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rurn , p. 24, a formé du g. Andrœa un or-dre distinct, se fondant sur ce que, par sastructure, il n’appartient pas plus aux Mous-ses qu’aux Hépatiques, dans lesquelles il aété tour à tour placé. S’il se rapproche despremières, en effet, par une coiffe et unopercule, il s’en écarte par la division val-vaire de sa capsule ; d’un autre côté, s’il ades rapports avec les Jongermannes par cedernier caractère , 4 s ’ en éloigne beaucoupplus encore par la présence d’une columelleet l’absence d’élatères, ainsi que l’a fort bienremarqué M. Ilooker. M. Lindley en conclutqu’il doit être regardé comme le type d’unefamille naturelle très distincte. Le fait estque le g. Andrœa, si l’on ne prend le partide le séparer complètement, devient un desplus rebelles à nos méthodes de classifica-tion. (C. M.)
» ANDRÉASBERGOLIT HE. mis. —Nom donné à l’Harmotome d’Andréasberg ,au Hartz. Voy. harmotome. (Del.)
ANDRENÈTES. Andrenetœ. iss. —Tr. de la famille desMcllifères, de l’ordre desHyménoptères, sect. des Porte-aiguillon,circonscrite par Latreille et caractérisée prin-cipalement 1° par la languette trifide, ayantson lobe intermédiaire lancéolé et plus courtque la gaine:2° par les mandibules, simplesou terminées en une ou deux dentelures ;5° par les palpes labiaux, de quatre articles,ayant la même forme que les maxillaires;ceux-ci toujours composés de six articles.—Les Andrenètcs ne se composent que de deuxsortes d’individus ; il n’existe pas de neutresou d’ouvrières chez elles, comme parmi lesAbeilles, les Bourdons,etc.; elles vivent so-litaires, et les femelles creusent dans la ter-re des trous assez profonds où elles dépo-sent leurs œufs; elles ferment ensuite l’ou-verture de ces trous avec des grains de terreaprès avoir approvisionné leurs œufs d’unepâtée formée d’une certaine quantité demiel et de pollen qu’elles recueillent sur lesétamines à l’aide de leurs pattes.
Cette tribu était confondue par Linné dans son g. Abeille ( Apis ) ; elle en fut dis-tinguée par Réaumur, qui désigna les espècesqui la composent sous le nom de Pro-Abeil-les. Fabricius en forma le g. Andrœna et le g.Hylosus, auxquels Latreille adjoignit les g.Halictus, Sphecodes, Xomia, JJasypodaetColletés. MM.jLepelletier de St.-Fargeau et
Serville ( Encycl. méth. ) y ont ajouté le g.Scrapter, et, tout récemment, HI. Léon Du-four a repris pour une Andren'ete de laFrance méridionale le g. Megilla de Fa-bricius, dont les espèces ont été disséminéesdans d’autres genres. Voy ., pour plus dedétails sur l’organisation, l’art, mellipè-res. (Bl.)
* ANDR ÉNIDES et ANDRÉMTES.
— Syn. d’ANDREAÈTES. (Bl.)
* ANDREOEA ( nom d’homme ). bot.cr. — Nom imposé par Ehrhardt et consa-cré par Hedwig à un genre de la famille desMousses, ainsi caractérisé par Bridel ( Bryo-logia universa , t. II, p. 725) : Point de pé-ristome. Capsule renflée en forme d’apophy-se à la base, entière au sommet, où unopercule adné, persistant, maintient réu-nies les quatre valves, dans lesquelles elleest fendue au milieu. Calyptre couvrantprimitivement la capsule, puis hémisphéri-que et susceptible de se fendre latéralementaprès sa rupture irrégulière. Séminules nom-breuses , petites , exactement sphériques ,lisses et brunes. Ces Mousses sont monoï-ques ou dioïques ; les fleurs mâles axillairesau sommet, la fleur femelle terminale. An-thères 5 à 7, légèrement pédiccllées, accom-pagnées de paraphyses nombreuses, pluslongues, filiformes , un peu plus grosses ausommet, munies d’articles à segments é-gaux. Pistils 5 à 20, nus, dont un seul de-vient fécond.—Les Andréécs ont le port desJongermannes. Elles sont dressées, rameu-ses , fragiles, et forment des petites touffesd’un rouge brun qui passe au noir. Leursfeuilles sont éparses, imbriquées, assez é-paisscs en raison de la petitesse de la plante,munies ou privées de nervure, et ont leurréseau composé de mailles ou aréoles circu-laires, disposées par lignes parallèles. Lacapsule est petite , droite, courtement pé-donculée, dépassant à peine le niveau desfeuilles, et reposant sur une apophyse d’uneconsistance molle, oblongue ou turbinée. Lepédoncule, un peu renflé à sa naissance, estinséré dans une gaîne très courte. L’oper-cule est conique et petit. Les Mousses quiforment ce genre habitent les deux conti-nents de l’hémisphère boréal. Elles choisis-sent de préférence, pour s’y établir, les ro-chers et les pierres. Peu communes dans
| les plaines, elles s’élèvent^jusqu’à la région