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grosseur des erotaphy tes ; à yeux plus grands,à crâne plus étroit, et qui n’a que centquinze vertèbres.
3» L’Anguille plat bec (ou Grig-eel desAnglais ), qui a l’œil plus petit, le museauplus aplati, le crâne encore plus étroit.
M. Yarell croit qu’il faut encore distin-guer comme espèce le Snig-eel des An-glais .
Je crois aussi qu’il faudrait encore endistinguer d’autres en Europe . M. Savi-gny m’a entre autres donné une Anguilledistincte par ses formes, et qu’il m’a assuréêtre tout à fait marine ; il l’a prise à Na-ples ; elle ne sortirait, selon lui, jamais del’eau salée.
On voit d’après cela que l’Anguille devaitêtre considérée comme type de genre dansla famille des Anguilliforines ; et c’est effec-tivement ce qu’a fait M. Cuvier. Les An-guilles sont pour lui des Apodes qui ont lestrois nageoires réunies, les pectorales et lesouïes ouvertes sous les nageoires. Il divise legroupe en deux : celui des Anguilles dont ladorsale naît sur le dos, loin en arrière des pec-torales , et celui des Congres (Voy. ce mot),dont la dorsale naît presque sur la nuque.Celles-ci sont marines, tandis que les Anguil-les sont généralement d’eau douce. Le g.des Anguilles est nombreux en espèces é-trangères. On en connaît des Etats-Unis , deseaux douces de l’Inde . Les îles les plus iso-lées en nourrissent aussi dans leurs eauxdouces. Nous en possédons des Canaries ,de l’île de France , où elles atteignent unetaille aussi grande qu’en Europe .
Celles des Canaries offrent une habitudeplus extraordinaire encore que celles de l’Eu-rope , car elles vivent dans des torrents quise dessèchent, et restent trois ou quatremois à sec cachées sous les pierres. Toutesles espèces de ce g. étaient confondues sousle nom de Murœna anguilla. (Van.)
ANGUILLE DE HAIE. rept. -Nom vulgaire de l’Orvet. (G. B.)
ANGUILLE DU VINAIGRE, DELA COLLE , etc. — Voyez aîsgcillule.
(Duj.)
* ANGUILLIFORME. AnguilUfor-mis (anguilla , anguille; forma, forme).zool. — Se dit des Poissons et Reptiles quiont la forme d’une Anguille. (C. d’O.)
ANGUILLIFORMES. Anguillifor-
mis ( angnilla , anguille ; forma , forme /.poiss. —Nom du quatrième ord re des Itla-lacoptérygiens dans le R'egne animal de M.Cuvier. Il correspond au g. Muraena de Lin-né, et à quelques g. déjà établis par Blochet Lacépède. Il réunit tous les Poissonssans ventrales, le plus souvent sans pecto-rales , et quelquefois sans aucune nageoire.Leur forme est allongée, leur peau visqueu-se , avec ou sans écailles, et dont l’anatomievarie assez. (Val.)
*ANGUILLOIDES ( anguilla , anguille;Ei-fcç, forme : mot hybride), poiss. — Nomimaginé par quelques auteurs pour désignercomme famille ce dont M. Cuvier faisait unordre. (Val.)
* ANGUILLULE. Anguillula (anguil-la , anguille), vers. —G. créé par M. Ehren-berg pour plusieurs Vers nématoïides, an-ciennement confondus avec les divers Infu-soires, auxquels on donnait le nom de Vi-brions, réservé aujourd’hui pour les seulsInfusoires filiformes , sans organisation ap-préciable, et sans organes locomoteurs vi-sibles.
Les Anguillules, par leur structure, serapprochent beaucoup des Ascaridiens etdes Oxyures. Comme ces Vers, elles ont untégument résistant, élastique , strié en tra-vers; un long œsophage musculeux, renfléà sa base, séparé par un étranglement del’intestin, qui est large, droit, et se terminantpar un anus latéral, en avant de la queue.Elles ont des sexes séparés : les femellesont un ovaire contenant des œufs qui, chezla plupart, éclosent à l’intérieur du corps dela mère ; les mâles ont un long vaisseauséminal ou testicule aboutissant, près de l’a-nus, à un pénis en forme de tige courbée enarc et résistante. La bouche est armée àà l’intérieur de trois tiges courtes, articu-lées à l’extrémité de l’œsophage.
Les Anguillules les plus connues sont cel-les qui se développent dans le vinaigre etdans la colle de farine. Elles ont été obser-vées par tous les micrographes depuis Leeu-vvenhoek, et nommées par Muller Vibrio an-guillula aceti et Vibrio anguillula glutinis;mais elles forment deux esp. bien distinctespar leur taille. Une troisième esp., nonmoins célèbre, est celle qui se trouve dansle blé niellé, et qui a été étudiée complète-ment par Bauer en Angleterre, sous le nom