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Connées (connatœ, coadunatœ, cohœren-tes •, lorsqu’elles sont réunies à leur base;ex. : Conops, Céria.
De leur proportion. —Pour exprimer lesdifférences de longueur des antennes, onles compare, sous ce rapport, aux autresparties du corps. On dit qu’elles sont trèscourtes (brevissimœ), lorsqu’elles sont pluscourtes que la tète; ex. : Coceinella;
Courtes (brèves), quand leur longueur é-gale celle de la tête ; ex. : Mister;
Médiocres ( médiocres ), si elles sont aussilongues que le corps; ex. : Callidium vio-laceum ;
Longues (longæ), quand elles dépassent lecorps en longueur, mais de peu ; ex. : Mo-nohammus sutor;
Très longues (longissimce), lorsqu’ellessont considérablement plus longues que lecorps ; ex. : un grand nombre de Longicor-nes parmi les Coléoptères, et le genre Adèledans les Lépidoptères.
Ve leur structure. — Les Antennes sontcomposées d’un plus ou moins grand nom-bre d’articles, qui, en général, ont chacunleur mouvement propre, ce qui permet àl’animal de les fléchir dans tous les sens.Chaque article se joint au précédent, tantôtpar articulation cotyloïdienne, tantôt aumoyen d’un ligament, sans qu’il y ait en-châssement d’un condyle dans une cavité.En général, ces articles sont placés bout hbout ; mais, dans beaucoup de cas, leurdisposition est telle , que le premier, qu’onnomme basilaire ou scapus, forme un an-gle plus ou moins aigu avec le reste del’antenne; ce qui a fait appeler coudées,brisées ou géniculées ( geniculatœ), les an-tennes ainsi conformées. Telles sont cellesdes Lamellicornes, des Curculionites-Go-natocères, et d’un grand nombre de femel-les et de neutres chez les Hyménoptères.Dans les antennes coudées, le scapus for-me à lui seul la moitié de leur longueur ;dans celles qui sont droites ( rectœ), cet ar-ticle se distingue toujours des autres, soitparce qu’il est plus gros ou plus long, soitparce qu’il affecte une forme particulière.Quant au reste de l’antenne, on le diviseen tige ( caulis ), et en massue ( clava) lors-qu’elle s’épaissit vers son extrémité : c’estce qu’on remarque dans toutes les anten-nes coudées, et dans beaucoup de celles
qui sont droites, telles que celles des Co-léoptères clavicornes et des Lépidoptèresdiurnes ou Rhopalocères. Le second articledes antennes, qui forme le premier de latige (pedicellus, Kirby), ne mérite pasmoins d’attention que le scapus sur lequelil s’insère. Tantôt il est très grand et formeà lui seul le tiers ou la moitié de la lon-gueur de l’antenne, comme dans les Méla-somes, et tantôt il est à peine visible etsoudé avec le troisième, comme dans lesLongicornes . Quant aux autres articles,leur dimension varie autant que leur forme,ainsi que nous le verrons plus bas.
Maintenant, si nous considérons les an-tennes sous le rapport du nombre des arti-cles dont elles se composent, nous verronsque ce nombre est extrêmement variable ,et que, si la nature a suivi un plan à cetégard, il est encore à deviner. Cependant,comme on a remarqué que les antennesdes Coléoptères sont presque toujours com-posées de onze articles, on s’est accordé à re-garder ce nombre de onze comme la règledans cet ordre d’insectes, et tout ce quis’en écarte comme une exception. On ad’ailleurs supposé que, si l’on ne les aper-çoit pas tous dans certains genres, ceux quiparaissent manquer n’en existent pas moins,et seraient visibles comme les autres, s’ilsn’étaient soudés entre eux ou avec ceux quiles avoisinent. Aussi il en serait des anten-nes comme des tarses, qu’on prétend êtretoujours composés de cinq articles, bienque, dans plusieurs familles, il soit impos-sible d’en distinguer plus de quatre, troisou même deux , avec la loupe la plus for-te. Quoi qu’il en soit de cette théorie, quirepose sur une idée philosophique ( l’unitéde composition ), toujours est-il qu’au delàde onze , le nombre des articles des anten-nes ne paraît plus assujetti à aucune règle.Ainsi on en compte douze chez le Cebriogigas et certaines Chrysomèles et Saperdes ;vingt chez le mâle du Prionus imbricornis,dont la femelle n’en a que neuf ; trente-deux chez la Rhipicera marginata, et jus-qu’à trente-huit chez d’autres esp. du mêmeg. Les Orthoptères offrent surtout les plusgrandes anomalies sous ce rapport. QuelquesSauterelles ont quatorze articles, d’autresseize , et quelques unes vingt-cinq. Ils sontau delà de trente chez les Mantes ; mais