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moins manifestement, de forme et de di-mension , dans leurs mouvements de con-traction.
La fleur qui s’épanouit ou qui se fermene fait que changer sa forme en plissant oudéplissant ses pétales ou sa corolle, sanschanger de dimension, sans se resserrer surclle-mûme dans toute l’étendue de son tissu.
Voilà pour les différences ou les ressem-blances organiques ou mécaniques que nouspouvons apercevoir dans les fonctions derelation entre les végétaux et les animaux.
Quant aux phénomènes généraux de cesfonctions dans les animaux les plus simples,et à cette faculté excito-motrice qui en estle principe, ils semblent ne différer que parle degré d’énergie, que du plus au moins ,entre les animaux inférieurs du type desZoophytes, qui passent leur vie fixés auxrochers sous-marins, et les végétaux supé-rieurs , chez lesquels ils se manifestent par-tiellement , ainsi que nous venons de le dire.
Mais, dès qu’on peut supposer de la spon-tanéité dans les mouvements des animaux,ces mouvements distinguent évidemment l’a-nimal de la plante.
Les actions spontanées des animaux ontpour principe la sensibilité, fonction quileur est propre, et dont la fibre nerveuse oula pulpe médullaire, qu’ils possèdent exclusi-vement, est l’organe spécial.
Les animaux sont avertis, par son moyen,de certains changements qui se passent eneux, ou autour d’eux, à la suite desquels ilséprouvent un sentiment de plaisir ou de pei-ne, et qui excitent leur volonté à rechercherl’un, à repousser l’autre.
Cette faculté suppose un sens interne, au-quel les nerfs transmettent ces impressions ;elle suppose un moi , qui en a la conscience;une volonté qui commande aux organes dumouvement pour réagir sur le monde exté-rieur.
On voit que nous distinguons les mouve-ments des animaux, produits par leur facultéexcito-motrice, des actions, qui supposent laconscience des impressions et la spontanéitédes mouvements.
«Quant à l’impression des objets extérieurs» sur le moi , dit M. Cuvier, à la production» d’une sensation, d’une image, c’est un» mystère impénétrable pour notre esprit,» et le matérialisme une hypothèse d’autant
» plus hasardée, que la philosophie ne peut» donner aucune preuve directe de l’existen-» ce effective de la matière. » ( Règne ani-mal , t. I, p. 40.)
Dans cette courte esquisse de l’organisa-tion et de la vie animale, nous ne saurionsavoir pour but d’en caractériser tous les phé-nomènes. Nous cherchons simplement àdonner une idée générale des principaux, età montrer leur liaison avec l’organisation.
Si nous analysons les actions des animauxsupérieurs, nous verrons que les unes sup-posent un certain raisonnement, ou l’intelli-gence et même la prévoyance de leur suiteou de leurs effets : ce sont les actions intel-lectuelles;
Que les autres ont pour principe l'instinct,cette faculté départie aux animaux pour laconservation des individus et des espèces ;qui les pousse invinciblement à exécuter,dans ce double but, des actions quelquefoistrès compliquées, et leur en donne l’intelli-gence , sans que l’expérience puisse, en êtrela source, ou vienne la modifier.
Cette analyse nous montrera , en troi-sième lieu, des actions involontaires , dontl’animal n’a pas la conscience, qui peu-vent, du moins, se passer chez lui sans laparticipation de son moi. Tels sont lesmouvements du coeur, ceux des intestins, etmême les mouvements des membres, quipeuvent avoir lieu involontairement, quel’animal dorme ou qu’il soit éveillé.
L’existence et l’énergie, ou l’étendue, enun mot, des fonctions intellectuelles, les-quelles sont loin de se manifester toujourspar des actions produites au dehors, maispar l’activité intérieure du moi, ‘est dans unrapport marqué avec les masses centrales dusystème nerveux ; particulièrement des hé-misphèrcsjdu cerveau, qui en sont les instru-ments matériels nécessaires.
L’instinct, au contraire, et ses différentsdegrés, n’ont aucun rapport connu, évident,avec le développement ou la forme des par-ties centrales du système nerveux.
La série animale, étudiée sous ce point devue le plus relevé, nous offrira trois grandescatégories.
La plupart des Zooplvjles, ceux qui n’ontpas de système nerveux démontrable, pour-raient bien n’avoir, pour principe de leursmouvements, que la faculté cxcito-motrice.
T. I.