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leux, mais toujours mal symétrique, tantôtnu et tantôt velu, ne renfermant aucun vis-cère distinct, pas même de canal intestinal,mais seulement du tissu cellulaire, de lagraisse, quelques branches vasculaires, ettout au plus quelques osselets informes : telest le corps d’un Anidien, réduit ainsi à unesorte de bourse cutanée dont on aurait pei-ne à déterminer la nature, sans ses con-nexions avec le cordon ombilical, à l’extré-mité duquel on la trouve suspendue. De là,un caractère très remarquable et exclusive-ment propre à ce groupe, au moins par rap-port à tous ceux qui le précèdent : c’estl’absence de toute forme spécifique. Cheztous les Monstres unitaires autosites sansexception, chez tous les autres Omphalosi-tes, c’est-à-dire chez les Paracéphaliens etles Acéphaliens, il est toujours facile de déter-miner à quelle espèce zoologique appartientl’être anomal que l’on examine. Parmi lesAnidiens, cette détermination est impossi-ble , au moins sans une analyse anatomiquetrès délicate, puisque le corps n’est plusqu’un sac ovoïde ou globuleux, sans appen-dices comme sans caractères spéciaux deforme.
Le genre Anide, type de cette famille,a été établi seulement en 1852 par Gurlt( Voyez Lelirbuth der path. Anat. derHaus-Sœugeth. , partie II, page 15 ) sousle nom inadmissible A'Amorphus; mais onconnaissait déjà depuis long-temps deuxexemples de la même monstruosité. L’illu-stre Ruysch avait figuré , il y a un siècle,dans ses Trésors anatomiques, un Anide néd’une vache, et un cas analogue chez l’hom-me avait été décrit il y a cinquante ans enAngleterre par le docteur Bland. Mais cetype organique, qui caractérise le singuliergenre des Anides, et dont ni Ruysch niBland n’avaient saisi les conditions, avaitété laissé dans un oubli complet, et c’est àGurlt que l’on doit d’avoir reconnu dansles Anides de véritables monstres, plus sim-ples seulement que les autres, et notam-ment que les Acéphaliens, dont, commenous l’avons montré, ils sont d’ailleurs voi-sins à quelques égards. Aux deux cas déjàconnus, Gurlt a eu en outre le mérite d’enajouter deux autres, fournis, comme celuide Ruysch, par l’espèce bovine. Nous nedoutons pas que, l’attention se trouvant
ainsi fixée sur ce groupe physiologique siremarquable , son histoire ne s’enrichissepromptement de nouveaux faits, et quebientôt la famille des Anidiens ne com-prenne un plus grand nombre de cas, dontquelques uns pourront devenir les types denouveaux genres. (I. G. S. II.)
* ANIDIUM, Neck. (corruption et dimin.A'anisum, anis). bot. pu. — Syn. du g.Bifora, Iloffm.; de la famille des Ombellifè-res. (Sp.)
*ANIDRI1M, DC .Prodr. est une erreurtypogr. pour Anidium.Voyez ce mot. (Sp.)
ANÎ1GOSANTIIUS, Labill. ; Anigozia,Salisb . ; Anœgosanthus , Reich. ; Schwœ-grichenia, Spr. (àvor/w, je développe ; kvé>oî,Heur), bot. ph. — G. de la famille des Hé-modoracées, créé par Labillardière ( Voyag .,t. I, 441, t. 22, Piov. Holl., II, 119) et dontvoici les caractères essentiels : Périgone co-rollacé, laineux en dehors ; tube allongé,conné avec l’ovaire à la base, puis décidu.Limbe scxfidc. Lacinies presque égales, uni-latérales supérieurement. Étam. G, ascen-dantes , insérées à la gorge du périgone. Fi-laments filiformes. Loges des anthères ad-nées à un connectif en avant. Ovaire 5-lo-culaire ; ovules nombreux insérés sur desplacentas saillants, dans l’angle central desloges... Style filiforme. Stigmate simple.Caps, infère, 5-loculaire, subglobuleuse, lo-culicide-trivalve au sommet ; graines nom-breuses. — Ce genre, qui a besoin d’êtreencore étudié, renferme cinq ou six espèces,presque toutes cultivées, pour la singularitéde leur inflorescence, dans les serres d’Eu-rope . Elles sont indigènes dans la .partieaustrale de la Nouvelle-Hollande ; ce sontdes plantes herbacées, vivaces, persistantes,à racines fibreuses, fasciculées, épaisses; àtige simple ou ramifiée au sommet, Iaineuse-velue, garnie de feuilles ensiformes, à lameinverse, semi-vaginantes à la base ; fleursgrandes, remarquables, disposées en une sor-te de corymbe formé d’épis courts et garnisde bractées oppositiflores. Périgone laineuxen dehors. Poils colorés, ramifiés. — L’esp.la plus remarquable du g. est l’A. coccineusde Paxton. (C. L.)
ANIL ou ANÏR. bot. pii. — Synon.,dans les Antilles , de Vlndigofera tinctoria L.
(C. L.)
ANILOCRE. Anilocra. crust. —
T. I.