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Tome premier.
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dans la seconde, faisant partie de son Systè-me des Animaux sans vertèbres , ni danstous ceux de ses ouvrages qui précèdent sonHistoire naturelle des Animaux sans ver-tèbres. Moins oublieux que Lamarck , M. deRoissy mentionna le g. Ancyle dans le to-me S des Mollusques, faisant suite au BuiTonde Sonnini. Se conformant un peu à l’opi-nion de Linné , il place le g. de Geoffroyentre les Patelles et les Fissurclles. La-niarck, n’ayant aucune bonne observationsur ce g., le place provisoirement dans safamille des Calyptraciens , reconnaissantbien lui-même qu’il n’est point dans les rap-ports naturels. Cuvier , dans la première édi-tion du Règne animal, mentionna ce g.dans ses additions et le classa en tête desPulmonés aquatiques. Nous ne savons surquoi se fonde le savant zoologiste pour sefaire une telle opinion sur ce g. Quoiquesans preuves, M. de Férussac préféra ce-pendant l’opinion de Cuvier à celle de M. deRoissy ; mais M. de Blainville, plus scrupu-leux, s’est naturellement demandé si l’onconnaissait assez l’organisation des Ancylespour les placer soit à côté des Patelles, soitparmi les Scutibranches, soit enfin parmi lesPulinonés. Bientôt M. de Blainville s’aper-çut que les observations manquaient corn*plètcment pour éclairer la question ; aussi,loin d’adopter aucune des opinions de sesdevanciers, il en présenta une nouvelle à la-quelle on n’était guère préparé. On trouveen effet dans le Traité de Malacologie unefamille des Otidés, dans laquelle se rencon-trent les g. Ancyle et Haliotide. M. deBlainville suppose que, comme dans cedernier g., l’animal des Ancyles a une bran-chic pectinée placée dans une cavité parti-culière sur le côté gauche. MalheureusementM. de Blainville n’apporte aucune preuve àl’appui de ce que nous regardons comme uneconjecture ; il n’apporte en sa faveur aucunfait anatomique, aucune observation propreà démontrer que les Ancyles sont plutôtPectinibranches que Pulmonés . Ainsi cenouveau rapprochement, fait par ce natura-liste, du g. qui nous occupe et des Halio-tides, n’a servi à rien en ce qui concerneles rapports naturels des Ancyles. M. de Fé-russac, après avoir fait des observations surles mœurs des Ancyles, prétendit que cesanimaux sont Pulmonés de la même maniè-

re que les Limnées; mais nous n’y apercevonsrien qui justifie cette opinion. Il blâme quel-ques naturalistes de n’avoir pas placé lesAncyles parmi les Pulmonés ; et, commepreuve de leurs torts, il apporte sa propreclassification, dans laquelle on trouve, eneffet, ce g. dans le groupe de Mollusques . Onvoit par ce qui précède que chacun des na-turalistes qui ont eu occasion de mentionnerles Ancyles ont émis à leur sujet une opiniondifférente. Rien, sans doute, ne paraîtraitplus simple que de donner, par de bonnesobservations, la solution de cette difficulté;les Ancyles se trouvant assez abondammentdans nos ruisseaux, dans nos rivières, dansnos étangs. La difficulté vient de ce que lesespèces actuellement connues sont extrême-ment petites ; l’animal est presque transpa-rent, gélatineux, et très difficile il soumettreà une dissection propre à éclairer sur sastructure intime. A moins de trouver unnouveau moyen d’observation sur des ani-maux aussi fugaces, les naturalistes reste-ront peut - être encore long - temps dans lamême incertitude qu’aujourd’hui. On pou-vait espérer que l’on rencontrerait dansles pays chauds des esp. plus grandes et sus-ceptibles d’être soumises au scalpel de l’ana-tomiste ; mais jusqu’il présent rien ne prou-ve que cette espérance doive se réaliser. M.Guiding en a observé dans les eaux doucesde l’île Saint-Vincent quelques espèces, quine sont pas plus grandes que celles qui vi-vent en Europe .

Au petit nombre d’espèces vivantes con-nues actuellement, il en faut joindre quel-ques unes fossiles mentionnées par Desma-rets, dans une note qu’il publia dans leBulletin de la Société philomatique ; nousen découvrîmes une autre esp. dans les mar-nes blanches qui font partie des terrains àlignite des environs d’Epernay .

L’animal des Ancyles est ovale, en cônesurbaissé; il est enveloppé d’un manteau quirevêt l’intérieur de sa coquille et s’avancejusqu’à son bord. Le pied est grand, ovalai-re; il occupe presque toute la base de la co-quille lorsque l’animal marche. La tête està peine séparée du pied ; elle est assez gros-se , subquadrilatère, un peu aplatie, et por-te de chaque côté un tentacule court, sub-tronqué au sommet, et ayant l’organe de lavision sur le côté interne de sa base. M.