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bie, anguleuse -à sun extrémité ; fosses na-sales se prolongeant dans toute la longueurdu bec ; narines petites, situées à la partie la-térale de la pointe du bec, et couvertes d’unemembrane médiane; cou et joues nus; à labase du cou deux fanons pendants ; pieds ro-bustes, musculeux, à tarses nus et réticulés,munis de trois doigts dirigés en avant etarmés d’ongles inégaux, l’ongle interne troisfois plus grand que les autres ; ailes impro-pres au vol, portant cinq baguettes arron-dies , pointues et sans barbes ; rectricesnulles.
Cet oiseau, qui paraît être le représentantde l’Autruche dans les îles de l’archipel in-dien, où cette dernière cesse de se montrer,en diffère assez par son anatomie pour formerun genre à part. Il a les intestins courts, lescæcums petits, pas de ventricule succentorié,et le cloaque n’excède pas celui des autresOiseaux ; mais il s'en rapproche par d’autresparticularités organiques, et surtout par sastructure ostéologique : car comme elle il aun sternum aplati, et des clavicules épaissessoudées avec l’omoplate ; mais il s’en éloignede nouveau par le nombre de ses vertèbrescervicales qui n’est que de treize ; par la pré-sence d’une rotule et par la privation d’unos pubis. Le casque qui recouvre sa tête estune saillie de l’os frontai, d’un tissu cellu-leux, qui augmente de volume à mesure que'’oiseau se développe, et paraît affaisser laPartie supérieure des orbites. Une mem-brane de nature cornée et formée de cou-res concentriques recouvre cette singulièreProtubérance. L’œil du Casoar, petit, à irisJaune clair, et garni d’un rang de poils noirsarrondis en forme de sourcils, donne à saPhysionomie une expression dure et farou-e he. Sa tête et le haut de son cou sont nus° u simplement couverts de quelques poilsrare s , surtout autour du trou auriculaire.T,, ute cette partie est revêtue d’une peauh un violet ardoisé sous le gorge, bleues ur les côtés, rouge vif derrière le cou et5l 'lonnée de rides. Les caroncules qui luiPendent au bas du cou sont mi-parties der °uge et de bleu. Le devant du sternum estenué de plumes, et couvert d’une callositén ue, produite par la pression du corps de l’a-n, mal quand il se couche.
•-es plumes qui le couvrent sont lâches,
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mposées et si dépourvues de barbules
que, vues meme de près, elles ressemblentà du poil d’Ours ou de Sanglier ; leur cou-leur est un brun-noir luisant. Leur lon-gueur, qui s’accroît à partir du cou jus-qu’au croupion , leur fait cacher complète-ment cette partie,- qui est dépourvue dequeue.
L’aile, qui n’a guère que 9 centimètres delongueur, porte cinq tuyaux de plumes noirs,fistuleux , sans barbes, dont le plus long après de 3 décimètres. On les regarde commeune arme défensive, mais le fait n’est pasprouvé.
La taille du Casoar est moindre que cellede l’Autruche ; car il n’a guère plus d’unmètre et demi de hauteur, et son corps estplus massif.
Le Casoar habite les îles de l’archipel in-dien , et surtout les forêts profondes de l’îleCéram. Ceux qu’on élève à Amboine n’ensont pas originaires, ils y ont été apportés desîles situées plus à l’est. Cet oiseau paraîtêtre fort rare ; en 1597, époque où les Hol-landais l’apportèrent de Java en Europe pour la première fois, on leur en avait faitprésent comme d’un oiseau peu commun.Clusius, qui l’a décrit le premier, l’avaitdésigné sous le nom A’Emeu ou A'limé,et Bontius, sous celui de Cassoware , dontnous avons fait Casoar .
Le caractère du Casoar est sauvage ; onle dit même méchant lorsqu’il est en liberté,et, quand il veut attaquer ou se défendre, ilse sert de son pied, au moyen duquel il déta-che devigoureuses ruades. On prétend mêmequ’il lance des pierres en arrière. Poivre ,qui en a élevé un en liberté à l’Ile de France ,dit l’avoir vu plusieurs fois frapper de sespieds les arbres chargés de fruits qu’il nepouvait atteindre, afin de les en détacher.Du reste , c’est un animal stupide et glou-ton , mais facile à apprivoiser. Sa démarcheest bizarre et saccadée, ce qui ne l’empêchepas d’être un excellent coureur.
Il vit éloigné des demeures de l’homme,et se nourrit de fruits, d’œufs et même, dit-on, de petits animaux qu’il avale sans lesdiviser. Ceux qu’on a élevés en domesticitése contentaient de tous les genres de nour-riture ; du pain, des fruits, des racines pota-gères grossièrement coupées en faisaient labase. Ils boivent abondamment, et con-somment de 4 à 5 litres d’eau par jour.