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Leach désigne sous ce nom un g. de l’ordredes Isopodes, famille des Cymothoadés,dont les caractères peuvent être exprimésainsi : Yeux granulés, convexes, écartés. Cô-tés des derniers articles de l’abdomen presqueinvolutés ; le dernier article plus étroit à sonextrémité. Pattes d’égale grosseur. Lamesdes appendices ventraux postérieurs inéga-les, allongées; les extérieures plus longuesque les internes.— Ce g. renferme trois es-pèces, dont une a été dédiée à Cuvier, et setrouve dans la mer de l’île d’Iviça ; les autreshabitent la Méditerranée et les iners du capde Bonne-Espérance . (II. L.)
ANIMAL. — Le mot animal exprime,dans la langue française comme dans la lan-gue latine, un être doué d’un principe desentiment et de mouvement, que les Latinsappelaient anima , du grec àve/zos, qui si-gnifie air, vent, souille de l’air. C’est querespirer, pour les peuples qui ont créé lemot animal, était le premier caractère dela vie. Cesser de vivre était rendre, par ladernière expiration, le principe de la vie,animam efflare. La distinction nominale la-tine et française des animaux a donc étéprise d’abord du phénomène de la respira-tion aérienne;aussi l’adjectif animalis, dérivéd'animal, voulait-il dire, chez les Romains ,non seulement qui respire, mais encore quia vie, et, ce qui était pour eux la mêmechose, qui est anime.
Ces idées sur la vie étaient d’ailleurs con-formes à celles des Grecs, chez lesquels lesmots Ç5>ov, animal, et Çwvj, vie, ne différaientque par la terminaison et par le genre.
Ainsi l’idée la plus simple qu’on s’est faited’abord d’un animal était celle d’un êtrequi respire. Plus tard , cette idée s’est com-plétée par celle d’un être ayant en lui unprincipe d’activité qui le rend susceptiblede recevoir les impressions du monde exté-rieur, d’en être excité ou affaibli; puis unautre principe d’activité qui lui donne lafaculté de se mouvoir ou d’agir sur ce mê-me monde. Enfin on s’est élevé à un princi-pe supérieur d’activité, auquel les deux au-tres sont subordonnés, au moi , qui a la fa-culté de percevoir ces impressions, auquelelles deviennent sensibles, et qui produisenten lui un sentiment de plaisir ou de peine,des désirs ou des aversions; et, par suite, lavolonté d’agir, dont il a la puissance au
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moyen de ses organes du mouvement.
On a cru pouvoir ajouter encore à ces ca-ractères facultatifs un caractère d’organisa-tion et de fonction, celui d’être pourvu d’u-ne poche intérieure, ayant son entrée ( labouche ) à la surface du corps, pour rece-voir du dehors les substances alimentaireset les digérer ; mais nous verrons bientôtque ce caractère n’est pas absolu, et qu’ilmanque à quelques uns des animaux les plussimples.
La science n’a réuni que depuis peu d’an-nées tous les êtres vivants, les végétaux etles animaux, en un seul groupe, celui desêtres organisés , pour les opposer, dans uneétude commune, aux êtres privés de la vie,aux êtres inorganiques.
Cependant Linné , dans la 1" édit, du Sys-tema Natures, qui date de plus d’un siècle( 25 juillet 1725 ), définissait déjà les végé-taux des êtres naturels qui croissent et vi-vent, et il les distinguait des minéraux parce dernier caractère, qu’il retrouvait dansles animaux, jouissant, de plus que les vé-gétaux, de la sensibilité: Lapides cres-cunt. Yegetabh.iv crescunt et vivant.Amiiai.iv crescunt, vivant et sentiunt.
Après plus d’un demi-siècle, Gmelin , dansune édition du même ouvrage, ajoutait aucaractère d’être vivant, donné par Linné auxvégétaux et aux animaux, celui d’être or-ganisé , et à celui de sentir, par lequel lesanimaux se distinguent, suivant Linné , desvégétaux, celui de se mouvoir spontané-ment : Lapides , corpora congesta. Vege-TABU.i v , corpora organisata et viva, nonsentientia. Amm vliv , corpora organisataet viva, sentientia, sponteque se moventia „
Mais il y avait encore, dans ces trois divi-sions des êtres de la nature, dont les princi-paux caractères distinctifs étaient sans dou-te bien indiqués, le défaut capital, à notreavis du moins, de ne pas les grouper d’aprèsle degré d’importance de leurs principauxcaractères différentiels et de ressemblances.
Il fallait opposer d’abord tous les êtresorganisés, ou doués de vie, aux êtres in-organiques.
C’est surtout au célèbre Bonnet que l’ondoit de s’être arrêté à cette importante con-sidération de l’organisation, et d’avoir étu-dié tous les êtres qui en jouissent, du moinssous le point de vue de leur propagation.