’à force de doublesemplois , et en élevant des variations indivi-duelles au rang d’esp., on en ait porté lenombre à près de trente.

Le nom d'Aquilegia, déjà employé par lesbotanographes de l’antiquité, dérive, à cequ’on dit, d’aquila , et fait allusion à ceque les éperons des pétales offrent quelqueressemblance avec les ergots de l’aigle.

(Sr.)

* AIYCULOTUS (Anculi, orum, Dieuxdes domestiques), moll. — M. Say, dans

sa Conchyliologie américaine, a proposé cegenre pour quelques Mélanies de l’Amériqueseptentrionale, qui ne diffèrent pas assez desautres espèces connues pour qu’il y ait lieud’en faire un genre particulier. Voy. mé-lajVie. (Desh.)

ANCYLANTIIE. Ancylanthus , Des-font. ( àr/r.Moi , crochu ; , fleur ). bot.

pii. — G. de la famille des Rubiacées , tr.des Guettardées, auquel son auteur ( Mém.du Muséum, vol. 4, p. 5,tab. 2) assigne lescaract. suivants : Tube calicinal adhérent ,ovoïde; limbe 5-parti; segments lancéo-lés, pointus. Cor. tubuleuse, courbée; tubeévasé au sommet, garni en dedans, vers sabase, d’un anneau de poils; gorge nue ; lim-be à S lobes anisomètres, dressés, calleuxet subulés au sommet ; les deux supérieursplus longs. Anth. 5, ovales, insérées immé-diatement à la gorge de la corolle. Ovaireinfère, 5-loculaire; loges 1-ovulées; ovulesattachés vers le milieu de l’angle interne desloges. Style iudivisé. Stigmate gros, cylin-dracé, tronqué aux tl bouts, obscurément5-lobé au sommet, concave à la base. Péri-carpe inconnu. — Ce g. n’est fondé que surune seule esp., indigène d’Angola . C’est unarbrisseau à feuilles opposées, courtementpétiolées, réticulées ; à stipules coriaces,pointues , engainantes par leur base. Lesfleurs sont solitaires ou ternées aux aissellesdes feuilles, et court ement pédicellées. (Sp.)

AXCYLL. Ancylus ( «yzaïo?, crochu ).moll. — Créé par Geoffroy , dans son ex-cellent Traité des Coquilles des environsde Paris , le g. Ancyle a été adopté parMiiller, et ainsi justement tiré des Patelles,parmi lesquelles il était confondu par Lin-né et scs imitateurs. Lister le premier, dansses Animaux d'Angleterre, a figuré uneesp. sous le nom de Patella fluvialdis. Lamême espèce a été également représentéepar Guallieri et d’Argenville. La plupart deszoologistes ne suivirent pas l’exemple queMüller leur avait donné; ils s’attachèrentbeaucoup plus à l’opinion de Linné , et l’ondoit particulièrement à Draparnaud d’avoirdéfinitivement introduit ce g. dans les mé-thodes actuellement en usage. Lamarck ,pendant long-temps, parut avoir oublié ceg. ; il ne le mentionne ni dans sa premièreclassification, que l’on trouve dans les Mé-moires de la Société d'histoire naturelle , ni