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oerlaincs localités pour s’épargner une paruede l’ouvrage.
Lorsqu’une colonie d’Ondatras veut con-struire son village, elle choisit d’ordinaire lebord d’un lac ou d’une rivière dont les rivesne soient pas escarpées, dont l’eau soit natu-rellement donnante. Ces animaux se dispen-sent par là de la construction de ces diguessouvent si considérables que les Castors ontl’habitude de construire. Mais il en résulteque, selon la crue oul’assècheinenl, icniveaudes eaux variera ; aussi l’Ondatra a-t-il soinde disposer dans l’intérieur de sa cahute desespèces de gradins, afin de ne jamais êtrecomplètement envahi, et les éiages suite-rieurs sont toujours au-dessus des plus liait- jtes eaux. La forme extérieure de ces habita- |tiens est celle d’un dôme. Les matériaux quila composent sont des joncs préalablementenfoncés en terre comme des pilotis, puistressés avec une parfaite régularité. De lalerre glaise pétrie àl’aide des piedsde devantest ensuite soigneusement appliquée par-tout au moyen de la portion aplatie de laqueue. Par-dessus celte muraille, qui ade 4 à t pouces d’épaisseur, se place unecouverture de joncs entrelacés qui a jusqu’à8 pouces ; de sorte que l’épaisseur totale deces cloisons est environ d’un pied. La gran-deur des cabanes varie selon le nombredes individus qui doivent l’habiter. Pourune famille de sept ou huit individus, on luidonne 1 pieds environ de diamètre intérieur;mais il y en a de beaucoup plus grandes. Or-dinairement, des galeries souterraines con-duisent en sûreté les habitants de ce logisau fond de lu rivière ; d’autres sont exclusi-vement consacrées à déposer les ordures.Mais lorsque les Ondatras ont pu s’établir aumilieu d’une jonchaie capable de soutenir lepoids de la neige pendant l’hiver, ils ne sedonnent pas la peine de creuser ces souter-rains, et se contentent de sc frayer des roulestracées au milieu des joncs.
Leurs cabanes, réunies en nombre quel-quefois considérable , forment de véritables' illages où nos Rongeurs s’enferment pen-dant l’hiver. Au printemps, ils gagnent leshautes terres et se dispersent par couples ;mais, aussitôt que les femelles ont conçu, elles
retournent à leurs retraites, tandis que lesmâles courent les champs, jusque vers la finde l’été. Les femelles portent six petits.
Les sauvages de i’Amériquc du Nord, frap-pés de ce qu’il y a de merveilleux dans l’in-stinct de l’Ondatra , le regardent comme lefrère cadet du Castor, tout en attribuantplus d’esprit à l’aîné. Ils lui font la chassepour s’emparer de sa peau ; ruais cette four-rure est assez peu estimée, à cause de l’odeurde musc qu’elle conserve toujours.
B. CAMPAGNOLS PROPREMENT DITS( Arvicola,Cu\Hypudœus , IUig.).—Ce sous-genre est caractérisé par une queue velue,dont la longueur est au moins le tiers decelle du corps et souvent plus considérable.
De plus, leurs pieds manquent de .palmures,quoique quelques espèces fréquentent lebord des eaux. EnGn, le pouce de devant estcaché sous la peau; et, à la place de l’ongle,on ne trouve souvent qu’une callosité.
I. Le Rat d’eau [Mus amphibius Lin.). —Cette espèce, qui parait commune aux deuvcontinents, se trouve dans toute l’Europe, ets’étend dans une grande partie de l’Asie . Sataille est un peu plus forte que celle du Rat ;son pelage, dans nos climats, est d’un grisbrun foncé. Il paraît qu’il en existe en Si-bérie des variétés, dont quelques unes sontpeut-être des espèces distinctes. Tels sont leRat d’eau noir et le Rat d’eau tacheté, àpelage jaunâtre, avec une tache blanche en-tre les deux épaules, et une petite bande demême couleur sur la poitrine.
La queue du Rat d’eau est d’un tiers pluscourte que le corps, et se compose de vingt-trois vertèbres. L’ongle des pouces anté-rieurs est visible. Ses pieds sont nus , squa-meux, et par conséquent peu propres à lanatation. Cependant, cet animal, dont lenom indique suffisamment les habitudes lesplus caractéristiques, nage avec assez de fa-cilité.
Le Rat d’eau vit sur le bord des ruisseaux,
non pour y pêcher du poisson
dont il ne
mange pas, mais pour y trouver les racinesdes plantes aquatiques dont il paraît fairesa nourriture de prédilection. Il y creuseun boyau peu profond , parallèle au sol,et présentant de nombreuses sorties.
H. Campagnol montagnard ( Arvicolamondcola de Selvs-Longchamps).—Cette es-pèce, décrite par M. de Selys-Longchamps,d’après des individus trouvés dans les Tyré-nées, pourrait bien n’être qu’une variété duRat d’eau, dont elle ne paraît différer que
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