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nulle part, dans cet ordre, ils ne sont plusnombreux que chez les Blattes , chez quil’on en compte jusqu’à près de cent cin-quante. On a remarqué, en outre, que, chezces Insectes, le nombre des articles varienon seulement d’une espèce à l’autre, maisdans une môme esp. Dans les Hémiptères ,ils suivent la môme progression que chez lesColéoptères, c’est-à-dire qu’on en comptedepuis deux ( g. Flata ) jusqu’à onze ( g.Coccus).
Tous les Lépidoptères, à l’exceptiondu genre Ilépiale, ont les antennes com-posées d’un nombre considérable d’articles,souvent si minces et si peu distincts, qu’ilest presque impossible de les compter mô-me avec l’aide d’une forte loupe. Il en estde môme de la tribu des Ichncumonidesparmi les Hyménoptères ; mais d’autrestribus du môme ordre se rapprochent à cetégard de la loi générale. Ainsi, les esp.pourvues d’un aiguillon ne possèdent quedouze articles chez les femelles, et treizechez les mâles. Les Tenthrédines et le restede l’ordre présentent sous ce rapport desvariations si nombreuses, qu’il serait impos-sible de les énumérer brièvement. Enfin,chez les Diptères , il paraît y avoir deuxtypes généraux : l’un composé des anten-nes des Tipulaires , qui ont de quatorzeà seize articles, et le second qui embrassetout le reste de l’ordre, où elles ne dépas-sent jamais trois articles ; mais il est à ob-server que le premier, qui a reçu dans cetordre le nom de palette , paraît assez sou-vent formé de plusieurs articles soudés en-semble.
Les antennes qui ont beaucoup d’articlesse disent multi - articulatœ ; celles qui enont peu, pauci - articulatœ. Lorsque lenombre de leurs articles est susceptible d’ê-tre compté , on les appelle bi-articulés , tri-articulés , quadri-articulés.
Les articles dont se composent les anten-nes oiTrent dans leur forme d’innombrablesmodifications, qui influent sur celle de l’an-tenne en général. Toutefois, ces modifica-tions peuvent être ramenées à un certainnombre de types, dont nous allons faireconnaître les principaux, en divisant les An-tennes en Régulières et en Irrégulières.
Parmi les premières, on nomme :
Sétacées ( setaceœ ), celles qui diminuent
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de grosseur de la base au sommet ; ex. : lesSauterelles; etc.;
Sétiformes ( setiformes ), celles qui sontcourtes et rigides, et vont en diminuant dela base au sommet, où elles se terminenten pointe allongée et très aiguë; ex. : lesLibellules;
Filiformes ( filiformes ), celles qui gardentle môme diamètre dans toute leur longueur;ex. : les Carabes ;
Fusiformes ( fusiformes i, celles qui sontrenflées dans le milieu, en forme de fuseau;ex. : les Zygènes, les Sésies;
Prismatiques ( prismaticœ ), celles qui of-frent trois côtés presque égaux ; ex. : lesSphynx;
Ensiformcs ( ensiformes ), celles qui sonten forme de lame d’épée ; ex. : les Truxa-les;
Moniliformcs ( moniliform.es ), celles quisont composées d’articles globuleux , arron-dis et disposés comme les grains d’un cha-pelet ; ex. : les Ténébrions;
Perfoliées (perfoliatœ) , celles dont les ar-ticles sont discoïdaux, et portés par un pé-doncule qui semble les traverser ; ex. : lesLagries ;
Imbriquées {imbricatos}, lorsque les arti-cles sont concaves d’un côté, convexes del’autre, et s’emboîtent l’un dans l’autre ; ex. :les Diapères;
Feuilletées {foliatœ) ou lamellées (lamel-latœ), celles dont les articles terminaux sedilatent en lames plus ou moins minces etlarges, lesquelles s’épanouissent ou se fer-ment à la manière des branches d’un éven-tail ou des feuillets d’un livre; ex. : leHanneton foulon;
Epaissies ( incrassatœ ). Ce mot, employéseul, indique un grossissement dans unepartie quelconque de l’antenne. Si ce gros-sissement est subit, on dit que les antennessont subitement épaissies ( subito incrassa-tœ ) ; s’il a lieu graduellement de la base ausommet, elles sont dites sensim incrassa-tœ ;
Noueuses ( nodosa ;), celles qui ont un ouplusieurs articles disproportionnément plusgros que ceux qui les avoisinent ; ex. : Me-loë ;
Atténuées ( attenuatœ ), celles qui sontdisproportionnément grôles dans une partiequelconque de leur longueur ; comme pour