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Tome troisième.
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CAN

CAN

divisent en Pilets (g. Dafila, Leach), remar-quables par une queue prolongée horizonta-lement et pointue; par un bec long, maisétroit. L’espèce type est le Pilet, A. acuiaL. ( enl. 954 ). La capsule de sa trachée estpetite ; en Sarcelles ( g. Querquedula ,Slcph. ; type A. querquedula L. ), espècesles plus petites du genre , ayant, chez lesgrandes Sarcelles, la capsule en poire, etchez les petites, environ de la grosseur d’unpois.

5» Les Siffleürs (g. Mareca , Steph.; typeA. penelope L.) ; sans autre caractère quela capsule de la trachée arrondie, médiocreet fort osseuse.

4° Les Huppés (g. Aix, Boié; Dendronessa,S\v.; type A. galericulata L.) ; espèces étrangères à tête huppée, à bec un peu plus étroiten avant, ayant la capsule de grandeur mé-diocre et arrondie.

G.-R. Gray ( List of the Généra ) citeencore dans sa sous-famille des Anatinœ ,répondant à notre groupe actuel, les g. Chuu-lelasmus, G. R. Gray, ou Chauliodus , Sw.(typè A. ÿtreperu L., ou Chipeuu). — Lep-totarsiSj Goüld (type Lept. Eijioni Gould).—Pœcilonilla Eyloni ( type A. baliamensis L. )

( genres dont nous ne sommés pas bien àportée de reconnaître l’importance), et lesg. Casarca que nous avons réuni aux Ta-dornes, et Cairina, Flem., plus ancien queMoschalus, Less., que nous avons réuni ànos Anatigralles. F oyez ce mot, ainsi qu’A-

NATIGRALLINÉES et CANAROIE. (LAFR.)

Les Canards se distinguent, entre tous lesPalmipèdes , par la beauté de leur plumage.S’ils n’oht pas l’éclatante blancheur du Cy-gne , ils présentent une variété de colorationque la nature a rèfusée à ce dernier. Le Ca-nard,a Éventail, au plumage brillant, au pa-nache vert pourpré et aux rémiges orange,relevées en éventail (voir l’Atlas de ce Dic-tionnaire, Oiseaux, pl. 1 2, lig. 2), le disputeen beauté au Faisan doré. Les fines maillu-res noires sur fond blanc des Sarcelles etdes Silfieurs , le plumage si varié du Sou-chet, la tète d'un beau vert d’émeraude duCanard sauvage, et sa poitrine d’un brunpourpré, flattent agréablement l’œil. Les cou-leurs qui se rencontrent chez les Oiseauxde ce genre sont le blanc, le noir, le vert, lebrun , le gris, le vineux, le pourpré et l’o-rangé; on n’y voit jamais le rouge vif du

Cardinal ou des Aras, le bleu des Martins-Pêcheurs , le jaune brillant du Loriot; cescouleurs semblent avoir été refusées à toutl’ordre des Palmipèdes, et ne décorent queleur bec ou leurs pieds. Cette distinction deplumage n’a lieu que pour le mâle, car lesfemelles sont vêtues de couleurs sombreset peu variées.

La démarche du Canard est incertaine etsans grâce ; ses pieds, reculés en arrière,semblent se refuser à la station ; aussi nevient-il à terre que pour s’y reposer : laterre n’est pas son élément ; il est plus essen-tiellement aquatique. Mais voyez au seindes eaux cet animal qui vous a paru si stu-pide, il y reprend ses avantages, et sa viva-cité vous étonne : il y fait mille évolutionsqui exigent autant de force que de prestesse}c’est là aussi qu’il trouve sa nourriture, et lebesoin rend l’instinct plus subtil. Tous lesCanards vivent de petits Mollusques, d’insec -tes aquatiques, de faibles ou de jeunes Crustacés, de vermisseaux, de frai de poisson, depetits Batraciens , d’herbes aquatiques , delentilles d’eau et de graines de jonc ; lesgrosses espèces vivent de Poissons . Ils ontcoutume de tremper dans l’eau, afin de lesy ramollir, les aliments qui ne sont pasassez tendres pour être avalés, et leur vora-cité naturelle s’est encore accrue dans l’étatde domesticité, où ils sont devenus de véri-tables omnivores.

C’est principalement sur le bord des eauxdouces, stagnantes ou coulantes, c’est prèsde nos étangs, de nos lacs et de nos maraisque se tiennent les Canards. C’est aussi làqu’ils nichent; et, sous ce rapport, il y a en-tre toutes les espèces de ce genre identité demœurs. Ils établissent leurs nids au milieudes joncs, dans les herbes des marécages ;quelquefois, comme le Canard sauvage, ilss’éloignent dans les champs, nichent mémosur des arbres, et prennent possession dénids de Pies ou de Corneilles abandonnéspar ces Oiseaux.

Il ne faut pas demander à leurs nids I’é-légance et l’industrie de ceux des Mésangeset des Fauvettes, non plus que la solidité decelui de l’Hirondelle : la femelle dépose sesœufs tout simplement au milieu d’unetouffe grossièrement tassée, mais bien gar-nie de duvet.

La pariade commence au printemps et