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Tome premier.
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finement denticulés vers la pointe ; narinespeu visibles, situées, au bord du front, dansune rainure linéaire. Tête petite et grêle,cou extrêmement long et mince. Tarses trèscourts, mais robustes; doigts intermédiaireset externes égaux; tous, ainsi que le pouce,engagés dans une membrane; ongles robus-tes, recourbés et acérés, l’intermédiaire pec-tiné à son bord interne. Ailes allongées.Queue très longue, arrondie, formée de 12pennes singulièrement raides, les médianessurtout, qui, ainsi que leurs tiges, sont tra-versées de stries profondes en forme de can-nelures.

Ces Oiseaux sont piscivores et excellentsnageurs et plongeurs, quoiqu’on mêmetemps pcrcheurs. Leur conformation particu-lière concourt parfaitement à leur rendreplus faciles ces deux genres de locomotion.Leurs tarses courts, mais très robustes et dé-jetés en arrière; leurs larges pieds totipal-més, et leur queue à pennes longues et rai-des faisant l’office de gouvernail, leur ser-vent merveilleusement non seulement àplonger, mais à nager et à se diriger rapide-ment sous l’eau, lorsqu’ils y poursuiventleur proie. La longueur de leur cou semble-rait seule un obstacle à cette marche rapideet sous-riveraine ; mais, dans cette circon-stance, ils le tiennent raide et tendu; deplus, leur bec et leur tête effilée, qui le précè-dent, en font une sorte de flèche susceptiblede fendre l’eau avec la plus grande facilité.

Nous ne doutons pas que ce cou ne soitdoué d’une grande énergie musculaire etque ses vertèbres n’offrent de fortes apophy-ses pour l’attache des muscles, comme onpeut le remarquer chez les Plongeons, lesGrèbes, excellents plongeurs et nageurscomme eux, et possédant la même facultéde natation sous-marine et sous-riveraine.

D’après cette organisation particulière,les Anhingas, naturellement méfiants, plon-gent dès qu’ils éprouvent la moindre frayeuret ne reparaissent le plus souvent qu’à unegrande distance ; encore ne mettent-ils queleur tête hors de l’eau pour respirer un in-stant et nagent souvent dans cette position.

Quoique Palmipèdes, ils se perchent, com-me tous les Totipalmes , sur les arbres quibordent les rivages , y passent la nuit et ynichent. C’est sur les eaux douces et les sa-

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vanes noyées des régions les plus méridio-nales des deux mondes que les Anhingas vi-vent habituellement. Ils y poursuivent lespoissons qui font leur nourriture. Quand ilsen ont saisi quelqu’un, ils l’avalent tout en-tier s’il est petit, et sans sortir de l’eau;mais s’il est trop gros, ils l’emportent surun rocher ou sur un tronc d’arbre, où ils ledépècent à l’aide de leur bec et de leurs on-gles crochus. Jusqu’ici l’on n’a encore bienconstaté que deux espèces d’Anhingas : l’u-ne africaine, c’est VAnhinga, Levaillant (Pla-ins Levaillantii, Enl. 107 ; Tcm. Col. 587),noir depuis la poitrine jusqu’à la queue,avec la tête, le cou et les couvertures alai-res, d’un roux doré, et une bande blancnedescendant de chaque côté depuis l’œil jus-qu’à moitié du cou; l’autre américaine,c’est VAnhinga à ventre noir ( Plotusmela-nogaster, Enl. 959 et 9G0 ; Vieillot, Gai.,pl. 278; et Wilson, pl. 14, 1, 2). Le mâle,dont nous nous sommes procuré un indivi-du adulte et en livrée de noces, est alorstout noir, à reflets vert-bouteille, et portesur la tête une huppe de plumes effilées re-tombant en arrière, et qui, réunies à cellesdu dessus du cou, également allongées, luiforment une sorte de crinière très remarqua-ble. Les variations assez nombreuses qu’é-prouve le plumage de ces oiseaux suivantles mues et la différence des sexes en ontfait multiplier à tort le nombre des espèces.

*( Lafk. )

* ANIIISTE. Anhistus. (à priv. ; Iços ,toile, tissu), bot. cr. — Quelques auteursse servent de cet adjectif pour caractérisercertains organes des végétaux, dans lesquelson n’observe, au plus fort grossissement dumicroscope composé, aucune structure cel-lulaire. De ce nombre sont les tubes exté-rieurs des Confervcs, et, en général, desAlgues filamenteuses articulées. (C. M.)

* ANHYDRE. Anhydrus (â-jvîpm, quimanque d’eau). Épithète donnée à tout corpsqu’on soupçonne d’être privé d’eau.

(C. D’O.)

♦ANIIYDMTE (zmfyos, qui manqued’eau). GÉon. — M. Cordier ( Classificationdes Roches ) a donné ce nom à une esp. de safamille des Hoches à base de sulfate de chaux.— L’Anhydrite est formée de chaux et d’a-cide sulfurique, et ne contient par consé-