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Tome troisième.
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par de légères nuances dans la couleur el lanalurc du pelage.

III. Schermacs [Mus paluilosus Linn.).—Celle espèce, découverte par Hermann auxenvirons de Strasbourg , n’a encore été re-trouvée nulle autre part. Elle se distinguedu Uat d’eau par la taille, qui est moindre ;par la couleur plus noire de son poil, maissurtout par la brièveté et la forme ramasséede la tète.

IV. Campagnol destructeur [A. deslrue-iny Sav.)—Cetteespèce a de grands rapportsavec le Ratd’cauct le Scherinaus ; mais elleest néanmoins bien distincte, à en juger parle dessin de son crâne, public par M. deSclys-l.onchamps dans ses Etudes de Micro-marnmalogie. Le pelage des parties supérieu-res est jaunâtre mêlé de gris. Les côtés ducorps présentent une teinte plus claire. Lalèvre inférieure, la gorge et la poitrine sontd’un cendré blanchâtre.

Ce Campagnol a mérité l’épithète de des-tructeurj par les dommages qu'il a occa-sionnés dans les travaux entrepris pour as-sainir les maremines de Toscane . Il va sousterre manger les racines des plantes aqua-tiques qu’on cherche à propager sur lesdigues pour les raffermir ; et, déplus, ses« longues galeries, traversant souvent les je-tées d’outre en outre, donnentune issue auxeaux qu’on cherche à rassembler. Chassésde leurs retraites habituelles par quelqueinondation en 1837 et 1838, ils se répandi-rent dans les plaines voisines, et les ravagè-rent. M. Savi assure que les quatre cin-quièmes de la récolte furent totalementdétruits par eux.

V. Campagnol proprement dit , ou petitFiat des champs ( Mus arvalis Linn. ). — Lecorps de ce petit rongeur a environ 3 poucesîle long. Sa queue est plus courte de prèsdes deux tiers. Un pelage d’un jaune bruncouvre tout le dessus du corps et laisse lesoreilles à découvert. Le ventre est d’unblanc sale. Ses pattes sont très petites , soncou est très court.

Le Campagnol choisit d’ordinaire, pourson habitation,des terrains élevés et à l’abri detoute inondation, il s’y creuse une retraitecomposée de plusieurs galeries irrégulière-ment coudées qui aboutissent à une cham-bre de 3 ou 4 pouces de diamètre. C’est làque la femelle dispose un lit d’herbes sèches

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sur lequel elle met bas deux fois par an de8 à 12 pctils.

Une telle fécondité est vraimenteffrayante,lorsqu’on songe aux ravages qui résultentparfois de la multiplication de ce petit ani-mal. Aristote avait déjà signalé les dégâtsque font certains Rats des champs, quandleur nombre devient trop considérable ; maisnous avons vu de nos jours des provincesentières réduites à la misère par cet ennemisi peu redoutable en apparence. En 1 SI6 et1817, on estima à près de 3,000,000 les per-tes éprouvées par le seul département de laVendée . Rien n’était épargné par ces Rou-geurs. Apeinela plantecéréale était-elle prêleà être cueillie que les Campagnols la cou-paient par le pied, mangeaient une partie dugrain et emportaient le reste. Bientôt leschamps furent entièrement moissonnés, lesprairiesfurentégalement ravagées. Pour s'endéfaire , on fut obligé de les empoisonner,malgré les grands inconvénients que pré-sentait ce mode de destruction. Ils dispa-rurent aussi subitement qu’ils s’étaient mon-trés. Des faits de ce genre sont loin d’êtrerares, et doivent engager les agriculteurs àprévenir le développement d’un pareill’éau, en détruisant le plus grand nombrepossible de ces animaux, ce qui est assez fa-cile à l’époque des semailles.

VL Campagnol fauve ( A. J'utrus Desm.).— Celte espèce, découverte en France parM. Geoffroy-Sainl-Hilaire, est très rare.M. deSelys l’a trouvée aussi en Belgique . Elle a degrands rapports avec la précédente, dont ellediffère surtout par ses oreilles presque nul-les; par la teinte d’un fauve vif de ses par-ties supérieures, et par le poil jaunâtre etépais qui couvre ses pieds et scs doigts. Saqueue est d’un tiers moins longue que lecorps.

VIL Campagnol de Savi [A. Saviide. Se-lys). — Cette espèce nouvelle a été trouvée ,par M. de Selys, en Italie . Elle ressemble as-sez aux deux précédentes; mais ses oreilles,bien que plus courtes que le poil, sont moinsrudimentaires que dans le C. fauve. Son pe-lage est d’un gris brun terreux , tournantquelquefois au roussâtre obscur sur la têteet le dos. La queue, un peu plus courte quele tiers du corps, est poilue, brune en dessus,blanchâtre en dessous. Les pieds, d’un grisblanchâtre, sont armés d’ongles très forts.Ce