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Tome premier.
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quent pas d’eau de composition. Elle seprésente tantôt à l’état grenu, tantôt àl’état compacte, et quelquefois avec cesdeux sortes de contexture. Elle est ordinai-rement blanche, bleuâtre, ou môme rou-geâtre, et, dans ce dernier cas, elle doit sacouleur aü protoxyde de fer ; quelquefois el-le est noirâtre ou grise par suite de la pré-sence de quelques matières bitumineuses.On trouve aussi, mais très rarement, le sou-fre , disséminé en parties très ténues dansl’Anhydrite. 11 peut arriver alors que la ro-che prenne une teinte citrine, et donne uneodeur sulfureuse par la calcination.

Indépendamment des minéraux que nousvenons de citer comme se trouvant dissémi-nés accidentellement en parties impalpablesdans cette roche, on peut y rencontrer desgrains plus ou moins distincts, savoir :1° de Carbonate de fer, S" de Pyrite ordi-naire, 5° de Boracite (borate de magnésie)toujours cristallisé, 4° de Chlorure de so-dium (sel commun), quelquefois assez abon-dant pour y être exploité, par dissolution ,comme à Bex , en Suisse.L’Anhydrite, con-sidérée en grandes masses, contient presquetoujours quelques parties sédiinentaires, mô-me celle des terrains les plus anciens. Dansles terrains primordiaux , elle ne renfermeguère que les minéraux accessoires de la do-lomie, tels que le Mica , le Talc, l’Amphibolegrammatite, et des cristaux de carbonate dechaux magnésifère. Dans les terrains subsé-quents , elle peut contenir du Quartz et duMica .

Cette roche, qu’on croyait jadis restreinteâ l’étage des grès bigarrés, figure, ainsi quenous venons de le dire, dans quelques ter-rains primordiaux, dans tous les étages de lapériode salino-magnésienne, et dans ceux dela période crayeuse. 11 est probable que, dansbeaucoup de cas, elle doit sa formation à uneépigénie qui s’est exercée plus ou moins pro-fondément sur des masses calcaires par l’ac-tion de vapeurs sulfureuses, qui ont trans-formé le carbonate de chaux en sulfate anhy-dre. Cette opinion est justifiée par la pré-sence des fragments de la roche originairequ’on trouve dans les amas d’Anhydrite dediverses localités ; dans les autres cas, elleparait s’être formée de toutes pièces à lamanière des roches de sel gemme.

L’Anhydrite est susceptible de s’hydrater

à la longue ; alors elle se désagrège, devientspongieuse, augmente de volume, et finitpar se convertir en gypse proprement dit.

(C. D’O.)

? AXHYDIUTE ( à-jvj'fio ;, sans eau ).min. — Nom donné par Werner au sulfatede chaux anhydre ou sans eau , autrementdit Karsténite. Voy. sulfates. (Del.)

AIVi. Crotophaga (ani , nom ver-naculaire ; xpizu-j , tique, vermine; <?xyo;,mangeur ). ois. — G. de l’ordre des Grim-peurs de Cuvier, et des Zygodactyles de Vieil-lot et de Temminck „ faisant partie de notrefamille desCuculidces et de notre s.-familledcsCrotophaginées. Les caract. en sont : Bectrès élevé et très arqué supérieurement, trèscomprimé, et formant une carène arquée ettrès mince, souvent ridée sur ses côtés, ets’avançant par derrière entre les plumes dufront. Narines de forme ovalaire , placéesprès de la base du bec, vers le milieu de lamandibule. Ailes faibles, à rémiges courtes ,sub-obtuses. Tarses médiocres, à larges scu-telles ; doigts minces, terminés par des on-gles faibles. Queue longue, étagée.

Ces Oiseaux, particuliers au nouveau mon-de , sont d’un naturel très familier et émi-nemment sociable. Ils vivent en troupesplus ou moins nombreuses , et se tiennentordinairement hors des grands bois, dansles savanes plantées de buissons, ou au mi-lieu des palétuviers des marécages. Ce qu’ilsoffrent de plus remarquable dans leurs mœursest leur nidification. Ils travaillent en com-mun à la construction d’un nid assez grandpour que plusieurs femelles puissent y pon-dre et y couver ensemble ; à peine une trèslégère cloison les sépare-t-elle l’une de l’au-tre , et souvent les œufs se trouvent mêléset couvés par une seule, lorsque les autressont à chercher leur nourriture. Toutes lesesp. ont la même coloration de plumage,un noir intense, avec la plupart des plumesbordées de vert ou de bleu luisant. On n’ena connu long-temps que deux espèces, l’Anides palétuviers (Crotophaga major, Lin.,Enl., 102-1), et l’Ani des savanes [Croto-phaga Ani Enl., 102-2, et Vieillot, Gai. ,pl. 43). Depuis, M. Lesson en a publié unetroisième esp., dans son Traité et dans saCent, zool., pl. 9, sous le nom d’Ani deLascasas ( Crot. Casasii ), que M. Swainsona prétendu être le même que son Crotopha-