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Tome troisième.
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rence aux noms adoptés par Olivier et f,a-treille. Ainsi, pour nous, le g. Cantharide estcelui qui a pour type le Melon vesicatoriusde Linné , ou la Lylta vesicaloria de Fabri-cius , c’est-à-dire la Cantharis officinarumdes pharmaciens. Ce g., qui appartient àl’ordre des Coléoptères hétéromères, estrangé par Lalreille dans la famille des Tra-chélides, tribu desCantharidiesou Vésicanls;et voici comment il le caractérise : Crochetsdes tarses profondément bifides.; élytres dela longueur de l’abdomen, flexibles, recou-vrant deux ailes ; antennes filiformes, no-tamment plus courtes que le corps, avec le3' article beaucoup plus long que le précé-dent; palpes maxillaires un peu plus grosà leur extrémité.

Les Cantharides ont lecorps allongé, pres-que cylindrique ; la tête grosse, presque encœur ; le corselet petit comparativement à lalongueur du corps , presque carré , un peuplus étroit que la base des élytres, qui sontlinéaires, flexibles et de la longueur de l’ab-domen. Leurs mandibules se terminent enune pointe entière, ce qui les distingue desOEdêmeres, chez lesquelles d’ailleurs le pé-nultième article des tarses est bilobé. Elless’éloignent des Méloës, des Mylabres et desCérocomes par la forme de leurs antennes.Elles ont plus d’allinités avec les Zonitis, lesNèmognalhes et les Siiariï; mais les quatrepalpes dans ces 3 genres sont filiformes. LesZonitis ont leurs antennes longues, presquesétacées, avec le second article plus allongé ;les élytres sont fol lement rétrécies à leur ex-trémité dans les Sitaris, et les mâchoires sonttrès allongées dans les Némognathes.

Si les Cantharides sont bien connues àl'état parfait, il n’en est pas de même deleurs larves. Olivier cependant, dans le Dic-tionnaire de Déterville, en donne la descrip-tion comme s’il les avait vues, et dit qu’ellesvivent dans la terre, s’y nourrissent de ra-cines , et y subissent leurs métamorphoses ;mais les détail^ dans lesquels il entre à cetégard n’offrent rien de précis et peuvent s’ap-pliquer à une foule de Coléoptères de diversgenres. D’ailleurs aucun observateur n’a pu,depuis, retrouver les larves dont il s’agit; etfou le professeur Audouin, qui s’est livréaux recherches les plus approfondies sur lesCantharides avant d’en faire le sujet de sathèse pour être reçu docteur en médecine ,

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| avoue lui-même ne savoir rien de leurs pre-

I miers états. On en est donc encore réduit acet égard à des conjectures, et la plus pro-bable, d’après l’analogie, est que les larvesdes Cantharides vivent en parasites commecelles des Méloës, et n’entrent dans la terreque pour s’y changer en nymphes ; et nonpour y vivre aux dépens des racines, commele disent Olivier et ceux qui l’ont copié. Maissi M. Audouin se tait sur les métamorphosesqu’il n’a pas vues, en revanche il s’étendbeaucoup sur leur organisation tant externequ’interne, et surtout sur leur accouplementet leur fécondation, dont il a fait un chapitreparticulier rempli de faits curieux , maismalheureusement peu susceptibles d’ana-lyse. Il a observé entre autres choses que lespréliminaires de l’accouplement durent aumoins deux heures dans la Cantharide desboutiques , car c’est sur cette espèce qu’il afait toutes ses observations , et que le mâlene se détache de la femelle que quatre heu-res après s’èlre accouplé, en laissant son pé-nis engagé dans la vésicule copulatrice de lafemelle, ainsi qu’il s’en est assuré en ou-vrant le ventre de celle-ci après la féconda-tion. Dans le chapitre suivant, M. Audouinparle des œufs de la même Cantharide ; ilssont, dit-il, assez développés, ont uneforme cylindrique et sont courbés dans leurlongueur. M. Percheron , dans le Diction-naire pittoresque, dit aussi qu’ils sont cylin-driques ; puis il ajoute qu’ils sont jaunâ-tres et aplatis à l’extrémité. Mais tous deuxsemblent n’en parler que d’après ce qu’enont dit leurs devanciers, et par conséquentsans les avoir vus. Cependant il paraîtraitassez contradictoire que M. Audouin, qui aeu la patience d’observer un accouplementpendant plus de six heures, n’ait pas eucelle d’attendre la ponte de la femelle afind’en parler ex visu. II résulte de tout ceciqu’on ne connaît encore que très impar-faitement l’histoire naturelle de la Cantha-ride des boutiques, bien qu’un insecte aussiprécieux à l’humanité, et qui fournit à lamédecine un de ses remèdes les plus éner-giques, eût dû engager les entomologistesà l’observer dans toutes les phases de sa vie ;mais il est vrai de dire que la plupart deceux qui prennent ce titre s’occupent plusd’augmenter leur collection de quelques es-pèces nouvelles, que de connaître les mœurs