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Tome premier.
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té de lui, et auquel il doit être comparé.

(C. D’O.)

ANOMAL. Anomalus ( àvei/zx/os, irré-gulier ). bot. — Se dit de tout organe dontla forme s’éloigne de celle du type général.On dit en général qu’une fleur est anomalequand sa forme n’est pas celle des fleursqu’on voit le plus ordinairement : par exem-ple les fleurs des lunaires, des Ancolies,des Aconits, etc. (C. L.)

* ANOMAL. Anomalis («vci/tsào;, irré-

gulier). mam. — Qui est irrégulier ou con-traire à l’ordre naturel. (C. d’O.)

* ANOMAL A (iv'V*)os, irrégulier), ins.— Genre de Coléoptères pentamères, fa-mille des Lamellicornes, tribu des Scarabéi-des phyllophages, établi par Mégerle auxdépens du g. Melolontha de Fabricius, etadopté par presque tous les entomologistes.Ses caract., suivant Westwood, le seul au-teur, à ma connaissance, qui les ait pu-bliés ( Synopsis of the généra of BritishInsects ), sont : Antennes de 9 articles. On-gles inégaux. Chaperon non avancé. Corseletlarge postérieurement. — Ce genre a pourtype le Melolontha vitis de Fabricius, au-quel sont venues se réunir une foule d’espè-ces analogues, tant d’Europe que des autresparties du globe. M. Dejean, dans son der-nier Catalogue, en mentionne 7t. Ce sontdes Insectes de moyenne taille pour la plu-part; d’un vert métallique très brillant, quise, change en bleu ou couleur de bronzedoré dans quelques espèces. Ils se distin-guent, à la première vue, des Hannetons parleur forme presque ovoïde, et par leurs pat-tes, plus courtes et plus trapues. On en trou-ve une csp. aux environs de Paris : c’estle Melolontha Juin de Fabricius, qui va-rie tellement, suivant les contrées qu’ilhabite, qu’il a reçu neuf noms différents.

(D.)

ANOMALES- Anomalœ ( iiai/talo;, ir-régulier ). bot. — Tournefort donnait cenom aux plantes de sa ll« classe, à corollepolypétale, irrégulière : Balsamines, Fu-meterres, Delphincllcs, etc. (C. L.)

"ANOMALIE. Anomalia , ir-

régularité ). bot. — Dénomination qui, enBotanique, s’applique en général à toutedéviation des formes ordinaires. (C. L.)

"ANOMALIES. Anomalies ( U»'jl{J.x\lx ,disparité), zool., téhat.— Toutes les espè-

ces , principalement l’homme, et les animauxdomestiques répandus comme lui dans desclimats très divers et exposés à l’action d’ungrand nombre de causes modificatrices, sontsujettes à une foule de variations dans laforme, le volume, la structure , et, en gé-néral , la disposition des organes. Le mêmeindividu observé à deux âges, ou mêmedans deux saisons diverses, présente sou-vent de notables différences. Cependant, aumilieu de toutes ces diversités normales, ilexiste un ensemble de traits communs à lamajorité des individus qui composent unegrande espèce; et c’est cet ensemble de traitscommuns qu’on nomme le type spécifique.

Toute déviation du type spécifique, ou,en d’autres termes, toute particularité or-ganique que présente un individu comparéà la plupart des individus de son espèce,constitue ce qu’on appelle une Anomalie, etquelquefois une déviation organique.

Cette définition, avec laquelle les donnéesétymologiques du mot Anomalies sont par-faitement en rapport, peut, au premier as-pect, paraître un peu abstraite; mais ellerenferme en elle l’expression très exacte dela valeur du mot Anomalies , généralementsi mal compris, même par les tératologues.Elle met en lumière une notion qu’il impor-te d’acquérir dès les premiers pas faits dansl’étude de la tératologie, savoir, qu’une ano-malie n’est point essentiellement une con-formation irrégulière et désordonnée, uneinfraction aux lois générales de la nature ,mais simplement une conformation insolite,un état organique différent de celui que nousavons habituellement sous les yeux. C’est ceque notre illustre Montaigne avait parfaite-ment compris et indiqué dès 1580, lorsquedans ses immortels Essais, à l’occasion d’unmonstre double, il s’exprimait ainsi ■ « Nousappelons contre nature ce qui advient con-tre la coustumc : rien n’est que selon elle,quel qu’il soit. »

C’est parce qu’il en est ainsi que la térato-logie est une science, et non une vainc et sté-rile collection de faits auxquels on pourraittout au plus prendre un intérêt de curiosi-té. Supposez que les Anomalies ne soient,comme on l’a dit jusque dans lesiècle dernier,comme quelques uns le répètent encore au-jourd’hui, que de vains jeux de la nature, lesentiment qu’elles doivent inspirer serait