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Tome premier.
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D’autres fois, il y a des organes de copu-lation qui montrent que la fécondation doitêtre réciproque. C’est le cas, entre autres,de la Limace et du Colimaçon.

La génération bisexuelle dioïque présen-te de même de grandes différences. Ellesuppose toujours le concours des sexes pourla première apparition du germe dans l’œuf;mais cet œuf peut ne recevoir l’influencevivifiante de la liqueur fécondante du mâlequ’après la ponte et sans rapprochementpréalable des sexes. C’est le cas de la plu-part des Poissons , dont le mâle vient répan-dre sa laite sur les œufs de la femelle, plusou moins long-temps après qu’elle les a dé-posés sur les rivages. D’autres fois, c’est àl’instant de la ponte, lorsque le mâle estrapproché de la femelle, que celui-ci fé-conde les œufs ; ce qui a lieu pour les Cra-pauds et les Grenouilles.

Enfin la fécondation peut s’effectuer avantla ponte. C’est le cas de quelques Poissonsvivipares, de la plupart des Reptiles, de tousles Oiseaux et des Mammifères. Ce paraîtêtre encore celui des Animaux articulés, àpieds articulés, des Mollusques Céphalopo-des, et do beaucoup de Gastéropodes .

L’œuf n’acquiert jamais que son premierdéveloppement dans l’ovaire; il y est à l’é-tat d’ovule. C’est dans l’utérus des Mammi-fères, ou dans l’oviducte des Ovipares ou desOvovivipares, qu’il prend son second de-gré de développement, qu’il complète lesenveloppes protectrices ou nutritives, et lessubstances alimentaires qu’elles doivent con-tenir pour composer un œuf achevé, sauf lafécondation si elle n’a pas encore eu lieu.

ter dans l'ovule la part du germe fournie par lemâle. Cette doctrine est en partie, celle adoptéerelativement aux filaments-machines découvertsparNeedham, et dont l’histoire vient d'être re-prise par MM. Philippi, Carus, Péters et Hlilne-Edwards, qui les appellent spermalophores.(Voy. Annales des sciences natur., avril 1840, p.193.)

L’usage, qui parait indubitable dans les Cépha-lopodes , de ces porte-semence, qui ne contien-nent cependant que des prétendus animalculesspermatiques , détrut, il me semble, de fonden comble, le système de Burdach , qui en faitdes animalcules parasites, existant accidentelle-ment dans le sperme. Les Spermazo'ides ordinai-res sont des Spermalophores moins compliquésque ceux des Mollusques Céphalopodes.

C’est une différence très caractéristiqueavec l’ovule des plantes, qui ne se dépla-ce pas pour se changer en graine, cet œufcomplet des végétaux.

Dans ce cas, le germe ou ‘l’embryon atous les moyens de prendre autour de lui lanourriture nécessaire pour terminer sa viefœtale. Chez les Mammifères ordinaires, ilabsorbe cette nourriture dans les parois del’utérus; chez les Didelphes, après avoirpris un premier développement dans l’uté-rus intérieur, il achève cette première pé-riode de son existence, et commence, sanstransition précise et apparente, la vie mam-maire dans une sorte d’utérus extérieur.

Dans les plantes comme chez les animaux,l’ovule préexiste dans l’ovaire avant la fé-condation; mais chez les uns et les autres,du moins chez ceux à génération bisexuelle,cet ovule ne paraît contenir de germequ’après la fécondation.

Celle-ci commence une seconde périodede l’existence de l’ovule ; clic détermine chezles animaux à la fois l’apparition du germe,et le déplacement de l’ovule, qui passe dansl’oviducte, ou dans la matrice. Là, il secomplète et devient œuf.

Eue troisième période est celle de la vieutérine du germe, de la vie embryonairepour les Vivipares, de l’incubation pour lesOvipares, pendant laquelle l’embryon ac-quiert le développement nécessaire pour vi-vre librement dans l’air ou dans l’eau, c’est-à-dire sous l’influence directe d’un milieurpspirable.

La période d’incubation suit immédiate-ment l’époque de la fécondation dans lesVivipares, dans les Ovovivipares et dansles Ovipares chez lesquels la fécondationn’a lieu qu’après la ponte.

Mais, dans les Ovipares ordinaires, chezlesquels la fécondation a lieu avant la ponte(les Oiseaux), l’incubation ou la germina-tion de l’œuf, qui dépend de la mère ou desagents physiques, peut n’avoir lieu qu’aprèsun intervalle assez marqué, qui la séparedu moment de la fécondation.

Dans ce cas, l’activité vitale de l’œuf estsuspendue, comme dans la graine, et elle abesoin des agents physiques, surtout d’uncertain degré de chaleur et d’air, pour êtremise en mouvement.

Il n’y a que l’humidité, nécessaire pour la