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Tome troisième.
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lites , jaunâtres, disposées en épis axillairesou solitaires ou agrégés, denses, et accom-pagnées de bractées ovales, apprirnées, pluscourtes de moitié que le périgone. (C. L.)

CANTALITE, Karst . (nom de lieu).min. —Variété de Quartz granulaire et d’unjaune verdâtre, qui se trouve au Cantal .P'oyez quartz. (Del.)

CANTALOUP, bot. pu. — Nom d’une desmeilleures variétés du g. Melon. .

*CANTHAUELLUS (diminutifde xoîvOapo;,coupe), bot. cr.—L e professeur Fries ( Epicri-sis syst. myc.) a réservé particulièrement cenomades Champignons qui, primitivement,avaient été rangés parmi les Agarics et les Mé-rules.Ce genre est caractérisé par un chapeauou hyménophore recouvert, sur une de sesfaces , d’un hyménium formé de lames enforme de plis , charnues, épaisses, rameu-ses, et à tranche obtuse. Elles sont recou-vertes, ainsi que les espaces qui les séparent,de basides sporophores ; généralement ilssupportentquatre spores. MM. Ad. BrongniartctDecaisne ont vu, sur le Camhareltus ciùa-rius, des basides qui avaient six spores. Ladifférence qui existe entre ce genre et lesAgarics et les Mérules, est plus facile à sai-sir à la vue qu’à décrire , quoiqu’il n’ait ja-mais de volve, d’anneau ni de voile, que lasubstance soit généralement plus ferme,plus homogène, et que les individus se des-séchent assez facilement. Les Cuntharel-!us se présentent avec un pédicule central,latéral, ou ils sont résupinés. Parmi ceux dela première section il en est une espècequ’on connaît généralement sous le nom deChanterelle : elle se développe en été danspresque toutes les forêts , où elle tonne desgroupes plus ou moins étendus. Mais, avec unpeu d’attention, il est facile de voir que le plussouvent ces groupes sont des segments decercles qu’on nomme magiques. Le chapeaues t d’une consistance ferme, charnue ;sa surface est glabre, d’abord convexe, puisse creuse en entonnoir; la marge se divisePar lobes, se plisse comme la crête d’un Coq,ce qui lui a fait donner par Baltarra le nomtl stleaorolophoides. Les lames sont épaisses,turgescentes, divisées. Le pédicule est épaisa sa partie supérieure , et atténué en bas ;e plus ordinairement, il est placé au centre' u chapeau, mais souvent il est excentrique,

* e qui tient à ce qu’une des parties du cha-

peau a pris plus de développement que l’au-tre. Ce champignon se fait remarquer par sabelle couleur jaune chamois. On rencontrecependant quelquefois des individus entière-ment blancs ; il est un peu coriace, etquand on le mâche cru, il laisse dans labouche une saveur piquante qui se prolongeassez long-temps. Ce n’en est pas moins uneexcellente espèce, et qui mériterait bienqu’on fit quelques expériences pour sa con-servation. Parmi celles qui ont le pédi-cule latéral ou qui sont résupinées, elles nesont d’aucune utilité et appartiennent à lascience; et sous ce rapport, on peut consul-ter la description de 1 ’Agaricus crispas ( C.crucibulum F.) que Turpin a donnée ( Mèm.de l'Acad. roy. des sciences , t. XIV). Quoi-que les organes de la fructification n’aientpas été exposés avec exactitude, on lira avecintérêt l’exposé des formes et des transfor-mations qu’éprouve le mycélium , avant depouvoir former un être dans son état parfait.

(LÉv.)

CANTHARIDE. Camlmris (xdvâapoç, sca-rabée). ms. — Bien que Linné n’ignorât pasque le nom de Cantharide servait, de sontemps comme aujourd’hui, à désigner desInsectes usités en médecine à cause de leurpropriété vésicante, cela ne l’empêcha pasde l’appliquer à des espèces entièrement dé-pourvues de cette propriété, et de compren-dre celles qui la possèdent éminemment dansson genre Melue. Vint ensuite Fabricius quiadopta la nomenclature de son maître, enretranchant toutefois du genre Melue les in-sectes qui nous occupent pour en faire songenre Lytta. Mais Olivier et Latreille réta-blirent les choses telles qu’elles devaientêtre, en appelant Téléphores , d’après DeGeer, les prétendues Cantharides de Linné et de Fabricius , et en restituant ce derniernom , comme l’avait déjà fait Geoffroy, auxInsectes qui en étaient en possession de tempsimmémorial. Cependant, tout rationnel qu’c-lait ce changement, il ne fut point adoptepar les entomologistes collecteurs, qui for-ment la majorité, et la nomenclature de Fa-bricius a prévalu chez eux sur celle d’Olivieret de Latreille. Quant à nous, qui voyons dansl’entomologie autre chose qu’une science demots, et qui pensons lui rendre service enla rattachant, autant que possible, aux con-I naissances utiles, nous donnons ici la préfé-