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Tome premier.
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Chez les autres animaux dont l’organisa-tion est plus compliquée, il y aurait, outreces mouvements involontaires, des actionsinstinctives ou intellectuelles, qui seraientdu domaine de la conscience.

Mais les animaux les plus bas dans l’é-chelle , qu’on nous passe cette expression,n’auraient que l’instinct pour principe dé-terminant de leurs actions spontanées.

Quelques Zoophytes, qui paraissent avoirdes actions volontaires, les types des Mol-lusques et des Articulés, les Poissons et lesReptiles parmi les Vertébrés , seraient dansce cas. Du moins les actions intellectuellessont-elles encore , dans ces deux dernièresclasses, plus ou moins bornées et peu ma-nifestes.

Knfin les deux classes les plus élevées,celles des Oiseaux et des Mammifères, réu-niraient à la faculté excito-motrice des or-ganismes inférieurs, à l’instinct des classesqui ont une organisation plus compliquée,une partie de cette intelligence qui distinguesi éminemment le Genre Humain ; mais ilsne la posséderaient qu’à un degré plus oumoins limité.

L’homme lui-môme , outre les mouve-ments qui s’exercent à son insu dans sonorganisme, outre les actions instincti-ves qui ne se manifestent chez lui quedans la première enfance, se distingue dureste de la création terrestre, non seule-ment par l’étendue de son intelligence, maisencore par scs actions libres, pour le choixdesquelles il peut se déterminer avec ré-flexion, indépendamment des impressionsdes sens.

Ce libre arbitre, ce choix libre dans sesdéterminations; cette prévoyance possiblede leur suite, que lui donne la faculté deréfléchir sur les impressions reçues actuel-lement ou sur les souvenirs , sur les idéesabstraites que lui fournit la langue parlée ouécrite, sur la mémoire ainsi conservée del’expérience et des idées des générations quise succèdent, imprime aux actions de l’hom-me un caractère de moralité, qui les classedans une catégorie supérieure.

Ce caractère s’élève encore lorsque cetêtre privilégié médite sur l’univers et seslois, transporte ses pensées jusqu’à la con-templation de la Cause première , et déve-loppe ainsi en lui - môme le sentiment reli-

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gieux, qui lie son existence à l’idée de Vin-fini.

Nous terminerons ici ces considérations,toutes positives, sur l’organisation des ani-maux et les facultés qui les distinguent.

La longueur de cet article, et les limitesqui nous sont prescrites, et que nous crai-gnons déjà d’avoir dépassées, nous forcent deremettre à d’autres plusieurs considérationsimportantes qui pourraient se rapporterau mot animal. Nous traiterons, au motcomposition organique , des principauxplans qu’elle présente dans le Règne ani-mal ; au mot espèce , des caract. indélé-biles et des caractères variables de l’espèce ;de la GÉNÉRATION SPONTANÉE , à CCSmots ;

Au mot GÉOGRAPHIE zoologique, dela distribution des animaux à la surface dela terre, et de leur nombre;

Au mot méthode {zool .), de la méthodenaturelle de classification du Règne animal.

Enfin nous examinerons, au mot règneintermédiaire, s’il existe des corps organi-sés qui n’ont que les caractères généraux del’organisation sans montrer les caractèresdistinctifs et particuliers de l’animal ou dela plante (1). (Duveknov.)

ANIMALCULES. Animalculi ( petitsanimaux). — Expression à employer au sensfiguré, dans le langage zoologiquc, pour in-diquer des animaux très petits dont l’orga-nisation et souvent môme l’individualité nesont pas bien distinctes ,*mais dont cepen-dant l’animalité est aussi réelle que pour, lesanimaux plus parfaits. (Dua. )

AMM AUX DOMESTIQUES, zool.— L’homme a réussi à dompter et à sou-mettre à sa volonté un certain nombre deMammifères, d’Oiseaux, etc., qui habitentavec lui, et que, par cette raison, on ap-pelle domestiques.

(I) Voir, sur le sujet de cet article : 1° la Com-paraison des Animaux et des Végétaux , for-mant le sujet du chapitre L" de l'Histoire desAnimaux, par Buffon ; 2° les pages 10-40 du t. l rtdu Règne animal de G. Cuvier, Paris , 1829 ; 5 n etsurtout, pour l'histoire de la science, le Traitécomplet de la physiologie de l’homme, par 1U.F. Tiedemann, traduit de l'allemand (t. 1, Pa-ris , 1831 ), comprenant la Physiologie généraleet comparée.