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germination de la graine, mais dont l’œufanimal n’a pas besoin, parce qu’il en con-tient suffisamment, qui établisse une diffé-rence importante entre la germination de laplante, et celle de l’œuf, ou l’incubation.
Il résulte de tout ce que nous venons dedire sur la fonction destinée à multiplier lesindividualités qu’elle n’est qu’une sorte denutrition ou d’assimilation qui reproduitles parties manquant à un individu mutilépar la propagation fissipare; qui développepar continuité des germes adhérents à lasurface du corps, dans la propagation gem-mipare ; qui détermine l’évolution succes-sive d’un germe libre dans l’ovaire ou l’o-viducte, ou dans l’utérus, lors de la propa-gation sexuelle, à laquelle nous réservonsle nom de génération.
Dans tous ces cas, la propagation n’estqu’une nutrition partielle, subordonnée à lanutrition générale ; un foyer simple ou mul-tiple d’assimilation, sur le modèle de toutl’organisme dans lequel est mise en jeu cetteactivité vitale, cette force organisatrice , dontla première impulsion, la direction premiè-re, remonte, de génération en génération,jusqu’à la Puissance créatrice.
g 10. — Fonctions de relations ou demotilité , d’excitabilité et de sensibilité.
Nous avons déjà dit, en parlant des orga-nes élémentaires, que l’organisme animal sedistingue, dans la plupart des cas, de l’or-ganisme végétal, par la présence de la fibrenerveuse ou sensible, et par celle de la fibremusculaire ou motrice.
Ces deux organes élémentaires s’agrègentde mille manières avec l’élément celluleux,pour former les instruments si variés del’excitabilité, de la contractilité, de la sensi-bilité et de la motilité. Ils caractérisent laplupart des animaux, et distinguent ceux-cides végétaux, d’une manière tranchée, tou-tes les fois qu’ils y sont évidents; mais il ya des organismes inférieurs où ces deux élé-ments sont confondus, avec l’élément cellu-leux, en un tissu homogène, dans lequel il estimpossible de les distinguer (le corps desHydres , des Cristatelles, etc., etc.';. Il enest d’autres chez lesquels la fibre musculai-re se dessine très distinctement sans la fi-bre nerveuse, ou même sans la pulpe mé-
dullaire, qui en est la partie essentielle (lesActinies).
Nous avons vu. la faculté génératrice semanifester dans tout l’organisme ( VHydre)avant d’avoir des organes ou des instrumentsparticuliers chargés de cette fonction. Nousavons vu, de même, la peau extérieure ajou-ter à ses fonctions multipliées la faculté di-gestive ( certaines Méduses , les Physales )avant qu’une peau intérieure en soit spécia-lement chargée.
Il eh est de meme des fonctions de rela-tions , réduites, à la vérité, dans les ani-maux inférieurs, à l’excitabilité et à la con-tractilité, ou à la faculté excito-motrice ,d’autant plus répandue dans les organismesanimaux, que ces organismes sont plussimples. Cette faculté distingue essentielle-ment , à notre avis, le tissu animal du tissuvégétal, dont la rigidité et l’immobilité con-trastent , d’une manière frappante, avec lamollesse et la mobilité du premier.
A la vérité, beaucoup de végétaux supé-rieurs manifestent, dans leurs feuilles oudans leurs fleurs, des mouvements partielstrès remarquables, qui ne peuvent s’expli-quer que par une faculté excito-motriceanalogue à celle des animaux, susceptible,dans quelques cas ( celui de la Sensitive ;,de se montrer dans un point éloigné de lapartie immédiatement sollicitée, par la trans-mission de cette excitation; mais cette fa-culté est toujours localisée; elle n’est jamaisrépandue dans tout le végétal ; ensuite elle ymontre des caractères particuliers. :
Les parties mobiles de la plante se rap-prochent toujours de l’axe de leur mouve-ment par une simple inflexion vers cet axe,et s’en éloignent par une inflexion sembla-ble dans un sens opposé. Le tissu végétal,en un mot, se courbe en arc dans ses mou-vements, qui ne sont jamais que des mouve-ments de rétraction, ainsi que l’a démontréM. Dutrochet .
Au contraire , la fibre musculaire animaleparaît se plier en zigzags quand elle se con-tracte; et, en général, les tissus contractilesanimaux peuvent s’infléchir dans tous lessens, et produire des mouvements de ré-pulsion ou de protraction tout aussi bienque des mouvements de rétraction.
Le tissu animal contractile et la fibremusculaire changent à la fois , plus ou